Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 14:03

Historien et archéologue chargé, au milieu du XIXe siècle, de rédiger une chronologie du règne de Charles VII, Auguste Vallet relate notamment la libération de la ville d’Orléans par Jeanne d’Arc le 8 mai 1429. La Pucelle arrive le 29 avril devant la ville. Le trajet s’était effectué par la rive de Loire, qui forme le côté de la Sologne. Sur cette rive, le convoi dépassa Orléans et vint s’arrêter devant Chécy, entre les assiégeants et Jargeau. Les Orléanais, munis de barques, se portèrent à sa rencontre. Jeanne, le soir même, vers huit heures, entra dans la ville. Voici le récit de Vallet.

 

Elle était montée sur un cheval blanc, ayant à sa gauche le bâtard d’Orléans — Jean de Dunois, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc — et derrière elle les principaux capitaines. La population se pressait à flots sur son passage. Tous, gens de guerre, hommes, femmes, enfants, témoignaient leur joie « comme se ils veissent Dieu descendre entre eulx. Ils se sentoient jà reconfortez et comme désassiégez par la vertu divine qu’on leur avoit dit estre en ceste simple pucelle. » (Journal du siège)

Jean de Dunois dit le Bâtard d'Orléans
Jean de Dunois dit le Bâtard d’Orléans

Nul ne pouvait se rassasier de la voir. Chacun voulait toucher son cheval, rapprocher de plus près. Elle souriait à tous avec une angélique bienveillance.

 

Quelques-uns, dans leur empressement, armés de torches, mirent le feu à son étendard. Jeanne, se dégageant avec aisance, manœuvra son cheval comme l’aurait pu faire un écuyer des plus habiles, et, de sang-froid, elle éteignit aussitôt ce petit incendie.

 

Escortée ainsi parla ville entière, elle descendit à l’hôtel de Jean Boucher, trésorier du duc d’Orléans. Elle était accompagnée de ses deux frères et de ses compagnons de Vaucouleurs. Jeanne, cette nuit et les suivantes, eut pour compagne de sa couche, la fille du trésorier.

 

Le 17 avril, Poton de Xaintrailles était revenu à Orléans de son ambassade auprès de Philippe le Bon. Ce duc avait accueilli favorablement la requête des Orléanais. Il vint lui-même à Paris plaider la cause du duc d’Orléans. Philippe proposa de mettre la ville en séquestre, et neutralisée, entre ses mains. Ce terme moyen et amiable fut repoussé par le conseil anglais de Paris. Le duc de Bourgogne, blessé de ce rejet imprévu, donna ordre immédiatement à tous les Bourguignons qui combattaient à Orléans, parmi les Anglais, de quitter le siége. Le héraut ducal, porteur de cet ordre, accompagna l’ambassadeur qui retournait à Orléans. Les Anglais perdirent ainsi quinze cents auxiliaires ; et l’entente cordiale qui les unissait au duc Philippe reçut en outre une nouvelle atteinte.

 

Mais cet heureux incident pâlissait devant l’éclatante nouveauté qui remplissait les esprits et qui faisait tout oublier : la venue de la Pucelle. Une fausse mesure fut prise à l’insu de cette dernière et contre ses ordres. C’est pourquoi le convoi ne put entrer que partiellement le 29 avril, à Orléans. Il fallut attendre plusieurs jours l’arrivée complète de ce secours, avant de tenter aucun mouvement important. Jeanne, dans cet intervalle, prit possession des lieux, visita les églises, opéra des reconnaissances, affermit le moral des assiégés et s’adressa par voie pacifique aux Anglais. Dès le mois de mars, un jour, à Poitiers, l’un des clercs qui l’examinaient lui demanda ce qu’elle était venue faire. « Avez-vous de l’encre et du papier », répondit Jeanne ? Et, sur l’affirmative : « Eh bien ! dit-elle, écrivez ce que je vais vous dicter. » La Pucelle ébaucha dès lors, séance tenante, son manifeste ou lettre aux Anglais.

 

Lire la suite : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5760

Par Démocratie Royale - Publié dans : Histoire/Culture - Communauté : Royalisme
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Pour le retour du Roi Très-Chrétien !

Avant 1789, la France était la première puissance Occidentale. République mondialiste, DEHORS !

« Très-Chrétien » est un qualificatif que les papes attribuent initialement comme un honneur aux souverains de leur choix mais qui, à partir de Charles V, servit à désigner le seul roi de France et son royaume. Le titre de « Très-Chrétien » peut être comparé à celui de Fils aîné de l'Église spécifique au roi de France.

Le nom de Très-Chrétien fut appliqué indifféremment au roi, au peuple ou au territoire français et devint peu à peu un objet de gloire, une justification d'être, apportant aux Français la certitude d'être un élément important du plan de Dieu dans l'ordre du monde au cours des temps.

Discours de Louis XX

Chers Amis,

 

Quel plaisir de vous retrouver après cette cérémonie à la mémoire du roi Louis XVI qui nous a réunis, si nombreux, dans l’émotion et le souvenir.

 

Je commencerai par vous souhaiter une bonne et heureuse année, pour vous, les vôtres, vos familles, vos enfants. Mais ces voeux, je les adresse aussi plus largement à la France toute entière et aux Français. Je pense, notamment, à tous ceux qui se trouvent confrontés à des situations douloureuses de tout ordre. Beaucoup de nos contemporains souffrent, doutent, parfois sont désenchantés. Mes pensées vont vers eux.

 

Depuis des années, dans mes interventions publiques, j’ai rappelé qu’il ne s’agit pas pour nous d’être des nostalgiques, mais d’être des artisans de l’avenir.


Les exemples de grandes figures de la royauté vont dans ce sens. C’est à cela que sert la mémoire.

 

Louis XVI que nous venons d’honorer à travers cette belle cérémonie nous y convie. Mais, en 2014, un autre roi nous y aidera aussi : Louis IX, Saint-Louis, dont nous commémorons le 800e anniversaire de la naissance, survenue en 1214, la même année que la bataille de Bouvines.

 

Saint-Louis, par l’exemple de son œuvre et de sa vie, laisse une fondation solide sur laquelle il est toujours possible de construire. Son œuvre a été celle d’un roi qui a permis à la couronne de retrouver sa souveraineté face aux grands féodaux ; celle d’un roi qui a été habité par les valeurs chrétiennes pour réformer la justice et les institutions. Il a montré ainsi que l’éthique était au cœur de l’action publique. Voilà des principes encore bien actuels. Si actuels que, s’ils ne sont pas rappelés d’abord, puis remis au centre de l’action, notre société continuera à être instable et fragile.

 

Mais aujourd’hui, que représentons-nous ? Que souhaitons-nous ? A quoi sert de s’inscrire dans une tradition millénaire ?

 

Cela n’a vraiment de sens que si nous voulons apporter quelque chose à la société. Or, la société contemporaine est en pleine mutation. Je pense qu’elle a besoin de ce que la tradition représente et peut encore lui apporter.

Souvent, on me demande si je suis prêt à reprendre la place que la tradition donne à l’aîné des Bourbons. Je réponds toujours à cela, comme mon père l’a fait avant moi, que notre position est d’une nature différente. Nos droits sont incontestables et viennent du fond des âges et ils reposent sur cette union entre une dynastie et un peuple. Nous assumons ces droits restant disponibles.

 

Cette union a permis au royaume de France de se constituer peu à peu, du petit domaine entourant Paris, jusqu’aux frontières actuelles que Louis XVI s’évertuait à ouvrir au monde avec la Pérouse et les combats menés en Amérique contre l’Angleterre.

 

Tel est le miracle capétien, celui de la France aussi.

 

La France a progressé dans le cadre de la royauté dont les institutions reposaient sur la défense des faibles, et sur les valeurs héritées du message chrétien dont la première est le bien commun. Saint-Louis en a été le modèle que ses descendants ont suivi.

 

Le successeur légitime des rois de France doit conserver intact cet héritage, précieux trésor pour l’avenir. Ces valeurs ont fait leur preuve puisqu’elles ont permis à notre pays d’être gouverné et de progresser pendant huit siècles. Ce sont elles encore qui ont animé génération après génération les meilleurs de nos enfants. Cette permanence montre combien elles sont justes. Ce bien commun passe par l’unité nécessaire contre toutes les féodalités et les individualités qui veulent toujours s’imposer et imposer leur loi. Ce bien commun est aussi inspiré par le souci de la justice et du progrès social reposant sur la réalité et non l’idéalisme.

 

Devant les interrogations de notre génération actuelle face aux erreurs passées, nous croyons bien que nous aspirons à un renouveau. Le Pape François agit dans le même esprit en dénonçant avec vigueur les dérives de toutes sortes, notamment éthiques, qui désagrègent notre société.

 

Dans cette quête de renouveau et de sens, les jeunes se mobilisent. Ils retrouvent, faisant preuve d’une étonnante clairvoyance, le vrai, le juste et le beau. Ils l’expriment à leur manière et notamment à l’aide de tous les nouveaux modes de communication. J’y vois un message d’avenir. La ténacité de ceux qui ne furent d’abord que des sentinelles, des veilleurs, est assez puissante pour, peu à peu, amener des changements législatifs majeurs, comme l’Espagne nous en montre actuellement l’exemple. Nous savons que nous pouvons compter sur la puissance de la tradition et de ses réussites.

 

La force de la royauté a toujours été de savoir s’adapter aux évolutions tant que celles-ci avaient pour finalité le bien de l’homme créé à l’image de Dieu. Cette vérité de Saint-Louis, qui fut encore celle des grandes réformes du XVIII siècle initiées par les rois Louis XV et Louis XVI et que la Révolution est venue détourner, demeure actuelle. Saurons-nous l’entendre et la mettre en œuvre ?

 

Ce message est celui du présent et de l’avenir. Fidèle à la tradition royale française, je le porte, me sachant soutenu par l’exemple de mes ancêtres et par l’espoir qui vous anime.

 

Merci.

 

Louis, duc d’Anjou

Un Peuple Libre la Monarchie Catholique Française

Louis XX Roi de France : « Après la Ve, VIe République ou Monarchie » ?

« La question institutionnelle n'a jamais été plus actuelle. Elle constitue un enjeu politique de première importance et tous les Français doivent souhaiter qu'elle soit publiquement débattue, pour ne pas laisser à d'illégitimes oligarchies le soin de trancher pour nous la question de notre avenir national.

Il n'appartient évidemment pas à l'aîné des Capétiens de résoudre seul cette difficile question institutionnelle. Mais il ne m'est pas interdit de regarder avec sympathie et intérêt le développement de ces discussions au sein de la société française. Et il est de mon devoir de rappeler à tous les Français de bonne volonté, après tous mes prédécesseurs, ce que mon regretté père appelait les « vieilles recettes » de la royauté capétienne.

Pas plus que vous, je ne sais ce qui viendra « après la Ve République ». Ce que je sais, en revanche, c’est qu'aucun régime ne pourra durablement s'implanter en France s'il cherche à dresser une France contre l'autre ; à occulter le glorieux passé de notre patrie ; ou à conférer, plus ou moins discrètement, le pouvoir à une petite caste de privilégiés.

En réfléchissant à notre avenir commun, il est sage d’écouter les leçons de notre passé. »

Message de Monseigneur le duc d'Anjou, Louis XX roi de France, chef de la Maison de Bourbon aux participants du forum « Après la Ve, VIe république ou monarchie » Assemblée Nationale, Paris, 15 février 2007

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De la Monarchie et de la véritable Démocratie

La Démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles non seulement en France d'ailleurs mais dans la majorité des peuples européens surtout à l'ouest. Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations par la suppression des privilèges de celles-ci et des provinces, le peuple a plus perdu le 4 août que la Noblesse et le Clergé.


La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce donc à l'intérieur de corps sociaux car les hommes ont alors à l'intérieur de ceux-ci des intérêts réellement communs pragmatiques et non idéologiques et peuvent ainsi exercer leurs mandats électifs de défense du corps social au mieux et par extension pour le Bien Commun de tous, comme les membres ensuite d'un seul corps. c'est ce qu'on appelle LA DEMOCRATIE SINCERE .

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