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Louis de Bourbon - Louis XX : Seul héritier des rois, en Bretagne

Louis de Bourbon, duc d'Anjou, [Louis XX Roi de France] effectue, ce week-end, avec son épouse, une visite officielle dans le Morbihan.

La visite du prince Louis de Bourbon, successeur légitime au trône de France sous le nom de Louis XX, demain, samedi et dimanche, dans le Morbihan, est une première. Il connaît déjà le Finistère, notamment Brest, où il avait assisté au lancement du porte-avions Charles de Gaulle, mais aussi les Côtes-d'Armor et l'Ille-et-Vilaine, où il a été reçu par plusieurs municipalités. Mais jamais encore Vannes, Lorient et Sainte-Anne d'Auray n'avaient connu cette visite princière. « Cette fois, je viens dans le Morbihan à l'occasion de l'évocation du Roi Louis XIV, fondateur de Lorient et dont la France commémore cette année le tricentenaire de la mort », indique le chef de la Maison des Bourbons, descendant en ligne directe d'Henri IV et relié au Roi Soleil par dix générations. Doté de la double nationalité, française et espagnole, le prince, âgé de 41 ans, est le fils du prince Alphonse de Bourbon. Il a épousé, en 2004, la princesse Marie-Marguerite. De cette union sont nés, en 2007, la princesse Eugénie et, en 2010, le prince Louis, duc de Bourgogne et son frère cadet le prince Alphonse, duc de Berry. La famille vit actuellement à Madrid et fréquente régulièrement le roi d'Espagne Felipe VI, cousin du duc d'Anjou.

Au port de pêche de Lorient

Cette visite morbihannaise commence demain après-midi avec un entretien avec François Goulard, président du conseil départemental, suivi d'une réception à la chambre de commerce et d'industrie du Morbihan à Lorient et enfin un dîner privé avec des chefs d'entreprises, toujours à Lorient. Samedi matin, il sera reçu au port de pêche, puis par la Marine nationale. L'après-midi, le duc et la duchesse d'Anjou prendront la direction de la citadelle de Port Louis, avant de regagner Vannes pour un dîner de gala. La journée de dimanche sera plus « grand public ». À 9 h 15, au Champ des Martyrs, à Brec'h, le prince rendra hommage aux combattants de la Chouannerie et rencontrera plusieurs associations chouannes. Vers 10 h 15, nouvel hommage au Mémorial de Sainte-Anne d'Auray, cette fois, à tous les morts pour la France.

Bain de foule dimanche !

À 11 h, en la basilique de Sainte-Anne d'Auray, il assistera à la messe pontificale présidée par Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, en présence d'une foule de fidèles. La sortie de la messe sera le meilleur moment pour approcher le couple princier. Ceux qui n'auront pu le faire auront droit à une séance de rattrapage : à 15 h, à l'occasion d'une cérémonie au monument du comte de Chambord, toujours à Sainte-Anne d'Auray.

Le Roi Louis XX répond en exclusivité aux questions du Télégramme :

Quel regard portez-vous sur la société française d'aujourd'hui ?

Il est double. J’observe à travers les rencontres que je fais, le courrier que je reçois, les contacts avec les uns et les autres, qu’il y a une grande inquiétude. La crise économique, avec ses conséquences en matière d’emplois, de précarité, d’investissements, est durement ressentie. La crise morale ne l’est pas moins. Les attaques contre la vie, contre la famille inquiètent. Cette crise morale se double d’une autre, identitaire, et le communautarisme est mal ressenti dans un pays qui a toujours reconnu les diversités dès lors qu’il y avait un fond commun unitaire. En revanche, il y a et, ce qui est encourageant, surtout chez les jeunes, une grande espérance. Les jeunes ne baissent pas les bras. Ils ont envie de bâtir un monde meilleur et plus harmonieux. Ils ont souvent une conscience du bien commun que n’ont pas eue les deux générations précédentes plus tournées vers le bien-être personnel et un certain égoïsme. Je ne peux qu’encourager cette espoir, car je me sens proche de cette nouvelle génération qui vit complètement au présent, mais qui reprend à sa manière ce que mon père avait qualifié un jour de « vieilles recettes » qui ont fait leur preuve…

De quelles valeurs êtes-vous le garant ?

La question est d’autant plus intéressante qu’elle n’aurait sans doute pas été posée il y a 10 ou 20 ans. La question des valeurs n’y était pas ressentie avec la même force qu’actuellement. En effet, on assiste actuellement à la perte des valeurs. La vie humaine, par exemple, n’est plus un impératif. On tue pour quelques euros, on assassine par confort. Le droit des enfants n’est plus garanti. Ainsi, face à un pouvoir qui ne défend plus l’ordre naturel, comme héritier de la dynastie capétienne, je demeure le garant des valeurs morales.

Le "royal baby" a fait la Une des journaux en France ces derniers temps... Existe-t-il encore une nostalgie de la monarchie parmi les Français ?

Cette nostalgie est certaine. La rupture a été faite dans la violence et, en conséquence, dans l’inconscient de tous, elle n’est pas acceptée. Elle est vécue comme un traumatisme qui entraîne soit le déni, soit un profond attachement qui se marque de manières multiples. Pour certains, c’est l’évocation de souvenirs; pour d’autres, l’étude et la recherche, et, pour beaucoup, c’est regarder vers les autres pays qui ont conservé leur monarchie avec ce que cela sous-entend d’unité et de partage. Le roi ou la reine appartient à chacun de ses sujets. Il y a un lien charnel. C’est ainsi que se forme une communauté. Les Français le ressentent et ils ont la nostalgie de cette grande famille.

Selon vous, le retour d'un roi de France est-il possible un jour, ou cela relève-t-il de l'utopie ?

En politique, tout est possible et l’utopie n’existe pas. L’histoire de la royauté nous le montre. A tous les siècles, la question aurait pu se poser. J’aime bien évoquer ce qui s’est passé au XIVe siècle avec Charles VII. Sans doute, beaucoup pouvaient alors voir une utopie dans la mission de Jeanne d’Arc …Et le roi a finalement été sacré à Reims !

Vous allez rendre hommage aux combattants chouans à Brec'h. Rejoignez-vous certains historiens qui n'hésitent pas à parler de "génocide vendéen" lorsqu'ils évoquent les "guerres de l'Ouest" au sud de la Loire ?

Ma réponse à votre question est d’autant plus claire que, malheureusement, l’actualité, avec ce que subissent les chrétiens d’Orient, permet de bien comprendre ce qui s’est passé alors. Quand deux armées s’affrontent, c’est une guerre. Quand des femmes et des enfants sont sciemment et systématiquement tués, quand des villages sont rasés, quand des monuments sont détruits, c’est un génocide".


N'hésitez pas à lire l’entretien en entier sur le Télégramme et à laisser un commentaire sur le site du Télégramme pour soutenir notre roi !

Tag(s) : #Louis XX Roi de France

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