Histoire de France : falsification par le pouvoir talmudo-maçonnique - Jean Guiraud : Histoire partiale et Histoire vraie.

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Histoire de France : falsification par le pouvoir talmudo-maçonnique - Jean Guiraud : Histoire partiale et Histoire vraie.

On sait combien l’Histoire a été faussée, et combien elle l’est encore. Jamais le désastreux « Pouvoir occulte », et l’empoisonnement Maçonnique ne se sont aussi hypocritement et mortellement fait sentir sur les Déformations de l’Histoire de France. Joseph de Maistre, Albert de Mun et Jean Guiraud, malgré ce qui les éloigne, sont d’un accord saisissant sur la falsification de la vérité historique. On connaît le terrible et célèbre mot de Joseph de Maistre :

L’Histoire, depuis trois cents ans, n’est qu’une conspiration contre la vérité.

Tout le monde a lu, ou devrait avoir lu, le livre de Jean Guiraud : Histoire partiale et Histoire vraie. Il y est établi, avec toutes les preuves à l’appui, que l’Histoire la plus généralement admise enseigne ce qui est faux, et je n’ai jamais oublié l’exclamation poussée devant moi par le comte de Mun dans une conversation sur les manuels scolaires des Écoles libres :

Ah ! les manuels scolaires des Écoles libres ! Il y en a de détestables !

Même dans les Écoles libres, retrouve-t-on donc, non pas toujours, mais quelquefois ou souvent, la « conjuration » flétrie par Joseph de Maistre, l’« Histoire partiale » dénoncée par Jean Guiraud, et les « détestables » manuels déplorés par Albert de Mun ?

En 1910, je collaborais au Gaulois, et j’y recevais la lettre suivante de M. Richard de Boysson, un érudit apprécié de tous les connaisseurs, auteur de nombreux et savants travaux, et maire de Cénac en Dordogne :

Monsieur, je copie dans l’Histoire de France d’Albert Malet, mise entre les mains des élèves dans les lycées et même dans quelques maisons religieuses : Parfois, en même temps qu’un bandit, le seigneur était une bête de proie. Tel ce seigneur du Périgord, lui aussi contemporain de Philippe Auguste, qui, dans un couvent, à Sarlat, faisait couper les mains et les pieds, ou crever les yeux, à cent cinquante personnes, tandis que sa femme faisait arracher les seins et les ongles à de pauvres paysannes.

Et M. de Boysson ajoutait :
Le seul ouvrage authentique, dans lequel ce fait soit consigné, porte le titre de Chronique de Jean Tarde. Voici comment il est raconté, pages 70 et suivantes :

1209. – En ce temps, il ne se parlait que des hérétiques Albigeois... L’an 1210, la Croisade fut publiée contre eux ; le comte de Montfort est faict général de l’armée, lequel, leur ayant faict la guerre en Languedoc, ès années 1212 et 1213, vient en Quercy l’année 1214. Et, continuant son chemin et ses conquêtes, il vint ès mois de novembre et décembre, sur le fleuve de Dordogne, pour dénicher les rebelles des places qu’ils y tenaient. Il alla à Montfort, place qu’on estimait imprenable. Néanmoins, il fut priez d’abord et sans résistance. Bernard de Cahusac, signeur du lieu, n’eut pas le courage d’attendre l’armée. Il prind la fuite à la dérobée, et laissa sa maison vide et sans défense. Ce château fut rasé jusques aux fondements, en raison des cruautés que le seigneur et la dame du lieu avaient commis contre les catholiques, car ceux que le tyran rencontrait allant à l’armée, il leur coupait pieds et mains, et leur crevait les yeux, ou les faisait mourir, et sa femme exerçait mîmes cruautés envers les femmes, auxquelles elle faisait couper les mamelles, et le pouce des mains, pour leur ôter tout moyen de gagner leur vie. Le comte de Montfort, ayant pris son logement à Sarlat, trouva dans le monastère cent cinquante hommes et plusieurs femmes qui avaient été estropiés en la façon susdite par ledit Cahusac et sa femme, et qui étaient nourris aux dépens du monastère.

Comment le manuel Malet pouvait-il laisser ignorer aux élèves que le seigneur de Cahusac était un Albigeois, un hérétique, un traître à la France, un rebelle poursuivi et condamné par l’autorité royale, un seigneur en rupture de seigneurie, c’est-à-dire, en réalité, un faux seigneur ? Il y avait là une omission des plus étranges, et qui avait quelque chose de calomnieux. Je la dénonçais dans un article, et il en résultait toute une polémique et toute une correspondance pleines de surprises et d’enseignements.

D’abord, les manuels Malet ne péchaient pas que par cette incroyable omission sur le véritable et monstrueux Cahusac. On y lisait, à plus d’une autre page, des suggestions et des insinuations singulièrement déplacées et inattendues. Dans le chapitre : L’Église au Moyen Âge, Grégoire-le-Grand n’est plus « Grégoire-le-Grand », mais « Grégoire surnommé le Grand ». On le citait uniquement pour ses richesses. Il n’était plus que Grégoire-le-Riche ! Ailleurs, on lisait à propos de nombreux autres Papes :

Pendant, près de trois cents ans, un grand nombre d’élections furent une occasion de scandales. Les seigneurs féodaux de Rome et des environs se disputaient le trône pontifical, l’achetaient, le vendaient. Des femmes même en disposèrent. Rome, disait un auteur ecclésiastique, n’était plus qu’un cimetière abandonné, visité par des hyènes.

Et c’était tout ce que notait le manuel pour trois cents ans de Papauté ! Que l’histoire des Papes, les papes étant des hommes, n’ait pas toujours été exclusivement édifiante, tout le monde le sait, et c’est entendu ! Mais n’avait-elle vraiment offert, pendant près de trois cents ans, que des scandales ? Pouvait-il être juste et permis de l’écrire, et comment un manuel où cela était écrit se trouvait-il en usage dans des Écoles libres ?

Il y avait là de quoi rester étonné, mais on l’était encore plus, et on éprouvait même de la stupéfaction, en apprenant par des lettres d’abonnés qu’Albert Malet était un fervent chrétien et un catholique pratiquant. D’autres correspondants, professeurs dans des Écoles libres, nous écrivaient de leur côté que le Manuel Malet était le livre d’Histoire le plus répandu dans leurs maisons, et une lettre de Malet lui-même au directeur du Gaulois révélait au public qu’il était bien, en effet, un pur catholique, un fils soumis de l’Église, et qu’il allait demander à son confesseur quel parti il devait prendre en présence de mes attaques.

L’auteur d’un manuel où un Cahussac était représenté, ou peu s’en fallait, comme un seigneur ordinaire, et où l’Église et les Papes étaient traités comme on l’a vu, n’était-il pas, par hasard, un agent de la Secte acharnée de tout temps à nous perdre ? On pouvait, et on devait même en avoir l’idée, mais il ne l’était pas, et, si invraisemblable que cela paraisse, il était même vraiment et sincèrement catholique, mais d’une sincérité comme le libéralisme et les folies intellectuelles du siècle devaient en produire. D’après le jugement même de hautes et insoupçonnables autorités ecclésiastiques, bien placées pour le connaître et qui condamnaient ses manuels tout en l’estimant comme homme, il y avait à la fois chez lui une grande sensibilité chrétienne et un inguérissable esprit révolutionnaire. Religieux de cœur, il ne l’était pas d’esprit, et manquait, au plus haut degré, de cette « formation catholique » dont l’absence dénoncée par Albert de Mun est un de nos fléaux. La guerre venue, il s’engagea, mourut en soldat et sa mort fut celle d’un héros.

Il y aurait tout un volume à écrire sur certains manuels tolérés ou même propagés dans les Écoles libres. La Revue Catholique des Institutions et du Droit contient, dans ses numéros d’octobre 1910, une patiente et sagace étude, aussi remarquable qu’elle fut remarquée, sur les « abécédaires », les « syllabaires » et les résumés d’Histoire mis entre les mains des jeunes catholiques, par les maîtres mêmes auxquels leurs pères et leurs mères les confiaient. Que ne pouvait-on pas être tenté de penser de ce manuel enfantin où, pour apprendre au petit chrétien le bon emploi des verbes et des adjectifs, on lui faisait reproduire et répéter par écrit : J’adore le jeu de dominos... Cette dame juive est bonne... Le roi se montra impitoyable... Les leçons de cette sorte n’étaient pas rares dans nos propres établissements, et ce qui vous frappait aussi, dans ces méthodes de lecture et d’écriture, où les juifs étaient loués, les rois vilipendés, et ou l’on « adorait les dominos », c’était une attention très marquée à éviter le mot Dieu, à ne s’y résigner qu’à la dernière extrémité, à le rayer du vocabulaire.

Lisez le premier livret de la méthode Belot, Devinat et Tourrel, particulièrement en honneur dans les institutions catholiques, et vous ne trouvez ce pauvre et malencontreux mot de Dieu, ni à la lettre D, ni à la lettre I, ni à la lettre U. À chacune de ces lettres, défilent des kyrielles de mots où le D, l’I, l’E et l’U ne cessent de reparaître, et où figure le mot Diable lui-même, mais où le mot Dieu ne figure pas. Pour une fois, à la diphtongue Eu, où il était trop difficile de le cacher, on se décidait à le hasarder, mais relégué tout au bas de la page, comme en pénitence, à côté du mot pieu. Quant à être mis parmi les mots dignes d’une vignette, ou de caractères d’une certaine importance, jamais ! Quant à venir dans une phrase à citer, dans un exemple, jamais non plus ! Et on n’est qu’au premier livret, au plus élémentaire. Quand on prend le second, même au plus bas de la page et dans les caractères les plus microscopiques, même à la diphtongue ieu, le mot Dieu est proscrit. Pieu y a sa place, mais Dieu n’y a pas la sienne !

Autre remarque, également curieuse à faire : non seulement Dieu est exclu, ou mis au-dessous de pieu, mais toute distinction entre « le bien » et « le mal », entre « l’honnête » et « le malhonnête », entre « le moral » et « l’immoral », est soigneusement omise. En revanche, tout ce qui est gourmandise, mangeaille, beuverie, goinfrerie, tout ce qui peut éveiller ce genre de sensualité, y reçoit un développement extraordinaire. À chaque instant, dans ces exercices de lecture élémentaire, quelqu’un mange ou boit, ou boit et mange. On lit sous une image, pour enseigner la lettre i : Vite, vite, du vin ! Puis, à la lettre d, toujours sous une image : Une dinde et une salade ! Puis, toute cette suite de phrases : Mira a dévoré une petite morue... Mira dévore du pâté... Mira dévore du rôti... Camarade Octave, vite une tasse de cacao... Jules va finir sa tasse de café !... Victor se régalera de rosbif... Il y en a, dans ce genre, des paragraphes !

Ainsi, un Albigeois se couvre de crimes, mais on cache sa qualité d’Albigeois, comme si on voulait le faire passer pour un seigneur catholique ! On exile Dieu du vocabulaire, comme si l’athéisme était la Loi, même dans les maisons chrétiennes ! On remplace la morale par une sensualité folle, et cela dans un enseignement annoncé comme religieux ! Voilà ce qui devait se voir et ce qui se voit dans des milieux catholiques ! On comprend, après de pareilles étrangetés, le cri d’Albert de Mun, pourtant modéré dans ses opinions, sur les « détestables manuels » de beaucoup d’Écoles libres. On s’explique aussi les « trois cents ans de conjuration contre la vérité » dénoncés par Joseph de Maistre, et leur mise en évidence par Jean Guiraud dans Histoire Partiale et Histoire vraie !

Maurice TALMEYR.

Blanche Belleroy, pour Royalistes.Net

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