Démolition de l’église Notre-Dame-des-Anges - Belfort

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Démolition de l’église Notre-Dame-des-Anges - Belfort

Un permis de démolir a été déposé le 28 janvier dernier par la fondation Providence de Ribeauvillé, dernier propriétaire en date depuis octobre 2013. L'église-Notre-Dame-des-Anges à Belfort était déjà fermée depuis quelque temps, en raison de sa vétusté.

Officiellement désacralisée le 25 mars, elle est actuellement dépouillée de ses derniers ornements et ressemble à une grande halle vide.

« À peu près tous les éléments sont déjà partis » confirme Jean-Pierre Maillot, président de l’association paroissiale immobilière Notre-Dame des Anges.

Le très beau chemin de croix composé de 14 stations en mosaïque de forme ogivale est parti pour le musée de Belfort. L’église comprenait trois autres grandes mosaïques, consacrées dont la destination définitive reste encore à déterminer. « Nous souhaitons toutefois conserver celle consacrée à Notre-Dame pour l’intégrer dans notre projet de construction » indique Fabrice Stengel, directeur de l’école. L’église laissera en effet place à une nouvelle école primaire et un bâtiment administratif.

Quant au grand orgue (inauguré en 1951), il a été démantelé par un professionnel. Ce sera bientôt le tour de l’escalier métallique en colimaçon de huit mètres de hauteur qui y mène encore pour quelque temps. Idéal pour un grand loft !

Les quatre grosses cloches que contenait le clocher ont été descendues et trois d’entre elles vendues à une entreprise spécialisée, la maison Prêtre si bien nommée. La dernière sera conservée par Notre-Dame qui possède toujours une salle paroissiale dédiée au culte.

Le baptistère, les confessionnaux et divers objets de culte ont fait le bonheur de la paroisse de Grosne dont l’église, la plus ancienne du Territoire, a été frappée par la foudre. « Plus de la moitié des objets religieux ont été replacés dans des églises du Territoire » souligne le directeur.

Reste le problème des vitraux qui seront sans doute bien difficiles à sauver.

Au nombre de 23, ils sont l’œuvre du peintre verrier Paul Louzier (1882-1953) à qui l’on doit notamment les vitraux de l’église du Saint-Esprit dans le 12e arrondissement de Paris.

À noter que ceux de Notre-Dame ne comportent aucun personnage mais des motifs floraux déclinés en deux variantes alternativement, avec une dominante soit de rouge soit de bleu.

Outre que leur démontage nécessite la mise en œuvre d’une nacelle ou d’un échafaudage, il semble d’autant plus difficile à réaliser qu’ils sont enchâssés dans du béton. Fabrice Stengel a fait les comptes : « Nous nous sommes renseignés. Pour chaque vitrail, le coût de démontage serait de 2.500 € HT ». Soit au bas mot 57.500 € HT pour l’ensemble.

Une dépense que ne souhaitera sans doute pas consentir le propriétaire de l’église, l’institution Notre-Dame-des-Anges intégrée au sein de la fondation providence de Ribeauvillé. « Tout se fera en concertation » assure Fabrice Stengel, qui n’exclut pas de conserver deux vitraux, un de chaque dominante de couleur.

L’ouverture du chantier est prévue pour le 22 juillet. Suivra une période de déconstruction d’une dizaine de jours dont la première étape sera la cure. Ensuite l’église sera démolie avec la plus grandes partie – ou la totalité – de ses vitraux.

Didier PLANADEVALL

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