Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 09:55

egypte.jpg Le Caire, 25 mars 2011. Le jour se lève sur un jour anniversaire. Nous fêtons aujourd'hui le deuxième mois de la révolution. En réalité on ne fête rien du tout, du moins pas ceux qui entendent, pour ce qu'il est, le mot démocratie. Les déçus cachent leur amertume et leur inquiétude et redoublent d'efforts et de réunions pour résister au rouleau compresseur de l'armée. 


Le gouvernement de transition n'y va pas de main morte pour conduire le pays vers ce qu'il appelle la stabilité. Et qu'on se le dise: les ennemis de la stabilité sont des fauteurs de trouble! des ennemis de la patrie! You're either with us or against us, aurait dit George W. Bush.


Les manifestants célébrés il y a quelques semaines sont en passe d'être criminalisés. L'armée a annoncé une loi criminalisant les manifestations et les grèves. Celle-ci sera sans doute passée dans les jours à venir à moins que… à moins qu'il se passe quelque chose tout à l'heure, et ce n'est pas impossible.


Depuis l'euphorie (injustifiée) du référendum du 19 mars, certains commencent à regarder la réalité telle qu'elle est et non telle qu'ils la rêvent. On ne connaît pas leur nombre car depuis que l'armée casse les manifestations en torturant ceux qu'elle arrête, mes concitoyens ont tendance à préférer le salon, surtout les femmes qui, si elles se font arrêter par l'armée, risquent de subir mille humiliations dont des "tests de virginité" effectué par des hommes. Les femmes qui affirmaient être vierges et dont les tests étaient négatifs ont reçu, d'après rapport d'Amnesty, des chocs électriques et ont été accusées de prostitution. Nausée.


Pourquoi euphorie injustifiée. Parce qu'on a pris "une-élection-avec-un-taux-de-participation-record" pour le signe ultime d'une démocratie enfin trouvée. Pour qu'une élection soit démocratique, ne doit-elle pas, d'abord, être juste? Et à quoi reconnaît-on une élection juste si ce n'est par l'application d'au moins quelques principes universels tels que: le secret du vote, la validité des bulletins de vote, les mesures contre la fraude, contre le double ou le triple vote, un temps de parole égal pour chaque camp sur les chaînes de télévision et les radios nationales, la surveillance du vote et des bulletins par une autorité judiciaire, l'accès — à tous — à un bureau de vote ouvert, l'empêchement de toute tentative de "harcèlement politique" ou religieux par des bandes organisées à l'intérieur des bureaux de vote…


Chacun de ces points à été violé dans ses grandes largeurs (lien vers un rapport en langue arabe par l'Organisation Egyptienne des Droits de l'Homme) et spécialement dans les villes et les villages de province. Commençons par le plus comique. Pour éviter qu'ils votent plusieurs fois, les électeurs trempaient un doigt dans de l'encre rose lavable à l'eau et au savon. Les bureaux de vote sans isoloir se comptaient par centaines. Les zones à forte communautés coptes ont vu leur bureaux fermés, ouverts, fermés — notamment les bureaux de la ville de Naga Hammadi. La télévision nationale diffusait… non elle martelait que le devoir patriotique de chacun était de voter "oui" à la stabilité. La première page du premier quotidien national, Al Ahram, a publié un encadré expliquant que voter "oui" était un devoir qui incombait à tout citoyen. Des Frères Musulmans et des salafistes en bandes, que nulle autorité n'empêchaient, accaparaient les bureaux de votes et vociféraient qu'en votant "oui" on irait au paradis et qu'en votant non… Pour comprendre l'ampleur des dégâts, il faut imaginer des villages ou le taux d'analphabétisation atteint parfois 70 ou 80%.


Les Frères Musulmans. Encore. Souvenez-vous quand nous disions que, trente années durant, le régime Mubarak avait agité le spectre de l'islamisme pour asseoir son pouvoir et légitimer sa dictature. L'armée, peu imaginative sans doute, se sert des mêmes ruses en ouvrant aux islamistes une voie royale telle qu'il n'aurait jamais pu la rêver.


L'accélération du processus électoral voulu par l'armée — allant contre toutes les demandes et mises en garde du camp pro-démocrate — donne bien sûr l'avantage aux partis et aux mouvements déjà constitués : le Parti National Démocratique et, donc,  les Frères Musulmans avec lesquels il semble clair que l'armée ait passé un accord. S'il l'on ignore les termes de l'accord, on semble déjà en connaître les conséquences: 30% des sièges au prochain parlement dit, à qui veut l'entendre, Essam El Erian, porte-parole de la confrérie.


Ne devrait-on s'étonner  d'ailleurs que le nom du Parti National Démocratique de Moubarak soit encore prononcé? Oui bien sûr, il faudrait s'en étonner, tout comme il faudrait s'étonner qu'Hosni Mubarak lui-même arpente les plages de Sharm el Sheikh, que Safwat el Sherif, tortionnaire corrompu et ex-président du Conseil d'Etat ne soit sous le coup d'aucune poursuite judiciaire, pas plus que Fathi Sorour, ex-Président de l'Assemblée du Peuple, maître en corruption lui aussi.


Assez.


Bonne nouvelle. Des centaines de fonctionnaires de la radio et de la télévision se sont mis en grève et constestent leurs conditions de travail. C'est pour eux une façon polie de tourner les choses. Ce qu'ils contestent c'est qu'on les oblige — et depuis toujours — à se rendre complices de toutes les campagnes de désinformation et de manipulation populaire, notamment la campagne féroce qui aura largement contribué à la victoire du camp du "oui" à une constitution qui menace, en profondeur, l'avenir démocratique de l'Egypte. 

"Libérer l'information" est le nouveau combat de ceux qui ont compris — avec raison — que la Radio-Télévision d'état était l'arme fatale de ce qu'il est convenu d'appeler… la contre-révolution.


Le Caire, 25 mars 2011, 18h30. Des manifestants se sont réunis à Maspero, le siège de la Radio-Télévision égyptienne. Les slogans à l'endroit de Hussein Tantawi sont directs et c'est une grande première : Tantawi ne serais-tu pas le prochain dictateur? Jamais un slogan n'avait-il été prononcé contre l'armée.

De grandes banderoles dénoncent également la triangulaire de la corruption évoquée plus haut: Safwat el Sherif, Fathi Sorour et Zakaria Azmi (ex-chef du personnel de la présidence).

Les manifestants sur place appellent à passer la nuit devant Maspero et de braver le couvre-feu de minuit. Cela annonce peut-être de nouvelles confrontations violentes avec l'armée et des arrestations sommaires.

Contre contre révolution? Ç'en a tout l'air.

 

Aalam Wassef

 

Source : http://crisdegypte.blogs.liberation.fr/cairote/2011/03/egypte-.html

Par Démocratie Royale - Publié dans : Politique/Société
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Pour le retour du Roi Très-Chrétien !

Avant 1789, la France était la première puissance Occidentale. République mondialiste, DEHORS !

« Très-Chrétien » est un qualificatif que les papes attribuent initialement comme un honneur aux souverains de leur choix mais qui, à partir de Charles V, servit à désigner le seul roi de France et son royaume. Le titre de « Très-Chrétien » peut être comparé à celui de Fils aîné de l'Église spécifique au roi de France.

Le nom de Très-Chrétien fut appliqué indifféremment au roi, au peuple ou au territoire français et devint peu à peu un objet de gloire, une justification d'être, apportant aux Français la certitude d'être un élément important du plan de Dieu dans l'ordre du monde au cours des temps.

Discours de Louis XX

Chers Amis,

 

Quel plaisir de vous retrouver après cette cérémonie à la mémoire du roi Louis XVI qui nous a réunis, si nombreux, dans l’émotion et le souvenir.

 

Je commencerai par vous souhaiter une bonne et heureuse année, pour vous, les vôtres, vos familles, vos enfants. Mais ces voeux, je les adresse aussi plus largement à la France toute entière et aux Français. Je pense, notamment, à tous ceux qui se trouvent confrontés à des situations douloureuses de tout ordre. Beaucoup de nos contemporains souffrent, doutent, parfois sont désenchantés. Mes pensées vont vers eux.

 

Depuis des années, dans mes interventions publiques, j’ai rappelé qu’il ne s’agit pas pour nous d’être des nostalgiques, mais d’être des artisans de l’avenir.


Les exemples de grandes figures de la royauté vont dans ce sens. C’est à cela que sert la mémoire.

 

Louis XVI que nous venons d’honorer à travers cette belle cérémonie nous y convie. Mais, en 2014, un autre roi nous y aidera aussi : Louis IX, Saint-Louis, dont nous commémorons le 800e anniversaire de la naissance, survenue en 1214, la même année que la bataille de Bouvines.

 

Saint-Louis, par l’exemple de son œuvre et de sa vie, laisse une fondation solide sur laquelle il est toujours possible de construire. Son œuvre a été celle d’un roi qui a permis à la couronne de retrouver sa souveraineté face aux grands féodaux ; celle d’un roi qui a été habité par les valeurs chrétiennes pour réformer la justice et les institutions. Il a montré ainsi que l’éthique était au cœur de l’action publique. Voilà des principes encore bien actuels. Si actuels que, s’ils ne sont pas rappelés d’abord, puis remis au centre de l’action, notre société continuera à être instable et fragile.

 

Mais aujourd’hui, que représentons-nous ? Que souhaitons-nous ? A quoi sert de s’inscrire dans une tradition millénaire ?

 

Cela n’a vraiment de sens que si nous voulons apporter quelque chose à la société. Or, la société contemporaine est en pleine mutation. Je pense qu’elle a besoin de ce que la tradition représente et peut encore lui apporter.

Souvent, on me demande si je suis prêt à reprendre la place que la tradition donne à l’aîné des Bourbons. Je réponds toujours à cela, comme mon père l’a fait avant moi, que notre position est d’une nature différente. Nos droits sont incontestables et viennent du fond des âges et ils reposent sur cette union entre une dynastie et un peuple. Nous assumons ces droits restant disponibles.

 

Cette union a permis au royaume de France de se constituer peu à peu, du petit domaine entourant Paris, jusqu’aux frontières actuelles que Louis XVI s’évertuait à ouvrir au monde avec la Pérouse et les combats menés en Amérique contre l’Angleterre.

 

Tel est le miracle capétien, celui de la France aussi.

 

La France a progressé dans le cadre de la royauté dont les institutions reposaient sur la défense des faibles, et sur les valeurs héritées du message chrétien dont la première est le bien commun. Saint-Louis en a été le modèle que ses descendants ont suivi.

 

Le successeur légitime des rois de France doit conserver intact cet héritage, précieux trésor pour l’avenir. Ces valeurs ont fait leur preuve puisqu’elles ont permis à notre pays d’être gouverné et de progresser pendant huit siècles. Ce sont elles encore qui ont animé génération après génération les meilleurs de nos enfants. Cette permanence montre combien elles sont justes. Ce bien commun passe par l’unité nécessaire contre toutes les féodalités et les individualités qui veulent toujours s’imposer et imposer leur loi. Ce bien commun est aussi inspiré par le souci de la justice et du progrès social reposant sur la réalité et non l’idéalisme.

 

Devant les interrogations de notre génération actuelle face aux erreurs passées, nous croyons bien que nous aspirons à un renouveau. Le Pape François agit dans le même esprit en dénonçant avec vigueur les dérives de toutes sortes, notamment éthiques, qui désagrègent notre société.

 

Dans cette quête de renouveau et de sens, les jeunes se mobilisent. Ils retrouvent, faisant preuve d’une étonnante clairvoyance, le vrai, le juste et le beau. Ils l’expriment à leur manière et notamment à l’aide de tous les nouveaux modes de communication. J’y vois un message d’avenir. La ténacité de ceux qui ne furent d’abord que des sentinelles, des veilleurs, est assez puissante pour, peu à peu, amener des changements législatifs majeurs, comme l’Espagne nous en montre actuellement l’exemple. Nous savons que nous pouvons compter sur la puissance de la tradition et de ses réussites.

 

La force de la royauté a toujours été de savoir s’adapter aux évolutions tant que celles-ci avaient pour finalité le bien de l’homme créé à l’image de Dieu. Cette vérité de Saint-Louis, qui fut encore celle des grandes réformes du XVIII siècle initiées par les rois Louis XV et Louis XVI et que la Révolution est venue détourner, demeure actuelle. Saurons-nous l’entendre et la mettre en œuvre ?

 

Ce message est celui du présent et de l’avenir. Fidèle à la tradition royale française, je le porte, me sachant soutenu par l’exemple de mes ancêtres et par l’espoir qui vous anime.

 

Merci.

 

Louis, duc d’Anjou

Un Peuple Libre la Monarchie Catholique Française

Louis XX Roi de France : « Après la Ve, VIe République ou Monarchie » ?

« La question institutionnelle n'a jamais été plus actuelle. Elle constitue un enjeu politique de première importance et tous les Français doivent souhaiter qu'elle soit publiquement débattue, pour ne pas laisser à d'illégitimes oligarchies le soin de trancher pour nous la question de notre avenir national.

Il n'appartient évidemment pas à l'aîné des Capétiens de résoudre seul cette difficile question institutionnelle. Mais il ne m'est pas interdit de regarder avec sympathie et intérêt le développement de ces discussions au sein de la société française. Et il est de mon devoir de rappeler à tous les Français de bonne volonté, après tous mes prédécesseurs, ce que mon regretté père appelait les « vieilles recettes » de la royauté capétienne.

Pas plus que vous, je ne sais ce qui viendra « après la Ve République ». Ce que je sais, en revanche, c’est qu'aucun régime ne pourra durablement s'implanter en France s'il cherche à dresser une France contre l'autre ; à occulter le glorieux passé de notre patrie ; ou à conférer, plus ou moins discrètement, le pouvoir à une petite caste de privilégiés.

En réfléchissant à notre avenir commun, il est sage d’écouter les leçons de notre passé. »

Message de Monseigneur le duc d'Anjou, Louis XX roi de France, chef de la Maison de Bourbon aux participants du forum « Après la Ve, VIe république ou monarchie » Assemblée Nationale, Paris, 15 février 2007

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De la Monarchie et de la véritable Démocratie

La Démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles non seulement en France d'ailleurs mais dans la majorité des peuples européens surtout à l'ouest. Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations par la suppression des privilèges de celles-ci et des provinces, le peuple a plus perdu le 4 août que la Noblesse et le Clergé.


La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce donc à l'intérieur de corps sociaux car les hommes ont alors à l'intérieur de ceux-ci des intérêts réellement communs pragmatiques et non idéologiques et peuvent ainsi exercer leurs mandats électifs de défense du corps social au mieux et par extension pour le Bien Commun de tous, comme les membres ensuite d'un seul corps. c'est ce qu'on appelle LA DEMOCRATIE SINCERE .

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