Le sacrifice de Louis XVI

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Le sacrifice de Louis XVI

Louis XVI a la conviction qu’il lui faudra se sacrifier lui-même pour que les grâces retombent sur le pays. Et là l’idée du Roi sacrifié prend tout son sens. Lors du sacre, le Roi est élevé par les Pairs et présenté à la foule, signifiant ainsi qu’il ne s’appartient plus – il appartient tout entier à son peuple – et qu’il doit être capable de se sacrifier; le Roi appartient tout entier au public, disait Louis XIV.

Ce sacrifice, pour Louis XVI est allé jusqu’au sacrifice de la vie. Depuis longtemps, Louis XVI semble comme fasciné par le destin de Charles 1er d’Angleterre. Il connaît la biographie de ce roi par cœur; il l’a lue plusieurs fois, il va la relire dans les semaines qui précèdent sa mort. Il sent qu’un sort identique l’attend. Louis XVI entend donner à cette mort prochaine un sens en offrant sa vie en sacrifice pour que des grâces retombent sur son pays.

Lorsqu’il rédige son testament le 25 décembre 1792, en plein procès, il ne se fait plus aucune illusion; il ne croit pas qu’il puisse ne pas être condamné à mort. D’ailleurs, lorsque Malesherbes lui annonce le verdict de la Convention, le vieil homme est en larmes, et c’est Louis XVI qui le console.

Le Testament de Louis XVI est avant tout un testament spirituel, Il s’agit d’un acte de foi; il commence d’ailleurs par ces morts : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » ; il s’agit d’un acte de charité, charité vis-à-vis d’abord de ses serviteurs, vis-à-vis de sa famille, de ses enfants, de sa sœur, de ceux qui se sont compromis à son service, qui se sont sacrifiés pour lui ; acte de charité également à l’égard de ses persécuteurs, auxquels il accorde son Pardon. Louis XVI pardonne à ceux qui le persécutent et à ceux qui vont le condamner ; il pardonne également à ceux également, qui, à Coblence, ne lui ont pas facilité la tâche et qui, par excès de zèle, ont contribué à l’affaiblir. On sait que les relations entre les Tuileries et Coblence n’étaient pas bonnes.

Ce Testament est aussi un acte de contrition, dans lequel Louis XVI demande pardon à Dieu d’avoir sanctionné les décrets de la Constitution civile du clergé, regrettant profondément de l’avoir fait.

Texte éminemment spirituel, le Testament se mêle au Vœu de consacrer la France au Sacré-Cœur pour donner tout son sens au sacrifice du Roi. Ce sacrifice du Roi, il est en quelque sorte condensé par les dernières paroles prononcées par Louis XVI sur l’échafaud le 21 janvier 1793: « Je meurs innocent des crimes que l’on m’impute ». Là, il y a peut-être encore un petit reste d’appel à l’opinion publique, l’idée de se justifier. « Je pardonne aux auteurs de ma mort ». Le sacrifice est lié au pardon; ce sacrifice prend un sens dans la mesure où le Roi a pardonné à ses persécuteurs. « Je prie Dieu que mon sang ne retombe pas sur la France » : que Dieu pardonne à ce pays qui s’est révolté contre lui, le Roi, mais d’abord contre Dieu, qu’Il fasse redescendre sur la France égarée des grâces spirituelles par la force du sacrifice de celui qui était l’évêque du dehors.

Cette dernière prière de Louis XVI n’a pas été entendue. Son sang retombera sur la France. Après la mort du Roi, il y aura la Terreur, les guerres de Vendée. Ce sang va retomber sur la France et la séparer en deux. En coupant la tête du Roi, la République a coupé la tête de la France.

Source : Michel Merten

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Béatrice 21/01/2015 16:12

Je pense que Louis 16 a eu tort d'abdiquer, il a abandonné son peuple, il aurait du lutter, se défendre contre ses ennemis.
Le roi c'est le chef, en abdiquant il enlève la tête de la France, il la laisse décapitée sans chef.
Je crois que Louis 16 avait envie de mourir, il était malheureux, ses deux enfants étaient morts, sa femme n'était pas amoureuse de lui. C'est triste.

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