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Tanneries de peau humaine sous la Révolution (dite) Française

Le corps humain marchandise

De l’Ancien Testament jusqu’à l’Antigone du Païen grec Sophocle, inhumer les morts constitue un devoir, une prescription divine. En effet, de même que l’âme, le corps est une partie de notre humanité, aussi les civilisations les plus primitives marquent-elles du respect envers les dépouilles des défunts. Pour le révolutionnaire matérialiste, l’homme n’est que matière : que pourrait-il donc l’empêcher de destiner des parties de corps humain à des fins utilitaires, voire marchandes ? D’autant que ceux dont on utilise ainsi les cadavres, ces rebelles, ces « monstres » qui résistent à la Révolution émancipatrice, sont-ils seulement dignes d’être encore appelés « hommes » ? Aussi, pendant la Terreur — continuité logique des exactions du 14 juillet 1789 —, nie-t-on l’humanité des défenseurs de la civilisation traditionnelle, jusque dans leur propre corps.

Table des matières

  • Le conventionnel Harmand témoigne
  • La tannerie de Meudon
  • On tanne les peaux humaines en pays rebelle
  • Des objets en peau humaine
  • Conclusion

Jean-Jacques Rousseau, Contrat social, livre 1er, chap. VII.

Hannah Arendt, Le Système totalitaire, ch. IV.

François Furet, Penser la Révolution française, Foliohistoire, Paris, 1978, p. 105.

Le conventionnel Harmand témoigne

Citons d’abord le témoignage du révolutionnaire Jean-Baptiste Harmand (dit « de la Meuse ») tel qu’il l’a consigné dans un livre intitulé Anecdotes relatives à quelques personnes et à plusieurs événements remarquables de la Révolution :

Il y a plus : c’est que, d’après ce fait, d’autres monstres, à l’exemple de Saint-Just, s’occupèrent des moyens d’utiliser la peau des morts et de la mettre dans le commerce. Ce dernier fait est encore constant. Il ne l’est pas moins que, il y a environ trois ans, on mit aussi dans le commerce de l’huile tirée des cadavres humains ; on la vendait pour la lampe des émailleurs.

La tannerie de Meudon

Louis Antoine Léon de Saint-Just (1767-1794) écrit dans son rapport du 14 août 1793 à la Commission des moyens extraordinaires :

On ne peut négliger le témoignage d’une personne qui vécut sous la Révolution et était bien placée pour recueillir des confidences : c’est Aimée de Coigny (1769-1820) qui écrit, dans le chapitre sur la Convention de son Journal :

Lire la suite :http://www.viveleroy.fr/Les-tanneries-de-peau-humaine-sous,66

Tag(s) : #Histoire-Culture

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