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Il y a 223 ans, le 21 janvier 1793, le bon roi Louis XVI était exécuté sur l’actuelle place de la Concorde.

Il y a 223 ans, le 21 janvier 1793, le bon roi Louis XVI était exécuté sur l’actuelle place de la Concorde, après un procès politique mené par des révolutionnaires ayant décidé qu’il fallait éliminer l’incarnation charnelle de la France pour mieux reconstruire un nouveau régime politique désincarné et substituer à la religion chrétienne celle de la république déifiée. Nouvelle religion qu’il faudra parfois imposer au peuple malgré lui comme le génocide vendéen le rappelle.

Ensuite, ce sera au tour de Marie-Antoinette. En tuant le roi, on ne tue qu’un roi. En tuant la reine, les révolutionnaires tuaient la royauté. La plus prestigieuse des royautés terrestres d’alors.

Puis ce sera le dauphin, que les prétendus représentants des « Lumières » et des droits de l’homme vont laisser mourir de froid, de faim et de maladie dans un cachot à l’âge de 10 ans.

En tuant le roi, la révolution dite française tua le Père et l’Amour charnel qui unissait une institution incarnée avec son peuple, son pays et sa culture.

Faut-il rappeler que le roi Louis est bien éloigné des images de la propagande républicaine véhiculée dans les écoles ? Qu’il refusa de faire tirer sur le peuple et évita à la France une guerre civile que les enragés révolutionnaires engageront néanmoins dans leur folie destructrice. Qu’il s’enquit jusqu’au seuil de sa mort du devenir de monsieur de La Pérouse et de ses équipages dont l’expédition constituait le sommet du rayonnement humaniste, de la spécificité et de la culture scientifique françaises. Qu’il pardonna à ses bourreaux et laissa un testament bien éloigné de l’image de monarque absolu qu’on veut faire croire aux Français :

« Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont faits mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet ; et je prie Dieu de leur pardonner, de même qu’à ceux qui par un faux zèle ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal (…) Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens ; qu’il doit oublier toute haine, tout ressentiment, et nommément ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve ; qu’il ne peut faire le bonheur des peuples qu’en régnant suivant des lois […] Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardent, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. […] Je finis en déclarant devant Dieu, et prêt à paraître devant lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi. »

La royauté faisait de l’État et de la France un bien commun à tous, exempt de tout combat ou accaparement politique par un parti ou une idéologie, un bien commun qui transcendait les générations et les sensibilités. Il suffit de voir le spectacle affligeant de nos actuels « Résidents de la République », monarques fainéants ou incompétents, sans foi ni loi, arrivés au pouvoir suprême après avoir éliminé père et mère et renié toutes leurs valeurs et promesses, prêts à toutes les compromissions et turpitudes pour se maintenir dans leur palais, pour se dire qu’une partie de l’âme de la France est bien morte le 21 janvier 1793.

« Le jour où la France coupa la tête à son roi, elle commit un suicide » (Ernest Renan)

Tag(s) : #Histoire-Culture

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