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L'Église catholique n'est responsable d'aucun scandales pédophiles. La pédophilie est l’œuvre des franc-maçons et sodomites infiltrés.

Valentin Beziau

La protection des écoliers du « public » importerait-elle moins que celle des scouts catholiques ?

Mardi, Manuel Valls a demandé au cardinal Barbarin, qui fait l’objet d’une plainte pour « non-dénonciation de faits pédophiles », de « prendre ses responsabilités » : « Je respecte la présomption d’innocence. Je ne suis pas juge », cependant, « j’attends non seulement des paroles mais aussi des actes ».

De fortes paroles. Qu’on lui recommande de s’appliquer d’abord à lui-même.

Nous aussi, nous attendons non seulement des paroles mais des actes. Il dit qu’il respecte la présomption d’innocence ? Qu’il le fasse ! En se taisant. Et en laissant la justice suivre son cours, en dehors de tout contexte cinématographique, médiatique, idéologique.

Nous aussi, nous attendons qu’il prenne ses responsabilités de chef du gouvernement.

Qui n’est plus un militant socialiste goguenard pour lequel l’Église est une cible facile en même temps qu’horripilante, comme tous les boucs émissaires courbant l’échine sans répondre – la littérature en est truffée -, qu’ils soient femme battue, esclave noir ou enfant du placard.

Qui ferait bien de commencer par balayer devant sa porte. Il veut parler de pédophilie ? Parlons-en.

Il y a un an, en mars 2015, éclatait le scandale de l’école de Villefontaine dans l’Isère – où le nouveau directeur, qui était aussi instituteur, a avoué avoir violé des fillettes de CP : il est apparu qu’il avait été condamné en 2008, pour possession d’images pédopornographiques, sans que cela n’empêche sa promotion – et aussi celui du professeur d’EPS d’Orgères, près de Rennes, dont l’ex-compagne avait alerté sans succès le ministère.

Il ne s’agit pas de faire un concours sordide. Ni de minimiser les faits. « C’est encore plus horrible quand c’est fait par un prêtre », a affirmé Mgr Barbarin. Et les catholiques, dont je suis, partagent son avis, pour mille raisons, dont l’une, bien égoïste, est que leurs enfants sont les premiers concernés, et une autre encore que les coupables ne peuvent ignorer ces paroles de l’Évangile : « Si quelqu’un scandalisait l’un de ces petits enfants qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et que l’on jette au fond de la mer. »

Il ne s’agit pas non plus d’exonérer sans savoir Mgr Barbarin – on ne peut reprocher à Manuel Valls de se substituer à la justice et l’imiter – mais de faire montre d’un minimum d’équité : Manuel Valls a-t-il demandé à l’inspectrice, à Najat-Vallaud-Belkacem ou à tout autre échelon de la chaîne hiérarchique de l’Éducation nationale de démissionner ? La protection des écoliers du « public » importerait-elle moins que celle des scouts catholiques ?

Rappelons que les derniers « attouchements » dans l’affaire lyonnaise ont eu lieu en 1991, soit 11 ans avant que Mgr Barbarin ne soit nommé archevêque, 17 ans avant qu’il n’en soit informé par la rumeur publique.

Si l’on veut remonter en arrière, remontons ! Mais pour tout le monde. Dans un article de 2001 intitulé « École, le tableau noir de la pédophilie », Libération parle de « culture de l’étouffement » jusqu’à la fin des années 90, quand « le combat laïque était vif » et l’école publique préférait « tenir secrètes ses mauvaises histoires » en « refilant le mistigri » – entendez en mutant le problème. Et le papier fourmille d’exemples.

On le sait, le célibat des prêtres dans ce monde libertaire est une anomalie. Suscite tous les fantasmes. Il faut mettre les curés sur un bûcher, comme on brûlait, dit-on, les roux. Que des études anglo-saxonnes, comme celle du professeur Thomas Plante de Stanford, montrent que les prêtres sont statistiquement deux à quatre fois moins concernés que la population masculine en général par la pédophilie importe peu. On connaît le comique de répétition. Il y a aussi la vérité de répétition.

À force d’entendre bruisser côte à côte les mots « prêtre » et « pédophile », ils finiront bien par former pléonasme, n’est-ce pas ?

Gabrielle Cluzel

Mgr Barbarin s'exprime à Lourdes - Conférence de presse INTEGRALE :

A lire également l’article de MPI sur le sujet : Qui veut la tête du cardinal Barbarin ?

Qui veut la tête du primat des Gaules ? MPI a déjà fait savoir son opposition à ce cardinal peu orthodoxe et à la ruse doctrinale assez poussée : sous un vernis de conservatisme, le cardinal Barbarin est un des plus progressiste de l’épiscopat français, et très en cour dans le Vatican du pape François.

Mais voilà le cardinal pris dans les filets d’une étrange histoire de pédophilie qu’il n’aurait pas dénoncée. La coquille semble pourtant vide : des faits prescrits, qui remontent à de très nombreuses années alors qu’il n’était pas encore en poste, et deux plaintes qui arrivent de façon très concomitantes sur un silence dont on ne voit pas l’intérêt qu’y aurait eu l’archevêque de Lyon dont l’attitude à ce sujet a toujours été exemplaire.

La presse s’en empare : télévision, radio, journaux. Le premier ministre qui évoque le souhait d’une démission, sans prononcer le mot. Tout le système politico-médiatique semble tout à coup vouloir et exiger la tête de Philippe Barbarin. Et ce, du jour au lendemain, avec une hargne trop bien coordonnée pour qu’elle soit verteuse. Etrange.

MPI n’est pas dans le secret des loges, et nous n’avons de certitude sur la raison de ce lynchage prémédité : mais il n’est pas interdit de penser que l’on peut y voir encore la main des lobbys LGBT qui se vengent de l’opposition affichée du cardinal Barbarin au mariage pour tous. Il est assez amusant d’ailleurs de voir que des torchons comme Libération qui firent la promotion de la pédophilie déversent aujourd’hui leur haine de l’Eglise pour un soit disant silence sur une affaire…de pédophilie ! Libération en nouveau meneur de ligue de vertu, tout arrive !

La vengeance est un plat qui se mange froid. C’est la même opposition à la loi Taubira qui avait valu au rabbin Gilles Bernheim de se voir dénoncé pour ses différentes fraudes littéraires et de diplômes, malgrè tous les gages de bien pensance qu’il avait pu donné au système. Qu’on se le dise, il n’est pas bon de s’opposer au plan de destruction des bétonneurs de l’équerre.

Xavier Celtillos

Tag(s) : #Religion

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