1er août 1793 – La Convention vote la destruction de la nécropole royale de Saint-Denis

Le vandalisme est inhérent à toute révolution. Au mépris de l'humanité et de l'intelligence la plus élémentaire, la politique visant à faire table rase du passé a fait disparaître des trésors artistiques inestimables. L'exemple le plus désolant fut la destruction des tombeaux des rois de France à Saint-Denis.

Profanation des tombeaux de Saint DenisOn retrouve à l'origine de cette infamie, comme de bien d'autres, l'inénarrable Barère dont le rapport du 31 juillet 1793 exprima le vœu « que pour célébrer la journée du 10 août qui a abattu le trône, il fallait, dans son anniversaire, détruire les mausolées fameux qui sont à Saint-Denis, » ajoutant que « la main puissante de la République doit effacer impitoyablement ces épitaphes superbes, et démolir ces mausolées qui rappellent des rois l’effrayant souvenir ».

Convaincus comme de coutume par la harangue de l'indéboulonnable rapporteur du Comité de Salut public, les députés de la Convention, sous la présidence de Danton, décrétèrent donc ce qui suit, le 1er août 1793 : « Les tombeaux et mausolées des ci-devant rois, élevés dans l’église de Saint-Denis, dans les Temples et autres lieux, dans toute l’étendue de la République, seront détruits le 10 août prochain. »

Profanation Saint DenisLes profanations des tombes royales commencèrent les 6, 7 et 8 août 1793, mais le plus grand nombre de destructions eurent lieu en octobre de la même année, du 12 au 25. On est saisi d'effroi par le récit des témoins de l'époque, décrivant les ouvriers, en bras de chemise, fouillant tous ces cercueils, le bruit assourdissant des marteaux, et aussi le désordre des lieux, les voûtes qu’éclairaient mal les torches fumeuses, ce sombre couloir, cette petite porte où passèrent les cercueils éventrés, et par-dessus tout l’odeur fétide qui s’exhalait des tombes

Barère ne répondit jamais de ses actes devant l'Histoire. Ce personnage, l'un des plus vils qu'enfanta la Révolution, survécut à tous les changements de régime et s'éteignit paisiblement à Tarbes le 13 janvier 1841, à l'âge de 85 ans. Sa tombe, qui perpétue dans la pierre les mensonges de ce sinistre individu, aurait assurément mérité le même sort que celui qu'il provoqua, dans sa folie révolutionnaire, à l'encontre des mausolées de Saint-Denis.

 

Source Vendéens & Chouans: http://guerredevendee.canalblog.com/archives/2011/08/01/21714076.html

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