1789 : ce que c'est que la révolution

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1789 : ce que c'est que la révolution

D. Qu'est-ce qu'une révolution ?

R. C'est mettre en bas ce qui est en haut, et en haut ce qui est en bas.

D. Cela est-il permis ?

R. Cela peut l'être, à la condition de respecter l'ordre établi par Dieu, et de ne pas mettre en bas ce qu'il a mis en haut.

D. Qu'est-ce qu'il a mis en haut ?

R. Lui-même, l’Église, son « envoyée », tous les chefs légitimes, soit ecclésiastiques, soit civils, soit domestiques : ils ne sauraient être en bas, pas plus que, dans le corps humain, la tête ne saurait être en bas et les pieds en haut.

D. Mais qu'est-ce qu'on entend par le mot révolution ?

R. C'est le cri de Satan : « Je n'obéirai pas», érigé en principe, en droit.

D. Mais encore ?

R. C'est la consécration légale du principe de la révolte, soit religieuse, soit politique ; en un mot, c'est Dieu détrôné et l'homme substitué à Dieu, l'anarchie.

D. La révolution n'est donc pas le grand événement historique de la fin du XVIIIe siècle, avec sa guillotine, ses noyades, ses Robespierre, ses Marat, etc. ?

R. Non, ce sont là ses œuvres, ses agents ; ils passent, elle reste.

D. La révolution a-t-elle été la cause de quelques progrès ?

R. La révolution proprement dite n'a été la cause d'aucun progrès réel, elle a pu seulement hâter quelques développements matériels, dans l'industrie, le commerce, etc.

D. N'a-t-elle pas engendré les immortels principes de 89 ?

R. Oui, et, dignes fils de leur mère, ils portent avec eux la mort.

D. Comment la révolution porte-t-elle la mort ?

R. Parce qu'étant la négation de toute autorité légitime elle nie, premièrement et avant tout, l'autorité de l’Église de Jésus-Christ, gardienne et protectrice de toutes les autres, puis celle du trône, de la société, de la famille, dans leurs principes les plus sacrés.

D. Est-ce que vous confondez les principes de 89 avec ceux de 93 ?

R. On ne peut les séparer, parce que les premiers conduisent logiquement aux seconds : les uns et les autres prétendent constituer la société sans Dieu, sans croyance positive, en dehors de tout droit surnaturel ; ce que n'admettait pas ce sage païen (Plutarque) qui disait :

On bâtirait plutôt une ville dans les airs qu'un État sans la croyance des dieux.

D. La question de la révolution n'est donc pas une question seulement politique ?

R. Non, elle est religieuse, politique et sociale.

D. Est-ce une question grave ?

R. Ses attaques devenant de plus en plus formidables, et s'étendant aux quatre coins du monde, elle est l'unique question de notre siècle.

D. Qui est le père de la révolution ?

R. L'immortel Pie IX nous apprend son nom quand il nous dit :

La révolution est le règne de Satan

et J. de Maistre ne pensait pas autrement quand il disait :

La révolution française est satanique dans son principe ; elle ne peut être véritablement finie, tuée, exterminée que par le principe contraire..., par une contre-révolution divine

D. Qu'a-t-il été et qu'est-il ?

R. Idolâtre avant l'avènement de Jésus-Christ ; depuis il est et sera antichrétien, en attendant qu'à la fin des temps il devienne l'antéchrist.

D. Que voulez-vous dire ?

R. Qu'après avoir substitué l'homme à Dieu et s'être fait adorer sous la forme de tous les vices et infamies, à l'époque du paganisme, il a voué une haine implacable à l’Église qui l'a combattu et refoulé.

D. Son règne est donc ancien ?

R. Il l'a inauguré au paradis terrestre, en disant à nos premiers parents :

Vous serez comme des dieux

cri de révolte qu'il ne cesse de répéter à leurs enfants, à travers les générations.

Le paganisme, tous les paganismes», dit Guizot, « cosmologiques, mystiques ou poétiques, ont ce caractère essentiel et commun, que c'est l'homme lui-même qui y devient ou y fait Dieu

D. Que veut-il encore aujourd'hui ?

R. Substituer l'homme à Dieu, en rétablissant le paganisme sur les ruines du christianisme.

D. Qui l'a dit ?

R. L'histoire et avec elle Pie IX, lorsque, dans un document mémorable, il rappelle à toute la terre que

la révolution est inspirée par Satan lui-même ; que son but est de détruire de fond en comble l'édifice du christianisme et de reconstituer sur ses ruines l'ordre social du paganisme

D. N'y a-t-il pas des aveux de ses agents ?

R. Ils sont nombreux : citons une instruction secrète de la Vente Suprême :

« Notre but final », y est-il dit, « est celui de Voltaire et de la révolution française, l'anéantissement, à tout jamais, du catholicisme et même de l'idée chrétienne ».

Blanche Belleroy pour Royalistes.Net d'après C. Le Franc.

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