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Dieu & le Roi

Dieu & le Roi

« La monarchie, le meilleur des gouvernements. » Sa Sainteté le Pape Pie VI. La France, ce beau pays, souffre. L’Europe plie sous le poids des principes révolutionnaires. Il nous manque un Roi Très-Chrétien qui était le lieutenant de Dieu sur terre. La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce à l'intérieur de corps sociaux.


8 mai 1429 : Jeanne d’Arc lève le siège des Anglais à Orléans

Publié par Démocratie Royale sur 8 Mai 2012, 13:03pm

Catégories : #Histoire-Culture

Historien et archéologue chargé, au milieu du XIXe siècle, de rédiger une chronologie du règne de Charles VII, Auguste Vallet relate notamment la libération de la ville d’Orléans par Jeanne d’Arc le 8 mai 1429. La Pucelle arrive le 29 avril devant la ville. Le trajet s’était effectué par la rive de Loire, qui forme le côté de la Sologne. Sur cette rive, le convoi dépassa Orléans et vint s’arrêter devant Chécy, entre les assiégeants et Jargeau. Les Orléanais, munis de barques, se portèrent à sa rencontre. Jeanne, le soir même, vers huit heures, entra dans la ville. Voici le récit de Vallet.

 

Elle était montée sur un cheval blanc, ayant à sa gauche le bâtard d’Orléans — Jean de Dunois, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc — et derrière elle les principaux capitaines. La population se pressait à flots sur son passage. Tous, gens de guerre, hommes, femmes, enfants, témoignaient leur joie « comme se ils veissent Dieu descendre entre eulx. Ils se sentoient jà reconfortez et comme désassiégez par la vertu divine qu’on leur avoit dit estre en ceste simple pucelle. » (Journal du siège)

Jean de Dunois dit le Bâtard d'Orléans
Jean de Dunois dit le Bâtard d’Orléans

Nul ne pouvait se rassasier de la voir. Chacun voulait toucher son cheval, rapprocher de plus près. Elle souriait à tous avec une angélique bienveillance.

 

Quelques-uns, dans leur empressement, armés de torches, mirent le feu à son étendard. Jeanne, se dégageant avec aisance, manœuvra son cheval comme l’aurait pu faire un écuyer des plus habiles, et, de sang-froid, elle éteignit aussitôt ce petit incendie.

 

Escortée ainsi parla ville entière, elle descendit à l’hôtel de Jean Boucher, trésorier du duc d’Orléans. Elle était accompagnée de ses deux frères et de ses compagnons de Vaucouleurs. Jeanne, cette nuit et les suivantes, eut pour compagne de sa couche, la fille du trésorier.

 

Le 17 avril, Poton de Xaintrailles était revenu à Orléans de son ambassade auprès de Philippe le Bon. Ce duc avait accueilli favorablement la requête des Orléanais. Il vint lui-même à Paris plaider la cause du duc d’Orléans. Philippe proposa de mettre la ville en séquestre, et neutralisée, entre ses mains. Ce terme moyen et amiable fut repoussé par le conseil anglais de Paris. Le duc de Bourgogne, blessé de ce rejet imprévu, donna ordre immédiatement à tous les Bourguignons qui combattaient à Orléans, parmi les Anglais, de quitter le siége. Le héraut ducal, porteur de cet ordre, accompagna l’ambassadeur qui retournait à Orléans. Les Anglais perdirent ainsi quinze cents auxiliaires ; et l’entente cordiale qui les unissait au duc Philippe reçut en outre une nouvelle atteinte.

 

Mais cet heureux incident pâlissait devant l’éclatante nouveauté qui remplissait les esprits et qui faisait tout oublier : la venue de la Pucelle. Une fausse mesure fut prise à l’insu de cette dernière et contre ses ordres. C’est pourquoi le convoi ne put entrer que partiellement le 29 avril, à Orléans. Il fallut attendre plusieurs jours l’arrivée complète de ce secours, avant de tenter aucun mouvement important. Jeanne, dans cet intervalle, prit possession des lieux, visita les églises, opéra des reconnaissances, affermit le moral des assiégés et s’adressa par voie pacifique aux Anglais. Dès le mois de mars, un jour, à Poitiers, l’un des clercs qui l’examinaient lui demanda ce qu’elle était venue faire. « Avez-vous de l’encre et du papier », répondit Jeanne ? Et, sur l’affirmative : « Eh bien ! dit-elle, écrivez ce que je vais vous dicter. » La Pucelle ébaucha dès lors, séance tenante, son manifeste ou lettre aux Anglais.

 

Lire la suite : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5760

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