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Avec Alexandre Rémy, poursuivons notre voyage au cœur des mensonges révolutionnaires. Hugo Brémont

 

Dans notre vieux droit monarchique, on rencontre fréquemment cette maxime : Si veut le Roi, si veut la loi. L'école révolutionnaire n'a pas manqué de la traduire ainsi : La volonté du Roi est la loi. Or, toutes les traditions historiques s'accordent pour lui donner cette signification toute contraire : La loi est la volonté du Roi.

 

La loi est la volonté du Roi, c'est-à-dire que le roi ne voulait rien ou ne pouvait rien vouloir que ce que voulait la loi. C'est ainsi, en effet, que l'entendait Clotaire Ier, reconnaissant que « le devoir le plus sacré de la royauté était de respecter la loi. » C'est ce qu'entendait pareillement Louis XI, déclarant que « quand les rois violent la loi, ils font leur peuple serf et perdent le nom de roi. » C'est ce qu'entendait non moins formellement aussi Henri IV, disant que « la première loi du souverain est de les observer toutes, et qu'il a lui-même deux souverains : Dieu et la loi. » Enfin, c'est cette même interprétation que consacrait Louis XV, proclamant dans son Édit de 1717 ce qu'il appelait avec un si remarquable bonheur d'expression « l'heureuse impuissance » de la royauté devant les lois qui formaient la constitution de l'Etat.

 

La loi est la volonté du Roi, c'est-à-dire encore que, dans le jeu de notre ancienne constitution, la loi étant l'expression de la volonté nationale, et cette volonté se résumant dans la souveraineté royale, le Roi personnifiait, pour ainsi dire, la loi, et en était aux yeux du peuple comme la représentation vivante et souveraine.

 

Mensonge révolutionnaire N° 1 suivez le lien ! http://www.democratie-royale.org/article-au-nombre-des-mensonges-revolutionnaires-77191232.html

 


Tag(s) : #Royalisme

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