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Barbarie. Le rapport parlementaire sur la tuerie du 13 novembre au Bataclan révèle des détails atroces sur les méthodes utilisées par les terroristes dans la salle de spectacle. Selon certains policiers et parents de victimes, des gens ont été décapités, égorgés, éviscérés ou émasculés.

Le rapport est en ligne depuis quelques jours, et les détails qu'il contient sont glaçants. La commission d'enquête "relative aux moyens mis en œuvre par l'Etat pour lutter contre le terrorisme" a rendu ses conclusions, et le contenu des témoignages recueillis dans le cadre de l'enquête sont rendus publics sur le site de l'Assemblée nationale. Près de 200 heures d'entretiens, les témoignages de 190 personnes, parmi lesquelles des policiers, des victimes ou des proches de victimes. Toute personne qui serait susceptible d'éclairer l'enquête sur l'attentat du 13 novembre 2015, où 130 personnes ont trouvé la mort.

Ce père de famille raconte devant la commission le calvaire qu'aurait vécu son fils, selon l'institut médico-légal de Paris : "On m’a dit (…) qu’on lui avait coupé les testicules, qu’on les lui avait mis dans la bouche, et qu’il avait été éventré. Lorsque je l’ai vu derrière une vitre, allongé sur une table, un linceul blanc le recouvrant jusqu’au cou, une psychologue m’accompagnait. Cette dernière m’a dit : ‟La seule partie montrable de votre fils est son profil gauche.” J’ai constaté qu’il n’avait plus d’œil droit. J’en ai fait la remarque ; il m’a été répondu qu’ils lui avaient crevé l’œil et enfoncé la face droite de son visage, d’où des hématomes très importants que nous avons pu tous constater lors de sa mise en bière".

Des scènes qui ont fait pleurer et vomir les enquêteurs
Les trois djihadistes ne se seraient donc pas contentés de tirer dans la foule et d'abattre froidement ceux qui se trainaient au sol pour leur échapper. Ils auraient aussi commis des actes de torture sur certains otages. D'autres témoins évoquent des victimes éventrées, des yeux crevés ou énucléés. Certaines femmes auraient reçu des coups de couteaux dans les organes génitaux, selon le président de la commission, Georges Fenech. Au point de faire "pleurer" et "vomir" les enquêteurs qui ont découvert les scènes.

A un policier de la Brigade anti-criminelle (BAC), présent dans le théâtre le soir de l'attentat, on demande s'il a constaté lui aussi ces actes de torture. Caché à l'extérieur, il a en effet entendu les râles des victimes : "À l’angle, nous entendions des gens gémir, mais nous ne pouvions pas aller les aider parce que nous ne disposions pas du matériel adéquat" explique-t-il. Interrogé à ce sujet, le préfet de police de Paris n'a pas confirmé la torture, mais n'était pas non plus en mesure de l'infirmer. Il précise cependant qu'aucun "couteau ni aucun engin tranchant qui aurait permis ce type de mutilations" n'a été retrouvé sur place.

Tag(s) : #Nouvel Ordre Mondial

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