Fénelon : pour faire l'éducation du dauphin de Louis XVI

 

Une œuvre de Fénélon

Dans ses rayonnages, Gilles Lejeune possède une petite curiosité : une superbe œuvre de Fénelon, datant du XVIIIe siècle, et spécialement commandée pour faire l'éducation du dauphin de Louis XVI, Louis-Charles de France. Et lorsque l'on ouvre ce bel ouvrage, on découvre, en haut d'une page, quelques mots encore lisibles, informant que l'œuvre a également appartenu à « Madame Élisabeth », la sœur du roi Louis XVI. Mythe ou réalité ? Ce grand mystère reste encore intact malgré l'âge de l'œuvre.

découverte

Gilles Lejeune possède une belle collection d'œuvres achetées avec minutie./Photo DDM, Jean-Marie Lamboley.
Gilles Lejeune possède une belle collection d'œuvres achetées avec minutie./Photo DDM, Jean-Marie Lamboley.
Gilles Lejeune possède une belle collection d'œuvres achetées avec minutie./Photo DDM, Jean-Marie Lamboley.

En franchissant le seuil du Scriptorium, place de l'Archevêché, les livres anciens font plonger les visiteurs dans un passé plein de mots, de couleurs et de mystères : placés sur des pupitres ou enfermés dans leurs écrins de verre, ces ouvrages de collection que conserve Gilles Lejeune promettent un saut vertigineux dans l'histoire du livre.

Au gré de ses pérégrinations visuelles dans la librairie, le visiteur peut, en effet, découvrir la première œuvre imprimée en caractères modernes, avant d'apercevoir soudain un autographe de la main de Victor Hugo surgi d'un de ses recueils. Et partout des illustrations minutieusement réalisées se laissent observer, comme ces roses, entièrement peintes à la main, qu'abrite un livre de botanique.

Découverte et partage

« J'apprécie de voir que la visite du Scriptorium suscite l'intérêt des visiteurs, explique Gilles Lejeune, ancien instituteur reconverti au métier de libraire et grand chineur. Chaque visite est un beau moment de partage, et parfois il arrive que ce soit les visiteurs qui m'expliquent le contenu des œuvres que je propose ! ».

Côté collectionneurs, c'est de l'Europe entière que les demandes affluent : « Certains recherchent une œuvre en particulier, d'autres un livre dans tel domaine, mais tous sont animés par un intarissable plaisir de la collection. »

Gilles Lejeune vend une quarantaine d'œuvres par an : suffisamment pour pouvoir renouveler son stock d'ouvrages anciens afin de toujours présenter le meilleur à ses visiteurs. Des œuvres qu'il trouve dans les ventes aux enchères ou dans les salons, car dénicher une œuvre rare au gré d'une promenade est devenu un mythe. En revanche, l'émerveillement devant des œuvres qui ont traversé et marqué l'histoire reste une réalité qui, elle, n'est pas prête de vieillir.

 

 

Source :http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/17/1379945-au-scriptorium-les-livres-se-contemplent.html

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