Franc-maçonnerie et les illuminés de Bavière

Entretien avec J.C Lozac'hmeur, Sébastien Jean et Karl Van Der Eyken. Nous émettons des réserves concernant l'analyse de Sébastien Jean, qui ne semble pas maîtriser son sujet.

Pour rappel :

Il y eu en 1781 un grand congrès de la Franc-Maçonnerie universelle, où les délégations arrivaient en masse, de France, de Belgique, de Suède, d’Italie, d’Angleterre, d’Espagne, d’Amérique, de tous les points du globe ! Est-il exact, comme on l’a dit, qu’on ait arrêté, dix ans d’avance, dans cette tenue de Wilhemsbad, la mise à mort de Louis XVI et presque toute la Terreur ? On peut affirmer, dans tous les cas, que, trois ans plus tard, la mort du roi de Suède et celle de Louis XVI étaient décidées dans une tenue de Francfort, en 1785, comme l’atteste une lettre du cardinal Mathieu, archevêque de Besançon.

Il y a dans mon pays, écrit le cardinal Mathieu à la datedu 7 avril 1875, un détail que je puis vous donner comme certain. Il y eut à Francfort, en 1785, une assemblée de Franc-Maçons ou furent convoqués deux hommes considérables de Besançon, qui faisaient partie de la Société, M. de Reymond, inspecteur des postes, et M. Maire de Bouligney, président du Parlement. Dans Cette réunion le meurtre du roi de Suède et celui de Louis XVI furent résolus. MM. de Reymond et de Bouligney revinrent consternés, en se promettant de ne jamais remettre les pieds dans une Loge, et de se garder le secret. Le dernier survivant a dit à M. Bourgon… Vous avez pu en entendre parler ici, car il a laissé une grande réputation de probité, de droiture et de fermeté parmi nous. Je l’ai beaucoup connu, et pendant bien longtemps, car je suis à Besançon depuis quarante-deux ans. Ce qu’on sait aussi, et avec certitude, c’est que la réunion de Wilhemsbad, en 1782, avait un épilogue dans le genre des révélations désespérées du malheureux M. Leroy.

Le comte de Virieu qui avait fait partie de la délégation française, revenait terrifié du Congrès, déclarait quitter la secte, et disait au baron de Gilliers :

« Je ne vous révélerai pas ce qui s’ est passé ; ce que je puis seulement vous dire, c’est que tout ceci est autrement sérieux que vous ne pensez. La conspiration qui se trame est si bien ourdie qu’il sera pour ainsi dire impossible à la Monarchie et à l’Eglise d’y échapper. » Et le comte de Yirieu n’était pas le seul terrifié par ces assises et qui se retirait alors de la Maçonnerie avec épouvante.

[ In Dorrows Danksehriften v. IV, pp. 211 à 221. Cité par Pouget de Saint-André (note 34) pp. 287-290, qui écrit : « Plusieurs historiens affirment que la Révolution française et la mort de Louis XVI avaient été décidées aux convents maçonniques d’Ingolstadt (1784) et de Francfort (1785). L’opinion de Barruel sur ce point est confirmée par Cadet de Gassincourt, ancien F.M. Plusieurs membres de la secte ont fait à cet égard des déclarations formelles, entre autres MM. de Raymond, de Bouligny et Jean Debry… Un autre argument est l’aveu que le Père Abel a recueilli de la bouche de son aïeul : celui-ci a déclaré regretter son vote régicide au Convent qui a décidé la mort de Louis XVI… Quant au Rapport de Haugwitz, http://goo.gl/kN7mC il n’a pas encore été réfuté, croyons-nous. Et là il s’agit d’une pièce officielle émanant d’un ancien franc-maçon, confident du roi de Prusse et affirmant la condamnation de Louis XVI en 1784… Chargé par le roi de de Prusse d’un rapport sur les sociétés secrètes, il écrit : « La Révolution française et le régicide, ont été résolus par la Franc-maçonnerie » Bertrand Acquin]

Talmeyr, Maurice: La Franc-Maçonnerie et la Révolution française

 

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