Carte d'identité biométrique ou comment on vous prend pour des veaux !

Sous un prétexte fallacieux voilà comment la république vous manipule, vous contrôle, vous asservit. Inadmissible. La prochaine étape c'est une puce RFiD sous-cutanée ! Les Français vont-ils encore se laisser faire ? Réveillez-vous ! D.R.

 

Vérification d'empreintes digitales lors d'un contrôle dans un aéroport américain en 2008.

Vérification d'empreintes digitales lors d'un contrôle dans un aéroport américain en 2008.

 

« La France bientôt à l'heure biométrique


L'Assemblée nationale a adopté, en première lecture, la création d'une carte d'identité biométrique et d'un fichier regroupant des données personnelles sur les porteurs. A terme, une très large partie de la population devrait figurer dans ce fichier. Une menace pour les libertés publiques?

 

Ils étaient onze députés, jeudi soir dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, pour voter en première lecture la création du plus grand fichier de données personnelles de France. Un «fichier des gens honnêtes», pour reprendre l'expression du rapporteur de la proposition de loi, le sénateur UMP François Pillet. Objectif affiché: lutter contre l'usurpation d'identité, qui concernerait 14000 personnes chaque année selon l'Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale.


Pour cela, la carte d'identité deviendra, comme le passeport avant elle, «biométrique». Délivrée au moment du renouvellement, cette carte comprendra deux puces électroniques. La première, dite «régalienne» portera l'état civil de son propriétaire, sa taille, la couleur de ses yeux, ses empreintes digitales et sa photographie. A terme, la reconnaissance faciale pourrait également être activée. La deuxième puce, optionnelle, sera dédiée aux actes commerciaux et aux démarches administratives en ligne, faisant office de signature électronique. «C'est la première fois que l'on introduit une dimension commerciale sur un titre d'Etat"», dénonce Delphine Batho, députée PS à l'origine d'un rapport sur les fichiers de police en 2009.


Corollaire de cette évolution, la création d'un fichier centralisant les mêmes informations pour les 45 millions de porteurs de cartes d'identité. Selon le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, ce fichier représentera «une garantie contre les falsifications de titres, puisqu'il sera possible de vérifier la concordance des données inscrites sur le titre avec celles enregistrées sur la base, contre la délivrance de plusieurs cartes différentes à une même personne et contre l'usurpation d'identité, puisque les vérifications opérées rendront impossible l'enregistrement de la demande du fraudeur».


«La traçabilité sera totale»

Louables intentions. Mais l'idée d'un fichier de tous les Français ne va pas sans susciter quelques visions orwelliennes de contrôle permanent et de recul des libertés publiques. «Nous sommes tout à fait opposés à ce projet, déclare Jean-Claude Vitran, responsable du groupe de travail Libertés et technologie de l'information à la Ligue des Droits de l'Homme. D'abord parce qu'une carte d'identité n'a pas à mélanger finalités régaliennes et économiques. Ensuite, à cause de la création de ce très grand fichier qui regroupera toute la population. Enfin, parce que la technologie RFID de ces puces n'est pas sécurisée: il suffit de chercher sur Internet pour trouver comme les pirater à distance! Nous irons jusqu'à la justice européenne pour lutter contre ce projet!»


Du côté des promoteurs du projet, on énumère les garde-fous visant à garantir les libertés des citoyens fichés: «L'accès au fichier sera très limité, promet le député UMP Philippe Goujon, l'un des rapporteurs du projet. Les policiers et gendarmes ne pourront pas y accéder pour un contrôle d'identité; seuls les agents de l'Agence nationale des titres de sécurité pourront y accéder à partir d'une carte d'accès spécifique et sécurisée. La traçabilité sera totale, avec la possibilité de connaître le nom de l'agent et le motif de la consultation».


«Les deux puces, la régalienne et la commerciale, seront complètement indépendantes l'une de l'autre, assure de son côté le député UMP Sébastien Huygues. La première fonctionnera sans contact, alors que la seconde pourra être insérée dans le lecteur de notre ordinateur personnel. Aucune donnée ne passera de l'une à l'autre.» Ce député membre de la CNIL assure par ailleurs que la commission sera «très vigilante. Il y aura des relations régulières entre l'administration et la CNIL sur le contrôle de ce fichier. Tout est verrouillé pour faire en sorte qu'il ne soit pas détourné de son but».


Un cadenas de sécurité en moins

 

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