François-Athanase Charette de la Contrie

Francois-Athanase_de_Charette_de_La_Contrie.jpgEn cette matinée du 14 mars 1793, le chevalier François Charette de la Contrie s'apprête à monter à cheval pour aller chasser sur son domaine de Fonteclose, situé non loin de Machecoul entre le pays de Retz et le marais Vendéen. Son attention est attirée par des cris provenant d'une centaine de paysans qui entraient dans sa propriété. Il comprend vite qu'ils le cherchent pour l'emmener guerroyer contre la République. Après une courte partie de cache-cache, Charette se retrouve face aux paysans menaçants :

 Monsieur le chevalier, c'est une honte pour un ancien officier de refuser de sa battre contre les ennemis de Dieu et du Roi ! Charette blêmit sous l'insulte, puis il les jauge de son regard perçant.

Soit ! j'accepte de vous commander, mais vous devrez m'obéir aveuglément ; le premier qui faute, je lui fracasse la tête !
  
Oui ! oui ! nous acceptons ! Vive Charette ! Vive not'général !

Et pendant trois ans, Charette va conduire ses hommes dans des centaines de combats. En marge de l'armée Catholique et Royale, il va se battre sur son propre territoire. Il va inventer la guerre d'embuscade, utiliser à son profit le terrain, mélange de fourrés, de chemins creux, de taillis inextricables, où nombre de convois Bleus vont s'anéantir.

Seul rescapé, avec Stofflet, Charette va user plusieurs généraux républicains ; il va faire plier la République, les amener à signer le traité de paix de la Jaunaye avant de reprendre la guerre dans les sous-bois .

Traqué comme un loup pendant des mois par d'impressionnantes forces républicaines, le "Roi de la Vendée" finit par tomber en leurs mains dans le bois de la Chabotterie en mars 1796.

Que d'énergie dépensée pour rien ! lui dit le général Travot .  

Rien ne se perd, Monsieur, jamais... Nous sommes la jeunesse du monde, lui répond Charette avec morgue.

Emmené à Nantes, promené dans les rues comme une bête de foire, jugé sommairement et condamné à mort le 29 mars, c'est encore lui, Charette, qui refusant qu'on lui bande les yeux, commande le feu. 

Ajustez bien ! c'est ici qu'il faut viser un brave ! lance-t-il à l'adresse du peloton d'exécution, en montrant son cœur...


Combattu Souvent, Battu Parfois, Abattu Jamais ...

Telle était la fière devise du plus illustre des chefs Vendéens ...

Il avait 33 ans...

 

Source : http://lescoeursdechouans.free.fr/

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