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Révolution dite française : Proclamation des droits de l'homme contre les droits de Dieu.

D. Que fut la funeste époque de 89 pour la révolution proprement dite ?

R. Ce fut l'époque de sa renaissance ou consécration légale.

D. Comment se fit ce baptême légal ?

R. Par la proclamation des droits de l'homme contre les droits de Dieu ; par la fondation d'un nouvel ordre, soit religieux, soit social, absolument indépendant des volontés ou commandements de Dieu ; en un mot, par l'apothéose de l'homme.

D. Quelle est donc cette charte « des droits inaliénables et sacrés de l'homme ? »

R. En voici quelques articles :

« Art. Ier. Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

« Art. II. Toute association politique est instituée pour garantir à l'homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles : ces droits sont : la liberté, la sûreté et la résistance à l'oppression.

« Art. III. Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

« Art. IV. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.

« Art. V. La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation ; elle est la même, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse...

« Art. VI. Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public et établi par la loi.

« Art. VII. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

« Art. VIII. Pour l'entretien de la force publique et les dépenses de l'administration, une contribution est indispensable : elle doit être répartie entre tous les citoyens en raison de leurs facultés.

« Art. IX. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

« Art. X. Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de constitution.

« Art. XI. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique l'exige et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

« Art. XII. L'assemblée nationale, voulant établir la constitution française sur les principes qu'elle vient de reconnaître et de déclarer, abolit irrévocablement les institutions qui blessent la liberté et l'égalité des droits.

D. Mais pourquoi avez-vous souligné certains passages ?

R. C'est que ces mots, en apparence inoffensifs, renferment des principes contraires aux droits ou de Dieu, ou de son Eglise, ou de la société, ou enfin de la famille.

D. Quel fut le corollaire de ces principes ?

R. De déclarer et publier par le Moniteur, organe officiel, qu' « il n'y a plus ni noblesse,

pairie, chevalerie, ni distinction quelconque... »

Que « la loi ne reconnaît ni vœux religieux, ni aucun autre engagement contraire aux droits naturels ou à la constitution... »

Que « tout vœu ou engagement fait à l'Etre Suprême est nul, si l'homme ne l'autorise pas... »

Que, « tout principe d'autorité résidant essentiellement dans le peuple, toute autorité vient du peuple, tout pouvoir légitime émane du peuple...»

Que « le peuple est Dieu, et qu'il n'y a pas d'autre Dieu que lui... »

D. Et les conclusions pratiques ?

R. Le pillage, l'incendie ou la conversion en casernes, écuries, salles de spectacle, de toutes les cathédrales, églises, chapelles, — de tous les monastères, abbayes, couvents, prieurés, fondations des princes, des particuliers, avec tous leurs chefs-d’œuvre, — la dévastation de tous les manoirs, châteaux, presbytères, etc., avec leurs bibliothèques, manuscrits, objets d'art et tableaux, etc., etc.

D. Est-ce tout ?

R. Non. Le « Dieu-Peuple », en quelques mois, détruisit l'ouvrage de douze siècles : renversa le trône de France ; ébranla ceux de l'Europe ; supprima tous les ordres, parlements, tribunaux, académies, universités, corporations, jurandes, etc., de l'Etat ; anéantit tous les droits, privilèges, franchises des provinces, pays, villes, bourgs, etc. ; annihila les droits de la famille ; envoya, par milliers, les hommes et les femmes en exil ou à l'échafaud.

D. Mais est-ce tout encore ?

R. Non, la « Déesse-Nation » mit hors la loi les évêchés, chapitres, institutions ecclésiastiques ; supprima tous les vœux et engagements de religion; détruisit toutes les congrégations enseignantes, hospitalières des deux sexes, ordres de chevalerie, séminaires, etc. ; massacra, exila ou noya des milliers de prêtres, de religieux, de religieuses, de fidèles ; fit périr le Pape en prison et le roi sur l'échafaud.

D. Que fit faire encore la « Déesse-Raison ? »

R. Après avoir dépouillé les prêtres et les saints de leurs « splendides vêtements peu conformes à la simplicité du sans-culotte Jésus », purgé les temples de leurs « reliques puantes, guenilles et pourritures dorées », purifié la France des « brimborions sacrés des puériles pagodes », elle fit parodier nos plus augustes mystères et cérémonies par des mascarades sacrilèges, « dansant la carmagnole et remplaçant tous ces Te Deum par l'hymne sacré des Marseillais ».

D. Mais elle dut être satisfaite ?

R. Non : pour « anéantir à tout jamais le catholicisme et même toute idée chrétienne », elle fit effacer partout les noms des saints et les remplaça par des noms païens, grotesques ou révolutionnaires. Enfin elle supprima le catéchisme de l’Église et mit à la place un catéchisme républicain ».

Blanche Belleroy pour Royalistes.Net d'après C. Le Franc.

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Tag(s) : #Royalisme

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