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SAINT CARÊME - Mercredi des Cendres

Le carême est la période de 40 jours qui précède le jour de Pâques. C'est un temps de jeûne et de conversion qui prépare à la grande fête de la résurrection de Jésus, événement central du christianisme. Il commence le Mercredi des Cendres et s'achève au jour de Pâques.

Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites ; car ils exténuent leur visage, pour faire voir aux hommes qu’ils jeûnent. En vérité, Je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. Mais toi, lorsque tu jeûnes, parfume ta tête, et lave ton visage. afin de ne pas faire voir aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père, qui est présent dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te le rendra. Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la rouille et les vers détruisent, et où les voleurs percent et dérobent. Mais amassez-vous des trésors dans le Ciel, où ni la rouille ni les vers ne détruisent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là est aussi ton cœur.

Évangile selon saint Matthieu. VI:16-21

Qui a institué le jeûne du carême ?


C'est un jeûne de tradition apostolique observé de tout temps, dans toutes les églises du monde, depuis les apôtres.

Pourquoi le jeûne du carême a-t-il été établi ?


1 – Pour imiter le jeûne de Jésus-Christ qui jeûna quarante jours, dans le désert, après son baptême.


2 – Afin que les fidèles se préparent par une pénitence et un jeûne de quarante jours, à célébrer dignement la fête de Pâques.

Pourquoi appelle-t-on le premier jour du carême le jour des cendres ?

À cause de la cérémonie de l'imposition des cendres, qu'on fait ce jour-là.

Cette cérémonie est-elle ancienne dans l'église ?

C'est un reste de l'ancienne discipline que l'église observait à l'égard des pénitents publics au commencement de leur pénitence. L'évêque ou le pénitencier leur mettait des cendres sur la tête, pour leur faire imiter les Ninitives, qui se couvrirent de sacs et de cendres, quand ils voulurent apaiser par la pénitence la colère de Dieu. L'église observe la même cérémonie à l'égard de tous les fidèles à l'entrée du carême, parce que le temps du carême est un temps de pénitence publique pour tous les fidèles.

Quel est l'esprit de l'église dans l'imposition des cendres ?

C'est de nous exciter à la pénitence par la pensée de la mort, qui est une peine du péché. Souviens-toi, homme, que tu n'es que cendres, et que tu retourneras en cendres, dit l'église.

Dans quel esprit faut-il recevoir les cendres ?

Dans un esprit d'humiliation et de componction, et dans un désir sincère de passer le carême en pénitence.

Que faut-il faire pour passer saintement le carême, selon l'esprit de l'église ?

Il faut,

1.° jeûner, faire l'aumône, vivre dans la retraite, être assidu à la prédication.

2.° S'abstenir de tout péché, des jeux et divertissements ordinaires.

3.° Prier plus qu'à l'ordinaire, assister souvent aux offices publics de l'église.

4.° S'approcher dès le commencement du sacrement de pénitence, pour se préparer plus à loisir à la communion pascale.

Dans quel esprit doit-on assister la prédication ?


Dans un esprit de foi, de docilité, de componction, sans aucune curiosité, sans esprit de critique.

Pourquoi dit-on Vêpres le matin en carême ?


Anciennement, on ne mangeait en carême que sur le soir ; et on disait Vêpres avant le repas, à l'heure ordinaire, qui était alors l'heure du déclin du jour, c'est-à-dire, cinq ou six heures du soir. La faiblesse des fidèles a fait insensiblement avancer l'heure du repas ; mais on avançait à proportion l'heure de vêpres, afin qu'il fût dit qu'on jeûnait jusqu'après Vêpres. Du temps de saint Thomas d'Aquin, c'est-à-dire, dans le treizième siècle de l'Église, on finissait en carême Vêpres à trois heures, pour pouvoir commencer vers cette heure le repas du carême. Depuis ce temps-là, les choses ont toujours été en avançant vers le relâchement sur cet article. Enfin depuis que la coutume de rompre le jeûne vers le midi s'est introduite, on a conservé l'usage de dire Vêpres avant le repas, pour pouvoir toujours dire qu'on ne rompt le jeune qu'après Vêpres.

Ce vestige d'antiquité est un reproche continuel aux fidèles de leur faiblesse, ou de leur lâcheté, qui devrait au moins les engager à observer, avec la dernière exactitude, un jeûne que tant de condescendance ont rendu si facile à supporter ; jeûne qui, d'ailleurs, est si vénérable par son antiquité et par son institution, et que nos péchés rendent si nécessaire.

Vigo. pour Royalistes.Net

Prière pour le CARÊME :

Elle est ouverte, la porte de la pénitence ; arrivez, amis de DIEU, hâtez-vous d'entrer, de peur que le CHRIST ne nous la ferme comme à des indignes. Ô frères, munissons-nous de la pureté, de l'abstinence, de la modestie, de la force, de la prudence, de la prière et des larmes ; c'est par ces vertus que s'ouvrira pour nous le sentier de la Justice.

Aujourd'hui commence le jeûne qui doit purifier d'avance nos âmes et nos corps, et répandre dans nos cœurs, ô amis de DIEU, le souvenir de la sainte et de la vénérable passion du CHRIST, comme une lumière éblouissante.

Livrons-nous au jeûne d'un cœur joyeux, ô peuples fidèles, car voici le commencement des combats spirituels. Rejetons loin de nous la mollesse de la chair, venons accroître les dons de l'âme. Serviteurs du CHRIST, souffrons avec lui, afin d'être avec lui glorifiés comme des enfants de DIEU ; et L'esprit-saint habitera en nous et illuminera nos âmes.

Recevons avec ardeur, ô fidèles, le messager divinement inspiré qui vient nous annoncer le jeûne, comme firent autrefois les Ninivites ; accueillons-le comme les pécheresses et les publicains accueillirent Jean qui leur prêchait la pénitence. Préparons-nous par l'abstinence à participer au sacrifice du Seigneur en Sion. Il doit opérer en nous une purification divine : lavons d'abord nos âmes dans les larmes. Demandons la grâce de contempler alors la consommation de la Pâque figurative et la manifestation de la Pâque véritable. Préparons-nous à adorer la croix et la résurrection du CHRIST DIEU, et crions vers lui : « Ne nous confondez pas dans notre attente, ô ami des hommes ! »

(Tiré de la liturgie de l'Église grecque ; Feria II Tyrophagi. Traduction de Dom Guéranger, Année liturgique, IV, 209.)

Tag(s) : #Religion

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