Il y a démocratie et démocratie : la souveraineté du peuple ou la démocratie

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Louis XX Roi de France - Louis de Bourbon - duc d'Anjou

Louis XX Roi de France - Louis de Bourbon - duc d'Anjou

La monarchie, le meilleur des gouvernements.

Sa Sainteté le Pape Pie VI

La France, ce beau pays, souffre. L’Europe plie sous le poids des principes révolutionnaires. Il nous manque un Roi Très-Chrétien qui était en France, le lieutenant de Dieu sur terre. La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce à l'intérieur de corps sociaux.

Pour en finir avec le reproche récurrent venant d’ignorants ou d’agents du système sur le terme « démocratie royale » et parce que nous ne voulons absolument pas laisser ce terme « démocratie » à connotation positive pour le plus grand nombre et lié, à force de propagande maçonnique, à celui de « république », alors que celui de monarchie, à connotation négative est lié à « tyrannie . On peut aussi, dans un combat, ne pas être premier degré et se placer là où l’ennemi ne nous attend pas, et ne veut surtout pas que nous soyons, sans être pour autant des démocrates libéraux.

On peut également diffuser des prestations ou écrits nourrissant la réflexion du plus grand nombre, sans pour autant cautionner toutes les prises de positions de leurs auteurs.

La démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles. Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières apatrides et maçonniques, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations

Il y a démocratie et démocratie : la souveraineté du peuple ou la démocratie

« La souveraineté du peuple ou la démocratie :

Si fort exploité depuis un siècle par les ennemis de l’Église, le principe de la souveraineté du peuple peut s’entendre néanmoins dans un sens catholique très véritable.

Notons-le tout d’abord, le peuple n’est pas ce ramassis d’individus brutaux et malfaisants qui fait les révolutions, qui, du haut des barricades, renverse les gouvernements, et dont les chefs d’émeute exploitent les grossières passions. Le peuple, c’est la nation entière, comprenant toutes les classes de citoyens, le paysan et l’ouvrier, le commerçant et l’industriel, le grand propriétaire et le riche seigneur, le militaire, le magistrat, le prêtre, l’évêque ; c’est la nation avec toutes ses forces vives, constituée en une représentation sérieuse, et capable par ses vrais représentants d’exprimer ses vœux, d’exercer librement ses droits.

Cette notion antirévolutionnaire du peuple une fois donnée, nous constatons que la doctrine catholique a toujours enseigné, quoique dans un sens tout autre, ce que les Constituants de 89 ont pris pour une découverte merveilleuse. L’Eglise, par l’organe de saint Thomas et de ses plus grands docteurs, enseigne que Notre-Seigneur Jésus-Christ, Père des peuples et Roi des rois, dépose dans la nation tout entière le principe de la souveraineté ; que le souverain, à qui la nation confie la charge du gouvernement, ne reçoit de Dieu sa puissance que par l’intermédiaire de cette même nation ; enfin, que le souverain, recevant le pouvoir pour le bien public et non pour lui-même, s’il vient à manquer gravement et évidemment à son devoir, peut être légitimement déposé par ceux-la mêmes qui l’avaient investi de la souveraineté. Je m’empresse d’ajouter, pour prévenir toute interprétation révolutionnaire, que l’Église, étant seule juge impartial de ces grands cas de conscience, peut seule, par une décision solennelle, légitimer un fait aussi grave après avoir constaté la grièveté du crime. »

Lire à ce propos Pie VI sur l’assassinat de Louis XVI ici.

« C’est en cela que le pouvoir civil diffère du pouvoir paternel et du pouvoir ecclésiastique, qui sont tous deux inamissibles [Qui ne peut pas se perdre, ne peut pas être retiré], parce qu’ils ont été l’un et l’autre institués divinement avec leur forme déterminée, et sans aucune délégation de leurs inférieurs ; le pouvoir civil, au contraire, n’a reçu de Dieu aucune forme déterminée, et peut conséquemment passer d’une forme de gouvernement a une autre forme de gouvernement. Ces changements, quand ils s’opèrent régulièrement et légitimement, ne touchent en rien au principe de la monarchie, de la souveraineté.

“Mais quand seront-ils réguliers ? quand seront-ils légitimes ?”

Grande difficulté pratique, que ne peut résoudre ni le souverain, ni le peuple, parce qu’étant tous deux parties intéressées dans le débat, ils ne sauraient être juges dans leur propre cause.

L’Église, représentée par le Saint-Siège, est le seul tribunal compétent qui puisse décider cette grande question ; seul, ce tribunal est investi d’une puissance supérieure à la puissance temporelle ; seul, il est indépendant et désintéressé ; plus que tout autre, à cause de son caractère religieux, il offre les garanties de moralité, de justice, de sagesse, de science, nécessaires pour une si auguste et si délicate fonction. Tel est, d’ailleurs, l’ordre divinement établi, non dans l’intérêt personnel du pape ni de l’Église, mais bien dans l’intérêt général des sociétés, des souverains et des nations. Le jugement de ces hautes questions de justice sociale tombe, comme les cas de conscience particuliers, sous la parole immuable du Christ disant au chef de son Église :

Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

Telle est la théorie catholique et véritable sur la souveraineté du peuple et sur les changements de gouvernement.

Il y a un abîme, qu’on le sache bien, entre cette doctrine et la souveraineté du peuple, telle que l’entend la Révolution, et telle que les Constituants de 89 l’ont entendue. Suivant ces derniers, le peuple tire la souveraineté de lui-même et ne la reçoit pas de Dieu ; il ne veut pas de Dieu et prétend se passer de lui. En outre, et comme conséquence de cette première erreur, il rejette l’Église, et se prive ainsi du seul pouvoir modérateur que Dieu a institué pour le protéger contre le despotisme et l’anarchie. Depuis que les rois et les peuples ont rejeté la direction maternelle de l’Église, nous les voyons en effet obligés de décider leurs cas de conscience à coups de canon, par le droit sanglant du plus fort, et les sociétés politiques, malgré leurs prétentions au progrès, marchent rapidement vers la décadence païenne. Au lieu de l’ordre, fruit de l’obéissance, il n’y a plus dans le monde que le despotisme ou l’anarchie, fruits de la révolte ; la notion de la véritable souveraineté n’existe pour ainsi dire plus sur la terre.

“Tout cela peut être très vrai en théorie, mais la pratique ?”

– Ce n’est pas la faute de la théorie, si elle est difficile à pratiquer ; c’est la faute de la faiblesse et de la corruption humaines. Il en est de ce principe comme de tous les principes de conduite ; la théorie, la règle est claire, vraie, parfaite ; l’application parfaite est impossible, parce que la perfection n’est pas de ce monde ; mais plus la pratique se rapprochera de la théorie, plus on sera dans le vrai, dans l’ordre, dans le bien.

Depuis longtemps déjà les Etats temporels dédaignent la théorie et se conduisent selon leurs caprices ; ils oublient et repoussent de plus en plus la direction divine de l’Église et, comme l’enfant prodigue, ils s’éloignent chaque jour davantage de la maison paternelle. Aussi le monde, égaré loin de Dieu, est-il en révolution permanente, malgré des efforts prodigieux pour arriver à l’ordre et contenir le mal. Si la société ne veut périr, il faudra que tôt ou tard elle revienne au principe catholique, au seul principe véritable de la souveraineté.

La Révolution ne cessera, disait M. de Bonald, que lorsque les droit de Dieu auront remplacé les droits de l’homme.

Il y a démocratie et démocratie : la souveraineté du peuple ou la démocratie

Appelons donc de tous nos vœux de catholiques et de citoyens la conformité de la pratique à la théorie, et, jusqu’à nouvel ordre, appliquons la théorie le moins imparfaitement possible. »

A ce jour, et tant que Dieu n’aura pas insufflé un changement de dynastie, la France étant de tradition catholique et royale (la république actuelle étant illégale, instituée par l’étranger, via un coup d’état sanglant) et suivant les Lois Fondamentales du Royaume de France, le Roi Légitime de France est Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, Louis XX.

Mgr Centène donnant la Sainte Communion à SAR le Roi Louis XX. (Source Stéphanie de Tournon)

Mgr Centène donnant la Sainte Communion à SAR le Roi Louis XX. (Source Stéphanie de Tournon)

La succession à la Couronne est héréditaire de mâle en mâle par ordre de primogéniture :

En l'absence de tout successible direct du Monarque défunt, la couronne est dévolue à l'infini à l'aîné de la branche collatérale la plus proche (qui devient la nouvelle branche aînée)

La couronne de France est indisponible : le Roi régnant ne peut rien changer à l'ordre de la succession. Il ne peut ni abdiquer, ni exhéréder ou faire renoncer un prince du sang. La succession royale n'est pas patrimoniale et héréditaire mais « statutaire ». Le statut coutumier du Royaume est hors de portée des volontés humaines, celle du Roi comme de son héritier ou de tout successible. Par conséquent, le Roi (de fait ou de droit) ne peut renoncer à la Couronne en abdiquant, ni limiter les prérogatives de ses successeurs, ni porter atteinte à l'ordre de succession. Il ne peut faire renoncer un successible et les renonciations de celui-ci sont nulles de plein droit. En France, le Royaume n'est pas la propriété du monarque, celui-ci exerce une fonction, un service.

La succession est instantanée :

Le Roi est mort, vive le Roi

Les ordonnances de Charles VI de 1403 et 1407, décident que le Roi serait tel dès la mort de son prédécesseur, instantanément et quel que fût son âge selon l'ancien adage : « Le mort saisit le vif » : le sacre n'est plus constitutif de la royauté, mais simplement déclaratif aux yeux des légistes, seule la force de la coutume fait le Roi. Ce qui fait dire que

en France, le Roi ne meurt jamais

La règle de la catholicité :

Le Roi de France est oint par le sacre. Il doit donc être né d'un mariage catholique, c'est-à-dire canoniquement valable ; le serment du sacre en fait le lieutenant du Christ, fils aîné de l'Église, et comme tel protecteur de l'Église catholique.

« En cas de conflit entre le souverain et la nation, qu’arrive-t-il aujourd’hui, qui l’emportera ? Sera-ce le droit, la justice, la vérité ?

– Oui, si la force aveugle se trouve par hasard de ce côté. – Non, si comme d’habitude, elle favorise le parti du mal. Dans les deux cas, c’est la guerre civile érigée en principe, sanglante et féroce, ou le succès justifie tout, qui ruine et épuise toutes les forces vives de l’Etat. Rien de tout cela dans le système catholique, ou tout se passerait pacifiquement. Les deux partis plaideraient leur cause devant le tribunal auguste du Saint-siège et se soumettraient à sa décision. Pas de sang versé, pas de guerre civile, pas de finances ruinées, etc.… Ne serait-ce pas désirable et bien beau ?

J’admets volontiers, vu la corruption humaine, qu’il y aurait autour de ce tribunal sacré, quelques intrigues, quelques misères regrettables ; mais les inconvénients qu’entraînerait ce système seraient bien peu de chose en comparaison de ses avantages, et la haute influence de la religion serait à elle seule une puissante garantie contre les abus.

L’Église, dit Bossuet, ne rassemble-t-elle pas tous les titres par où l’on peut espérer le secours de la justice ?

D’ailleurs ce tribunal ne déciderait que d’après des principes certains, basés sur la foi, connus et acceptés de tous. La Révolution, au contraire, n’offre aucune garantie ; elle ne connaît que le droit du plus fort ; elle ne résout pas le problème social, elle ne fait qu’en reculer la solution.

“Mais, pour appliquer ce système, il faudrait que tout le monde fût catholique !”

– Certainement, et il est aussi désirable que tout le monde soit catholique, qu’il est désirable de voir appliquer aux sociétés civiles le système pacifique et religieux que nous venons de dire, et qui a la foi même pour base. Tout le monde doit être catholique, parce que tout le monde doit croire et pratiquer la vraie religion. La religion est la base du bonheur public aussi bien que du bonheur individuel, parce que Jésus-Christ est le principe de toute vie pour les Etats, pour les familles comme pour les individus.

Je reconnais tout le premier que le système social catholique ne peut guère s’appliquer actuellement à nos sociétés telles que les ont faites le protestantisme, le césarisme et la Révolution, et j’en conclus :

1° que ces sociétés sont dévoyées et en danger de mort, et

2° que nous devons tous, si nous aimons l’Église et la patrie, user de toute notre influence pour remettre en lumière et en vigueur le vrai principe social.

Le Roi de France, Louis XX priant. (Source Stéphanie de Tournon)

Le Roi de France, Louis XX priant. (Source Stéphanie de Tournon)

Concluons. Il y a démocratie et démocratie :

l’une vraie et légitime, professée de tout temps par l’Eglise, respectant la souveraineté qui repose sur elle et sur Dieu ; l’autre, fausse, protestante et révolutionnaire, d’invention récente, qui méprise le pouvoir, insubordonnée, factieuse, n’enfantant que le désordre et les ruines. C’est la démocratie de 89, la démocratie moderne, qui méconnaît l’Eglise et qui n’est, au fond, que la révolution sociale et le masque de l’anarchie. Un chrétien, je le demande, peut-il être démocrate en ce sens-là ? »

La question que nous posons est : comment peut-on se prétendre « patriote » et ne pas soutenir le légitime Roi de France, mais au "mieux", en ce moment, nous recycler, le maréchal Pétain à toutes les sauces ou attendre un homme providentiel tout en dénigrant le Roi de France ?

La France est catholique et royale occupée par un pouvoir illégitime, et il ne nous semble pas que Dieu, ait envoyé, aujourd’hui, un sauveur « nationaliste » ou un roi venant d'une nouvelle dynastie.

Louis XX est Roi de France, tant que Dieu le veut.

D.R. d’après Mgr de Segur

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