La Passion du Christ : Le vendredi saint est un jour de deuil

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La Passion du Christ : Le vendredi saint est un jour de deuil

Le vendredi saint est un jour de deuil, le plus grand qui soit. Le Christ entre dans la mort à 15h. Conséquence du péché, l’emprise de la mort sur toutes nos vies humaines s’étend jusqu’au chef de l’humanité, le Fils de Dieu fait homme.


Mais, tous les chrétiens le savent, cette mort que Jésus a partagée avec nous, et qui fut pour lui si atroce, répondait aux desseins de Dieu sur le salut du monde. Imposée par le Père à son Fils, elle fut acceptée par lui pour notre rédemption. La croix du Christ, dès lors, c’est la croix des chrétiens. Hier, déjà, nous le chantions: “Pour nous, toute notre gloire est dans la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ”; aujourd’hui encore, l’Eglise le répète et présente la croix elle-même à notre adoration : “Voici le bois de la croix, qui a porté le salut du monde.”

Par là, le vendredi saint, qui reste un jour de deuil, est aussi le jour qui a rendu l’espérance aux hommes ; il conduit à la joie de la résurrection.

Source

Mon Seigneur, j'aurais voulu être présent au jardin des Olives, quand vous y avez sué le sang ; j'eusse pleuré avec vous, je vous eusse essuyé le visage ; car la cause de votre douleur n'était pas en vous, qui jamais n'avez fait aucun mal : elle était toute en moi, misérable pécheur qui, pour me laver de tous mes péchés, ai eu besoin de votre sang. Oui, voilà ce que j'aurais fait si j'avais été présent à votre agonie. Puisse mon intention être réputée pour le fait. Amen.

Recueil de Prières: Du IXe au XVIIe siècle

Ô Monseigneur JÉSUS, selon la foi que j'ai de vous, si j'eusse été au lieu où l'on enfonça des clous dans vos pieds et dans vos mains, j'aurais pris une de vos mains, je l'aurais gardée dans les miennes, et je l'aurais tellement couverte de baisers que vous m'eussiez pardonné tous mes péchés, donné votre amour et promis votre gloire, ainsi que vous fîtes au bon Larron. J'aurais recueilli une goutte de votre sang, de ce sang qui est le prix de ma rédemption, à cette fin que la mémoire de votre douleur transperçât toujours mon cœur. Puissiez-vous, ô mon DIEU, réputer mon intention pour le fait. Amen.

Recueil de Prières: Du IXe au XVIIe siècle

Monseigneur, je vous vois, je vous contemple suspendu pour moi et pour mes péchés sur l'arbre de la croix. Ah ! si j'avais été là, je me serais approché de vous, le cœur tout fendu de douleur ; et il n'y eût pas eu de Juifs qui m'eussent empêché d'embrasser votre croix comme mon amour, mon bien, mon repos et ma gloire. On n'eût pu me séparer de vous, ô mon DIEU, si ce n'est par la mort ; mais je fusse mort avec vous, près de vous. Puisse mon intention être réputée pour le fait. Amen.

(Brièves pétitions, requêtes et oraisons que le bon noble et prudent roi Charles-le-Quint faisait souvent à DIEU.

— Bibl. impériale, Fonds Franc., 5730, XVe s.)

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