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Depuis la crise économique de 2008, la quasi-totalité des états ont dû mettre en place des plans de rigueur budgétaire, des coupes financières drastiques et surtout, réduire leur interventionnisme économique et social au strict minimum. La France ne fait évidemment pas exception, prise à la gorge par son endettement proche des 85 % du PIB (1647 milliards d’euros) et l’impérative nécessité de le réduire : niches fiscales rabotés, suppression de postes de fonctionnaires (16 000 dans l’Education Nationale cette année), création de taxes ou hausse des anciennes (les fumeurs en ont eu pour leurs frais), etc….


            Mais, au-delà de l’aveu d’impuissance d’un gouvernement économiquement dépassé, c’est l’indicible échec de l’Etat Providence républicain qui se dessine en filigrane, comme un épilogue douloureux de la crise de 1976 et la fin des «Trente Glorieuses ». Prévisible et annoncée de longue date par les « royalistes sociaux » (pour reprendre l’expression de René de la Tour du Pin), cette déchéance de l’Etat Providence demeure malheureusement un grave problème pour les français. Habitués aux injections d’argent publique, le sevrage s’annonce rude et complexe : à l’individualisme et au consumérisme actuels devront impérativement succéder l’unité et l’entraide corporative. Encore faut il en être conscient…


            Au sein de l’Education Nationale, cet impératif est pourtant cruellement d’actualité. L’Etat républicain, depuis la réforme de la formation des professeurs de 2009, s’est partiellement retiré de la formation des futurs enseignants: les jeunes professeurs se formeront « sur le tas », l’Etat fondant ses espoirs sur l’entraide et la transmission des savoirs entre les professeurs expérimentés et les jeunes titulaires du concours. Pourtant, cette solution n’est guère efficace : bercé dans l’individualisme et l’égoïsme, les français n’ont plus cet esprit corporatiste.


Et qui leur en voudrait ? Depuis 220 ans, la république s’est efforcée de détruire cette unité professionnelle par des lois comme celles de Le Chapelier (juin 1791) et les décrets d’Allarde (2 et 17 Mars 1791). Diabolisées, calomniées, les corporations sont profondément méconnues de la plupart des français… alors qu’elles apparaissent aujourd’hui comme véritablement salutaires pour l’avenir de la France.


            Tocqueville écrivait au début du XIX°Siècle : «  Le plus grand soin d’un bon gouvernement devrait être d’habituer peu à peu les peuples à se passer de lui. ». La république s’est toujours efforcée de faire l’inverse : accentuer cette dépendance populaire au bon vouloir de l’Etat, sur le plan économique comme sur le plan social. Et malheureusement, lorsque cette hypocrisie s’écroule sous le poids de son impertinence, les français sont là pour payer les pots cassés…


De tout temps, les royalistes ont développé et étudié ce modèle corporatif : de René de la Tour du Pin (Vers un Ordre Social Chrétien) à Frédéric Le Play (l’Organisation du Travail) en passant par Albert de Mun. Aujourd’hui, il est grand temps de redécouvrir et de faire découvrir aux français une autre vision de l’Etat, une autre forme de société, fondé sur la liberté des corps intermédiaires et le Roi, « chef d’orchestre dans le concert des libertés », comme disait Jean Philippe Chauvin.


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Source : http://franceroyale.e-monsite.com/blog,decheance-de-l-etat-providence-vers-un-corporatisme-salutaire,991812554.html

 

16 juin 2011

Tag(s) : #Royalisme

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