Le testament de Louis XVI : une mémoire pour la France

Le 21 janvier 1793, les anges de la terreur révolutionnaire font condamner dans un procès truqué le dernier obstacle à leur dessein génocidaire : le Roi. En effaçant le Roi, les constituants ne s’attaquent pas seulement au symbole, ils s’habillent des apparences de la légalité pour engager militairement les massacres du «peuple récalcitrant aux bienfaits de la liberté nouvelle».

Comme la constitution de royaume franc et son préambule (cinquième siècle), comme les chroniques de Jean de Joinville (13ème siècle) fidèle serviteur de Saint Louis, le testament du roi martyr Louis XVI fait partie de ces textes qui demeurent les témoins les plus fidèles du cheminement français à travers l’Histoire de nations chrétiennes, contre les mensonges éhontés de l’époque. Personne ne nous volera notre belle et noble histoire, la France est appelée à renaître.

Ainsi commence le testament de Louis XVI : «Au nom de la très Sainte Trinité du Père du Fils et du St Esprit, aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze, Moi Louis XVIe du nom Roy de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille, de plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loy existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser, je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.»

Ainsi, le Roi est seul avec Dieu. Dans quelle autre circonstance aurait-il pu être plus sincère ? Dans cette circonstance tragique, il nous livre son être le plus profond, son intelligence aiguisée, son sens politique et son espérance chrétienne, résumés dans un texte poignant au seuil de la mort qu’il sait. Dans cette circonstance que pense t-il ?

Il s’abandonne à Dieu dans sa foi en Jésus-Christ en s’abstenant de juger : «Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne»…

… et pardonne : «Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.»

… «Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.»

… «Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.»

… «Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.»

… «Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.»

Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792.

Que nous sommes éloignés des locataires de l’Élysée.

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