Quatrième et dernier dimanche de l'Avent - Vidéo - Abbé Philippe Laguérie

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quatrième dimanche de l'Avent se situe moins d'une semaine avant Noël dans le calendrier liturgique catholique.

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Max Montgomery 18/12/2016 15:36

Voilà, ma foi, un abbé qui sait ce que parler veut dire: il parle le vrai français (hors "finir par se résoudre" qui est un pléonasme charmant).
Il ne se jugera point, pas plus que Paul qu'il cite en ce dimanche, mais moi, je saluerai, outre sa belle voix qui me rappelle un avunculaire aïeux, bien plus son juste propos. Quiconque se juge ou juge autrui se place dans un regard autocentré; c'est en fait ce que Nietzsche lui-même, révoque en termes cruels: l'auto contemplation morbide. Mais il y a aussi une crainte, une mauvaise crainte qui naît de la paresse et de l'absence de prise de risque, qui fait de Dieu un juge futur et inévitable plutôt qu'une Présence absolue. On se juge en préparant son propre jugement, le Jugement final qui nous attend, du moins ce qu'on pense qu'il va être. Temps perdu ! C'est la parabole des talents, en ce que l’on croit se préserver en se justifiant, au lieu de s’exposer vraiment, au lieu de servir au sacrifice qui nous est demandé. Au lieu de prendre très théoriquement possession du futur, on devrait agir bien plutôt.
Et puis, dans cette autodéfense verbale de chacun, il y la crainte des Hommes. Le besoin d'être estimés, c'est-à-dire au fond être aimés d'eux, et une vaine gloriole qu'on en tire.
Je retire aussi de ce que vous dites du dialogue de Joseph et Marie, que la "communication de couple" en prend un magistral et salutaire coup. Il faut savoir se taire, au lieu de toujours se justifier. Eh ! quoi, le Seigneur s'est-Il défendu devant Pilate ? Non. Et s'Il ne le fit pas, c'est qu'Il était, en son silence, non pas le véritable accusé, mais au contraire, l'avocat du Romain et de toute l'Humanité qui le jugeait. Un avocat muet ! Qu'ils y songent, ceux qui croient se racheter en paroles. Comme si l'arbre était jugé aux feuilles, celles qui en séchant s'envolent et finissent "dans le vent"...
Merci d'insister sur ces quelques mots.
Le Seigneur soit avec vous, bon père.

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