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Intéressez-vous à cet homme. Si vous le pouvez, aidez-le un peu : Solution motorisée Olivier Saint-Gervais

Nous relayons, d'un "Sans Domicile Fixe" une demande de participation  https://www.pikari.fr/c/wcfapr à un joli projet. Participez s'il vous plaît, si vous le pouvez, même une petite somme modeste, pour le soutenir. La rédaction.

J'ai donc pensé tirer profit de mon itinérance forcée en proposant de la mettre au service d'un réseau œuvrant à cette reconquête, avant que les zones rurales ne soient toutes converties en terrains d'accueil pour migrants, et d'usines de productions industrielles agricoles, ces deux dernières directions étant interdépendantes. Là où le "hasard" m'avait fait atterrir par exemple, une bourgade préservée de l'Ardèche, où il faisait si bon vivre, grâce aux apports, il faut bien le reconnaître, des sympathiques hippies, un CAO de 65 migrants en provenance de Paris vient d'être créé.


Concrètement, mon projet de vie consisterait à parcourir et à reconnaître les zones rurales susceptibles d’accueillir, une, des aventure(s) nouvelle(s) de reconquête des terres, avec des chevaux psychopompes, pour mettre toutes les chances de notre côté, et cela dans la plus pure tradition militaire qui confiait à la cavalerie la mission d'exploration. Je rendrais ainsi compte de ce qu'il y serait possible de faire, et d'installer.


Cette exploration passerait notamment par la photographie ; j'ai l'idée de rejoindre les Pyrénées de l'Ardèche, pour me concentrer sur l'architecture et les châteaux du pays cathare. Ensuite, il y aurait les villages abandonnées dans les Pyrénées espagnols... où certains alpages dans les Alpes abandonnés pour cause de présence du loup ; j'ai des contacts dans ce milieu.



Ne pouvant compter que sur moi-même depuis un an, et sur ma jument, pour porter les deux caisses de bât vitales en milieu isolé et sauvage (nous n'avons jamais mis les pieds dans un relai équestre, gîte, ou structure de ce genre), j'ai à présent une idée assez réaliste de ce qu'il est possible de faire ou pas dans ces conditions. Je ne peux donc plus continuer aujourd'hui, alors même que je m'en étais dispensé sans le moindre mal depuis plus de cinq années, sans véhicule motorisé, pour les principales raisons suivantes :

Intéressez-vous à cet homme. Si vous le pouvez, aidez-le un peu : Solution motorisée Olivier Saint-Gervais
Intéressez-vous à cet homme. Si vous le pouvez, aidez-le un peu : Solution motorisée Olivier Saint-Gervais

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

  J'ai 48 ans et suis SDF. Il y a un an, j'ai quitté ma maison saisie avec une jument et un bât, en abandonnant, sans solution pour les sauver, toutes mes affaires. Je vis depuis dehors, en Ardèche ou Lozère, en service de marche à la belle saison, et de station le reste du temps sur des fermes.

  Il m'apparaît normal, dans le sens "conforme à la tradition", de vivre comme un vagabond, sans toit et en perpétuelle itinérance, dans la condition d'une bête traquée, quand on a raté sa vie ; cela fait partie des règles de l'existence. Aussi je ne demande pas de l'aide aujourd'hui pour me réinsérer, ce qui n'est plus possible  puisque je suis devenu un hors caste, ou être logé. Je demande de l'aide pour accéder à une possibilité de réussir quelque chose dans ma vie, et de lui donner un réel sens, ce que les circuits classiques de la société ne me permettent absolument plus aujourd'hui. Pour un hors caste donc, retrouver une estime du soi ne peut passer que par une expérience non ordinaire. Profiter de ma situation de "non attaché", pour réaliser ce que d'autres, engagés vis à vis de diverses responsabilités, ne peuvent entreprendre, c'est ce qui me semble le plus cohérent aujourd'hui.


  Je suis néo-rural, donc chancelant, déraciné, et au final, désocialisé. J'ai travaillé auparavant dans l'agriculture biologique, en élevage essentiellement, en respectant les règles (des années de stages non rémunérés, formation, diplôme, salariat), puis en forêt, comme artisan, respectant une nouvelle fois les règles (s'acquitter de charges sociales exorbitantes, ne laissant des fois plus de quoi manger), occupé à des tâches de forçat qui m'ont ruiné moralement. Je m'étais orienté sur ces voies à vingt ans sans réfléchir, sous l'impulsion d'un rejet viscéral du monde de la ville nouvelle moderne PS, et de son vivre ensemble, au sein duquel j'avais non pas grandi mais descendu, à Évry White Blancos Cortex 91.

 

  Mon point de vue au bout de vingt sept ans passés dans le monde rural est qu'il est impossible de revenir à la terre aujourd'hui par des moyens classiques, légalistes, puisque la FNSEA et ses partenaires verrouille tout ; les seules surfaces qui se libèrent reviennent aux agrandissements des plus grosses exploitations, et aux projets les plus dégueulasses.  Et pourtant, il n'y a pas d'autres solutions si nous voulons survivre, que de reconquérir les zones rurales, avec ce modèle du clan en tête, le seul susceptible d'offrir une protection quand tout le reste sera défaillant - l'actualité  des SDF en dit suffisamment long sur ce qui nous attend - et en mesure de fonctionner de manière autonome.

 

  J'ai donc pensé tirer profit de mon itinérance forcée en proposant de la mettre au service d'un réseau œuvrant à cette reconquête, avant que les zones rurales ne soient toutes converties en terrains d'accueil pour migrants, et d'usines de productions industrielles agricoles, ces deux dernières directions étant interdépendantes. Là où le "hasard" m'avait fait atterrir par exemple, une bourgade préservée de l'Ardèche, où il faisait si bon vivre, grâce aux apports, il faut bien le reconnaître, des sympathiques hippies,  un CAO de 65 migrants en provenance de Paris vient d'être créé.

 

  Concrètement, mon projet de vie consisterait à parcourir et à reconnaître les zones rurales susceptibles d’accueillir, une, des aventure(s) nouvelle(s) de reconquête des terres, avec des chevaux psychopompes, pour mettre toutes les chances de notre côté, et cela dans la plus pure tradition militaire qui confiait à la cavalerie la mission d'exploration. Je rendrais ainsi compte de ce qu'il y serait possible de faire, et d'installer.

 

   Cette exploration passerait notamment par la photographie ; j'ai l'idée de rejoindre les Pyrénées de l'Ardèche, pour me concentrer sur l'architecture et les châteaux du pays cathare. Ensuite, il y aurait les villages abandonnées dans les Pyrénées espagnols... où certains alpages dans les Alpes abandonnés pour cause de présence du loup ; j'ai des contacts dans ce milieu.

 

  Ne pouvant compter que sur moi-même depuis un an, et sur ma jument, pour porter les deux caisses de bât vitales en milieu isolé et sauvage (nous n'avons jamais mis les pieds dans un relai équestre, gîte, ou structure de ce genre), j'ai à présent une idée assez réaliste de ce qu'il est possible de faire ou pas dans ces conditions. Je ne peux donc plus continuer aujourd'hui, alors même que je m'en étais dispensé sans le moindre mal depuis plus de cinq années, sans véhicule motorisé, pour les principales raisons suivantes :

 

          1° Je suis trop limité au niveau de la place disponible avec ces deux seules caisses de bât. Une des difficultés majeures auxquelles j'ai été confronté durant cette année "sans abri" fut l'impossibilité d'avoir accès à un ordinateur. Un véhicule motorisé me changerait la vie déjà parce qu'il me permettrait d'avoir à nouveau accès à un outil de travail indispensable aujourd'hui, notamment pour la photographie. Je ne vois depuis un an mes photos qu'à partir d'un écran de téléphone portable ; il est bien évident qu'on ne peut pas travailler dans des conditions pareilles. Quant aux possibilités de gérer une production, ou de retoucher certaines images, on n'en parle même pas. J'ai donc laissé de côté la photo ces derniers mois, par la force des choses ; je n'ai pas du tout eu la possibilité de m'y consacrer comme je l'aurais voulu, je tiens à le préciser à la suite des contacts que j'ai pu avoir à ce sujet ;


         

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2° S'approvisionner en voyageant à cheval est épouvantablement difficile, et c'était déjà anciennement le problème le plus délicat à résoudre pour les armées. Aujourd'hui le petit commerce a disparu dans les zones rurales, se risquer en ville avec un cheval bâté reste à éviter autant que possible, et demeure toujours le problème de manque de place pour stocker. Si, comme je le souhaiterais, la marche reprenait en plein hiver, dans quelques semaines, il faudrait prévoir en plus des vivre un ravitaillement en fourrages pour la jument ;

 

        3° Ma jument est pleine, elle ne pourra porter le bât les derniers mois de sa grossesse. S’aventurer donc, sur la route avec la jument bâtée, sachant qu’il faudra s’arrêter je ne sais où quelques semaines plus tard, relève de l’inconscience et de l’irresponsabilité ;

          4° Enfin, j’ai abandonné toutes mes affaires personnelles (livres, vêtements, photos, matériel informatique, outils de mon grand-père, qui les tenait du sien, agricoles et forestiers, jusqu’aux tronçonneuses…) dans ma maison saisie en Haute-Saône (j’ai réussi à repousser in extremis la vente par un appel bien abusif). Un véhicule motorisé me permettrait d’espérer en sauver une partie, au moins…
 

  J'organise donc cette cagnotte, prioritairement destinée à l'achat d'un véhicule motorisé d'occasion.

 

  La solution idéale serait celle du camion bétaillère, qui me permettrait de vivre comme un roi, et qui révolutionnerait ma vie, en rendant possible... des choses auxquelles je n'ai même pas pensé encore, conditionné par cinq années de vie à pieds. J'ai bien le permis poids lourd, mais cette solution paraît inaccessible financièrement.

 

  En fonction de la somme récoltée, je m'orienterai soit vers le fourgon, comme ceux des Gitans (les néo-Hippies, desquels il y a beaucoup à apprendre, en possèdent tous un ici), soit vers la simple voiture fourgonnette.

 

  La principale difficulté de ces dernières solutions, par rapport à celle du camion bétaillère, c'est qu'elles m'obligent à trouver un conducteur, puisque je devrai marcher avec la jument. Je pensais alors faire appel à un SDF disposant d'un permis B, ce qui ajouterait au projet une petite dimension sociale... mais j'ai à vrai dire peu d'espoir de trouver quelqu'un ; je me prépare donc à l'idée, dans le pire des cas, à rouler en 1ere, avec la jument qui suivrait derrière. Après tout ils attachaient bien de cette façon les chevaux derrière les roulottes et fourgons.

 

  Merci d'avoir pris la peine de me lire  jusque là si vous êtes encore présents, et merci par avance pour votre aide. Si certaines de mes photos vous intéressaient, j'avais bien pensé faire une sorte de troc dons contre photos, suivant différents formats voir qualités de tirages. Je pourrais éventuellement proposer des tirages argentiques à l'ancienne, qui ne seraient pas passés par une étape numérisation. Pour les photos numériques, il faudrait que je les améliore un minimum, et je n'en ai pas la possibilité matérielle pour le moment. N'hésitez pas à me contacter à ce sujet.

 

Bien à vous,

 

O. Saint-Gervais

 

Pour participer à cette cagnotte, il suffit de cliquer sur le bouton Je contribueLe paiement est facile et sécurisé

 

Chaque contributeur est libre :

- de choisir le montant de sa contribution

- de garder secret le montant de sa contribution

- de compléter la liste des participants en invitant ses contacts

 

Bien sûr, les données personnelles sont protégées et ne seront jamais transmises à des tiers. Et en utilisant Pikari, vous soutenez une initiative positive :)

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Tag(s) : #Politique-Société, #Vie quotidienne-Santé-Environnement

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