Vincent Lambert : condamné à mourir de faim et de soif !

Vincent Lambert : condamné à mourir de faim et de soif !

Secrétaire général de la commission éthique et politique du diocèse de Versailles, l'abbé Grosjean expose en quoi l'arrêt de la CEDH pose problème.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme ( CEDH ) vient de rendre son avis à propos de Vincent Lambert. Elle juge licite l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert, et ouvre ainsi la possibilité à la France d'en décider de cela, au nom de la Loi Léonetti sur la fin de vie.

Mais Vincent Lambert n’est pas en fin de vie. Il est polyhandicapé, en état pauci-relationnel. Comme 1700 autres personnes en France. C’est une personne. Vivante. Comme d’autres personnes lourdement handicapées, elle a besoin qu’on l’alimente. Sa capacité de relation est minimale, pour ce qu’on peut observer. Mais cela ne remet pas en cause son humanité, ni l’amour qui lui est porté.

Arrêter l’alimentation et l’hydratation, ce n’est donc pas le « laisser mourir » mais bien le « faire mourir ». C’est décider que ces soins vitaux – qui ne sont pas des traitements – ne sont plus un dû pour toute personnes polyhandicapées. C’est bien ne plus reconnaître à ces personnes un droit à la vie.

Bien loin de juger les familles concernées, nous ne pouvons que les confier, avec Vincent, à la tendresse de Dieu, et renouveler nos encouragements à tous ceux – élus et soignants en particulier – qui tentent de promouvoir et de défendre ce droit inconditionnel à la vie, aujourd’hui encore une fois profondément blessé.

P. Pierre-Hervé Grosjean, secrétaire

http://www.catholique78.fr/affaire-lambert-reaction-de-labbe-grosjean-0013081

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