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Souvent, quand nous parlons de nos frères chrétiens martyrisés par les islamistes, on nous rétorque, que nous-mêmes, avons bien des choses à nous reprocher car, par le passé, nous avons-nous aussi, à vouloir évangéliser « de force », commis des actes atroces dans des pays qui, en somme, ne nous demandaient rien mais qui par contre, n’avaient aucune connaissance de la Bonne Nouvelle du Christ !


Certes ces missionnaires n’ont pas été toujours évangéliques, personne ne le contestera, mais, c’est aussi au prix de leur sang qu’ont vu le jour des écoles, des orphelinats, des hôpitaux, des cultures, des entreprises… des actions solidaires et salvatrices !

 

barbaresque-photo2


On en oublierait presque que durant des siècles, l’inverse c’est produit ! Non pas que les pays du Moyen-Orient et de l’Orient aient voulu nous « convertir » à l’Islam ni nous inculquer leurs « savoirs sociaux » mais qu’ils ont utilisé les chrétiens d’Europe comme esclaves… Notre mémoire est trop souvent courte ou tronquée par les historiens eux-mêmes !


Pour comprendre le martyr de nos frères chrétiens dans ces pays islamistes à l’extrême, il est peut être bon de rouvrir nos pages d’histoire et nous dire que cela ne peut, ne doit recommencer… non plus sous une forme d’esclavage comme par le passé  mais par un  « envahissement sournois » directement chez nous, dans nos terres européennes !

 

 

Claude Jacquemay a récapitulé ici des faits historiques précis qui nous montrent que le martyr chrétien n’a jamais cessé et qu’il se poursuit encore aujourd’hui :

 

« Barbaresque et esclavage des Blancs »

 

« De 1500 à 1800, la côte barbaresque du Maroc à la Libye fut le foyer d’une industrie des plus florissantes, celle du rapt de blancs européens et chrétiens en Méditerranée, alimentant ainsi l’exploitation et le commerce des esclaves. Tous les spécialistes évaluent leur nombre à 1 million et 250 000 pendant cette période.


Les marines nationales européennes trop faibles ne possédaient pas de moyens de défense suffisants. Les corsaires maghrébins et turcs, ayant en plus des voiles la puissante force de propulsion des nombreuses rames de galériens esclaves pouvaient se déplacer plus rapidement, surtout quand le vent faiblissait. En 3 ans, la marine britannique à elle seule reconnaissait avoir perdu 466 navires marchands. En plus de l’attrait des rapines, l’agressivité et la cruauté des chefs islamiques redoublaient par l’aiguillon religieux du djihad contre les mécréants.

 

En plus de l’interception des navires,  les raids des esclavagistes barbaresques dépeuplaient des milliers de kilomètres de côtes en kidnappant hommes femmes et enfants. Ils détruisaient les églises dont les cloches pouvaient sonner l’alarme à leur approche.


C’était l’Algérie qui détenait le plus d’esclaves chrétiens, juste devant la Tunisie.


Sur 1300 kilomètres de côtes italiennes, la fréquence des raids éloigne du rivage les populations qui se réfugient dans les villes vers l’intérieur.

 

Ces pirates qui ont fait de la Méditerranée “la mer de la peur” sont de véritables riches seigneurs. Certains d’entre eux peuvent posséder de belles villas et jusqu’à 3000 esclaves chrétiens. On les nomme les raïs.  Leurs prisonniers sont vendus sur les marchés de Tunis ou d’Alger s’ils sont pauvres. Les riches, les nobles les Juifs ou les religieux peuvent être libérés s’ils paient une rançon. L’intervention de nombreux intermédiaires alimente un fructueux commerce qui les enrichit à tous les niveaux.


Le cruel Baba Arrouj,  dit Barbe Rousse, fut l’un des plus célèbres de ces corsaires chasseurs d’esclaves blancs.

 

Miguel de Cervantes auteur de don Quichotte, capturé au large de Rosas lors de son retour de Naples avait été déporté comme esclave au bagne d’Alger avec son frère Rodrigo le 26 septembre 1575. Après quatre tentatives d’évasion, il fut libéré contre rançon en septembre 1580 après 5 ans de captivité. Avantagé par la fortune de sa famille apte à payer rançon, il eut le privilège de survivre tandis que de moins chanceux  restèrent en captivité jusqu’à 10 ou 30 ans dans d’atroces conditions.

 

Le prix des femmes varie suivant leur âge et leur beauté.

Les enfants de tous âges et sexes sont aussi livrés aux enchères.

Les plus riches ont le privilège du cachot.

 

Il existait un bagne d’esclaves chrétiens à Alger.


La plupart des captifs portent une chaîne fixée à un anneau enserrant l’une des chevilles. Les prisonniers les plus robustes deviennent des galériens enchaînés à leurs compagnons et aux rames. Ils sont soumis au fouet pour suivre les cadences.


La punition habituelle des captifs était la bastonnade  variant de 150 à 200 coups. Le seul moyen d’atténuer leurs tortures consistait à prendre le turban, en se convertissant à l’Islam. Exemptés ainsi du service dans les galères, nul ne pouvait plus leur infliger des brimades indignes d’un fils du prophète. La crainte de perdre leur âme et de subir  le supplice de la circoncision adulte pouvait justifier leurs hésitations.

 

Parmi les moins riches, les charpentiers de marine, les fondeurs ou ceux qui possédaient des dons particuliers pouvaient jouir cependant de certains avantages.

 

En 1683, Louis XIV fait bombarder Alger par une grande flotte pour faire cesser les raids. En représailles, le père Le Vacher et 20 autres Français sont exécutés tour à tour attachés à la bouche d’un canon.

 

Les gouverneurs de Beylik de la Régence turque recevaient un pourcentage de 10% d’esclaves comme une forme d’impôt  sur le revenu. Ces esclaves publics restaient en partie sur les bateaux-prisons des galères. Le reste était affecté à la construction de digues, fortifications, rues, palais, ainsi qu’à l’extraction et convoyage des pierres de construction.


Les janissaires de la Régence du corps d’élite et les spahi (gardes du Dey) de l’odjac turc formaient une infanterie redoutable. Cette milice analogue à celle des prétoriens de Rome terrorisait ses ennemis. En Algérie, par leurs mariages avec des femmes berbères ou arabes ils donnèrent naissance à la communauté des Kouloughlis représentant un pourcentage important près de Tlemcen.


Abdelkader Timoule spécialiste érudit de la djihad maritime au Maroc nous apprend que  les religieux chrétiens ayant consacré leur vie à la rédemption des esclaves avaient si bien réussi dans leur tâche au profit du négoce que les corsaires leur avaient concédé l’édification de chapelles, ce qui favorisait l’essor d’un  commerce florissant.

 

Les croisades n’ayant été qu’une réponse à l’expansion de l’Islam en djihad dans tout le Moyen-Orient, au Maghreb en Espagne et jusqu’à Poitiers (732)  aux septième et huitième siècles, certains de ces ordres s’étaient fondés pour délivrer les chrétiens prisonniers des Musulmans.

 

Saint Jean de Matha (1160-1213) provençal d’origine  espagnole, fondateur de l’Ordre de la Sainte-Trinité et de la Rédemption des captifs, racheta des dizaines de milliers d’esclaves des barbaresques d’Afrique du Nord, parmi lesquels se trouvait le célèbre écrivain Cervantès. Un tiers des revenus des écoles et des hôpitaux qu’il avait créés étaient consacrés aux rançons.

 

Saint-Pierre de Nolasque (1189-1256) natif de Ricaud et prêtre au Mas Saintes Puelles dans l’Aude fut le précepteur du fils de Jacques 1er roi d’Aragon. C’est avec le soutien de ce dernier qu’il fonda l’ordre de Notre-Dame de la Merci pour le rachat des chrétiens captifs des barbaresques.

 

A chaque retour de captifs des barbaresques, leurs rédempteurs organisaient dans les villes sur leur parcours des processions spectaculaires, justifiant leurs dépenses et leur action. Les foules populaires qui y assistaient, découvrant les infamies de l’esclavagisme ne pouvaient alors éprouver que des sentiments de révolte et de pitié vis-à-vis de ces malheureux.

 

Condorcet, Montesquieu, Thomas Reynal, Viefville des Essarts et bien d’autres intellectuels du XVIIIème siècle n’ont jamais cessé de condamner toutes les formes d’esclavagisme chrétien.

 

Entre autres, c’est à l’initiative de l’abbé Grégoire que fut votée pour la première fois l’abolition de l’esclavage, le 16 pluviôse de l’an II (1794).


Quel historien oserait honnêtement accuser le peuple français d’être esclavagiste dans son ensemble, et se permettrait-il d’exiger quelque repentance ?

 

Après avoir été gardien du troupeau familial près de Dax dans les Landes, Vincent-de-Paul fut ordonné prêtre en 1600, après 7 ans d’études. Partant de Marseille en 1605 où il avait touché un modeste héritage et se dirigeant vers Narbonne par voie maritime, il fut capturé par des barbaresques  et vendu comme esclave à Tunis.


Après deux ans de captivité, il réussit à s’évader et retourner en France. Il fut alors aumônier des galériens, des enfants trouvés et des paysans ignorants.  Créateur d’institutions hospitalières, il fut canonisé en 1737.

 

L’esclavage en terre d’Islam est une donnée historique universellement reconnue y compris par les historiens musulmans.

 

Il convient cependant de rappeler que l’esclavage des Chrétiens blancs d’Europe a été précédé et poursuivi par celui des noirs d’Afrique.

 

Tous les spécialistes se fondant sur des statistiques scientifiquement établies savent maintenant que du 16ème au 18ème siècle, le nombre des esclaves blancs (1 250 000) surpasse largement celui des noirs africains (800 000) vendus en Amérique, sans tenir compte de la surmortalité. Sur 400 Islandais capturés en 1627, il n’en restait que 70 huit ans plus tard.

 

Une affiche de 1785 de l’imprimerie de la veuve Sibié imprimeur du Roi dans la ville de Marseille commandée par les ordres de la Trinité et la Merci nous détaille le rôle de 314 esclaves français rachetés à Alger. Ce document est une véritable source de renseignements. On y trouve un tableau donnant le nom, l’âge des esclaves au moment de leur capture, la durée de captivité  et leur origine par paroisse et diocèse. Un rapide calcul statistique nous fait savoir que la moyenne des années d’esclavage dans ce groupe est de 9 ans. Sur le total, 25 d’entre eux proviennent de Guyenne, 32 du Languedoc et 11 du Roussillon. Quelques exemples attestés : Thomas Nivet de Montferrier (Perpignan), 68 ans, est libéré après 35 années d’esclavage. Jean Fillon, 59 ans, de Béziers, 30 ans de détention. Pierre Tourron, 46 ans, de Saint-Vincent (Carcassonne) « n’a souffert » que 17 ans. Prosper Cathala, 32 ans, de Brousse (Narbonne)  n’a perdu que 7ans de sa vie. Nicolas la Faye, 22 ans, de Saintes n’a été détenu que 2 mois. De même, Baudire Michel, 35 ans, d’Argelès (Perpignan) n’a connu que 2 mois d’esclavage….

 

Pendant longtemps, l’Europe a tenté des expéditions pour faire cesser les raids des corsaires. Dès 1505, Diégo Fernandez de Cordoba occupe Mers-el-Kébir puis Oran en 1507. L’Espagne s’installe également sur l’îlot en face d’Alger puis à Bougie et Tripoli.

 

Baba Aroudj devenu Sultan d’Alger est tué en 1518 près de Tlemcen. Son frère Kheir-Eddin qui lui succède demande le protectorat de l’empire Ottoman pour résister à l’Espagne, et lutter contre le peuple berbère. En 1541, une tentative de Charles Quint contre Alger tourne au désastre. En 1582 et 1583, Louis XIV fait bombarder Alger par Duquesne, mais en vain, pour faire cesser les raids barbaresques.

 

En 1765, Suffren bombarde Salé au Maroc et trace les plans des côtes du Maghreb. Comme 130 Américains  ont été capturés entre 1785 et 1793, la jeune république entre en guerre contre Tripoli qui signe un traité de paix après 3 bombardements. En 1815, elle continue son combat contre le Dey d’Alger. (Cela ne nous rappelle-t-il pas nos otages détenus actuellement dans les pays arabes ?)

 

En 1816, l’expédition maritime anglo-hollandaise de Lord Exmouth arrive à faire cesser momentanément les raids. En 1818, au congrès d’Aix la Chapelle, les grandes puissances européennes évoquent la nécessité de mettre fin une fois pour toutes au fléau et Chateaubriand appelle la France à prendre la tête de ce combat.

 

La France mandatée par le congrès tente la négociation mais le refus d’excuse pour le coup d’éventail entraîne un ultimatum au dey en juin 1827, puis un blocus jusqu’en 1830. Le 5 juillet 1830, le régent ottoman Hussein-Dey signe sa soumission

 

Lors de la prise d’Alger, il restait encore 130 esclaves européens détenus par le Dey qui furent immédiatement libérés.  Ensuite, par esprit de tolérance religieuse à l’égard des indigènes, la France leur accorda un statut spécial. Si l’esclavage des noirs fut interdit dans les villes,  mais, en raison de ce statut, la possession et l’exploitation des esclaves noirs dans les campagnes et chez les nomades continuèrent d’exister. On connait l’épisode de la trêve avec l’émir Abdelkader qui avait fait décapiter une centaine d’esclaves noirs pour s’être précédemment réfugiés auprès des Français.

 

Il fallut attendre  la publication de la loi du député Victor Schoelcher en 1848 sous la seconde république et la forte autorité de l’administration française pour  faire cesser définitivement ces pratiques scandaleuses.


En 1846, Ahmed Bey I fit une première tentative de réduction de l’esclavage, mais ce n’est qu’après le décret français de 1890  que ce fléau disparut définitivement en Tunisie.

 

Seul l’honnête rétablissement de la connaissance des faits historiques réels permet d’éviter l’injustice des calomnieuses agressions contre  un peuple qui ne les mérite pas. » Cl.Jacquemay

 

Aujourd’hui, l’histoire se souvient des esclaves noirs, elle a (sciemment) oublié les esclaves chrétiens européens !

 

Geneviève vignes

 

http://genevievevigneschroniques.over-blog.com/article-martyrs-chretiens-oublies-66850103.html

Tag(s) : #Histoire-Culture

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