Généalogie des Rois de France : 3 - Mérovée (vers 412 - 457)

MÉROVÉE, IIIe ROI (vers 412 - 457)

MÉROVÉE, IIIe ROI (vers 412 - 457)

MÉROVÉE, IIIe ROI.

Chef des Rois de la première Race, qui prirent le nom de Mérovingiens.

Les Français, dans un Empire naissant, avaient besoin d'un Roi qui les sût commander : ils n'hésitèrent pas à en déférer le Titre & le Sceptre à MÉROVÉE & sans faire attention à des héritiers dont l'âge tendre pouvait leur faire appréhender mille événements, ils le proclamèrent dans la ville d'Amiens.

La Reine mère, épouse de Clodion, regarda cette élection comme la plus grande injustice ; outrée de dépit, elle emmena ses enfants au-delà du Rhin, qui par la suite partagèrent entre eux cette faible partie de la succession de leur père ; mais qui retomba toujours à MÉROVÉE.

Ce Prince, flatté de la déférence des Français, & du zèle qu'ils venaient de témoigner en le choisissant pour leur Roi, chercha à leur prouver qu'il en était digne, non-seulement par une sage administration, mais encore en ajoutant aux conquêtes de CLODION celle de toute la Germanie ou territoire de Mayence ; il savait néanmoins joindre une sage politique à toute l'intelligence militaire ; il entretint une certaine union avec les Romains qui lui donna la facilité d'affermir la domination française, sans qu'ils pussent s'en douter ; il sut se rendre nécessaire à Aétius, qui l'engagea à se joindre à lui pour combattre Attila, Roi des Huns, qui portait l'orgueil jusqu'à se faire nommer le fléau de Dieu ; aussi en fut-il puni, car le Roi des Français & le Général Romain défirent entièrement son armée dans les plaines de Soulonges, près d'Orléans ; plus de deux cens mille des siens restèrent sur le champ de bataille, il eut bien de la peine lui-même à pouvoir regagner son pays avec ceux qui avaient échappé au carnage. MÉROVÉE & Aétius perdirent dans cette action Théodoric, leur allié, Roi des Visigoths.

Attila, chassé des Gaules, était pour MÉROVÉE un obstacle de moins à ses projets.

D'un autre côté les Romains même, par leur division & par la perte d'Aétius, que l'Empereur venait de faire massacrer, laissèrent à MÉROVÉE un champ libre pour s'agrandir, dont il sut profiter en s'emparant de la Picardie, de presque toute la Normandie & de l’Ile de France.

Ce fut après tous ces succès que MÉROVÉE mourut, vers l'an quatre cents cinquante-sept, âgé de 45 ans, laissant Childéric son fils pour héritier à la Couronne, & empor­tant les regrets de ses Sujets & l'admiration de ses ennemis.

Blanche Belleroy pour Royalistes.Net

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