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A l'issue d'un Congrès monarchique tenu en 1905, un chroniqueur de l'hebdomadaire Le Courrier de la Nièvre livre quelques règles d'or auxquelles nul royaliste convaincu ne saurait déroger

 

« Il importe de développer avant tout le sentiment du devoir individuel. Ce n'est rien que d'affirmer sa foi monarchique si l'on n'est capable de consentir pour elle des sacrifices. Reconnaître le Roi, l'acclamer comme son chef et comme le seul espoir de la France, cela n'autorise pas à se décharger sur Lui de toute action et de toute responsabilité. Un effort énergique persévérant et discipliné de chacun sur soi-même s'impose au moindre d'entre nous. La nécessité de la propagande, l'obligation de payer de sa personne et de sa bourse doivent nous apparaître à l'état d'évidences. Grâces au Ciel, nous n'avons point, ainsi que chez les révolutionnaires, à poursuivre une toujours fuyante unité ; car il n'est pas un royaliste, qui, sur les points essentiels, ne soit d'accord avec le Roi. »

 

Selon lui, « nulle œuvre n'est plus urgente que celle de la propagande par le journal. Trop longtemps, on a pu accuser les royalistes de méconnaître cette force. Ils en savent désormais la valeur. Ils comptent, dans leurs rangs, quelques-uns des penseurs et des polémistes les plus influents sur l'esprit public. Qu'ils songent à multiplier leurs organes, à les perfectionner, à les faire pénétrer dans toutes les couches sociales, de l'élite académique au prolétariat de la Villette et des campagnes, nulle ambition n'est plus louable. »

 

Aujourd'hui, il convient pour les royalistes :

 

1° de s'emparer de l'ensemble des moyens de communication modernes pour initier leurs contemporains aux vertus du principe monarchique (forums, blogs, réseaux sociaux, media participatifs, etc.) ;

 

2° de ne pas déplorer la discrétion de l'héritier du trône de France. Car s'exposer inconsidérément, d'une part l'amènerait à enfreindre la législation en vigueur qui lui interdit toute action politique, d'autre part le précipiterait dans une arène républicaine le reléguant au rang d'un compétiteur républicain tenu de jouer les bonimenteurs pour emporter une mise électorale fort convoitée... Ce serait, en somme, un véritable contresens politique, sachant de surcroît que le Roi ne prétend à rien, puisqu'il est.

 

Hugo Brémont

 

Précision : la loi d'exil du 22 juin 1886 a été abrogée par la loi du 24 juin 1950 dite loi Hutin, qui stipule :


Article 1er.- La loi du 22 juin 1886 relative aux membres des familles ayant régné en France est abrogée.

Article 2.- Au cas où les nécessités de l'ordre public l'exigerait, le territoire de la République pourra être interdit à tout membre des familles ayant régné en France par décret pris en Conseil des ministres.

Par conséquent, nul ne pourra nier que si Louis de Bourbon s'avisait d'entrer sur la scène politique en proposant... de mettre fin à la République, « les nécessités de l'ordre public » imposeraient naturellement de... l'évincer.

 

Tag(s) : #Royalisme

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