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fleur-de-lys 500A quand « Les Retrouvailles »   ? N'y a-t-il pas urgence   ? Pour nous tous, pour la France et pour tous ceux qui aiment notre pays... « Restauration »   ? Avec notre frère d'armes Bernard Lhôte, nous répondons d'une seule voix « Non»   ! Mais alors, vous nous interrogez les yeux écarquillés: « A quoi sert de démontrer la bienfaisance d'un régime impossible  ? » Non   ! A une restauration répétons-nous... Mais sans tarder laissez-vous porter par la Résurgence pour les Retrouvailles   ! Et réveillons le royaume dormant...

 

N'avons-nous pas choisi d'inscrire sous notre bannière « Que la Monarchie Française soit utile ou même nécessaire, cela se prouve et ne convainc personne. Il faut qu'elle soit aimée. »   ?

Oui, Bernanos a plus que jamais raison dans « Nous autres Français ». Il faut que nous l'aimions bien fort la France et « donc » la Monarchie Française   !

 

Et ne faut-il pas que nos Princes fassent entendre l'amour qu'ils ont toujours porté à la France et aux Français  ? Haut et fort, par les mots simples que les Français ont de tous temps toujours su entendre... Des mots qui portent haut et fort quand nos Princes montent à cheval…

 

 

Les Retrouvailles

 

-C'est bien joli tout ça, écologie et royauté, d'accord, l'une et l'autre vont de pair, se renforcent mutuellement, mais vous y croyez, vous, à une restauration  ?

 

-Non...

 

-Alors à quoi sert de démontrer la bienfaisance d'un régime impossible  ?

 

-Je ne crois pas à une restauration, je crois à une résurgence   !

 

-Une résurgence  ?

 

Oui, une résurgence, comme une rivière qui, un moment de son cours enfui, resurgit soudain d'une faille.

 

Lors de la campagne présidentielle de 2007, Philippe Sollers posait cette question et y répondait dans le J.D.D.:

 

« Ségolène Royal aurait-elle autant de succès si elle s'appelait Ségolène Buffet  ? J'en doute et le mot « royal » prend ici toute sa dimension subliminale. Le vieux rêve monarchique français refait sourdement surface »

 

 

Cette résurgence partielle, mineure, n'en est pas moins significative. La rivière ne jaillit pas toute: elle ne fait que sourdre, mais elle signale ainsi sa toujours vivante existence.

 

J.J.S.S., Jean-Jacques de la dynastie Servan-Schreiber, co-fondateur de L'Express, à ses débuts à gauche et moderniste, disait que « l'inconscient collectif français est monarchiste ». L'Express n'est plus à « gauche », son modernisme a vieilli, l'inconscient français demeure monarchiste.

 

Qu'ils le regrettent ou, sourdement, s'en ravissent, c'est l'avis de la plupart des commentateurs politiques. Y compris et surtout de journaux étrangers. Ils vont jusqu'à remarquer ce processus bien connu en psychologie qui veut qu'une tendance inconsciente refoulée s'exprime par des malaises et des actes manqués. Ségolène Royal est un acte manqué, et Sarkozy un malaise.

 

Relevons en outre que le refoulement exercé par la république s'affaiblit. Sous la III ème R.F., et même sous la IV ème, un individu du nom de Royal n'eut aucune chance de faire carrière politique à haut niveau, tant l'intégrisme républicain sévissait alors.

 

Un autre phénomène est révélateur de la toujours profonde existence de la rivière: les dénonciations à répétition de « dérives monarchiques ».

Ces soi-disant dérives sont en réalité des retours, des tentatives de retour au lit du cours royal de l'histoire de France.

 

C'est la Révolution qui fut un débordement et les quatre précédentes républiques des divagations. La V ème, grâce à la monarchisation gaullienne, donne moins l'impression d'aller à vau-l'eau. Pourtant elle vasouille.

 

Que la République n'aille pas bien, que les français en pâtissent, c'est certain. Que la monarchie resurgisse, c'est une autre histoire... à contre-courant du sens de l'histoire, aurait-on objecté à l'époque, encore proche, où la pensée dominante (dominée par le marxisme) imposait le dogme d'un sens univoque et irréversible de l'évolution des sociétés. Dogme qui condamnait à court terme les monarchies, ces survivances réactionnaires de temps révolus.

L'Union soviétique est morte, le communisme agonise, les monarchies se portent comme un charme, qu'elles ont.

 

Depuis que Léningrad est redevenue Saint-Pétersbourg, comment croire en un tel sens  ?

 

 

Si l'histoire en a un, sens, c'est celui de l'humour. Elle n'aime rien tant que les galipettes et les pieds de nez adressés à qui prétend encadrer sa fantaisie.

 

Par conséquent la résurgence de la monarchie française n'est pas certaine, mais possible.

 

Un livre récent de Marc Ferro, « Le retournement de l'Histoire », montre « qu'aucun des phénomènes historiques les plus marquants de notre temps n'avait été prévu ». La quatrième de couverture ose ces questions: « L'Histoire se contredirait-elle, reviendrait-elle soudain sur ses pas  ? Depuis plusieurs décennies, elle opère un retournement surprenant qui bouleverse nos conceptions du monde et notre vision de l'avenir ».

 

Pardon, monsieur Ferro, un retournement surprenant pour tous ceux qui entretenaient une conception du monde, disons simple, linéaire, confortable intellectuellement: mais un retournement qui ne surprend nullement ceux qui préfèrent Homère à Marx, les caprices des dieux (grecs) au déterminisme économicolâtre, le « vistamboire » au management, le galop du naturel au pas cadencé d'une Histoire engagée.

 

Sans nous vanter plus que ça, mais pas moins, nous n'étions pas nombreux, dans les années 50, à savoir le communisme mortel, le progrès précaire et relatif, l'Histoire coquette et tragique. Nous autres royalistes, nous ne sommes pas surpris de l'imprévu, parfois par nous entrevu, et nous ne trouvons pas qu'un roi capétien à l'Elysée soit un événement plus improbable qu'un président noir à la Maison Blanche.

 

La fin, non pas de l'Histoire, mais d'un sens à elle imposé, a levé le principal obstacle idéologique au retour du roi; d’inenvisageable, parce que jugé contraire à l'évolution programmée, ce retour devient une éventualité dès lors que l'évolution devient mystérieuse.


L'abondance d'articles consacrés aux « Rois qui ont fait la France », la multitude de biographies de souveraines et de souverains à la devanture des librairies sont-elles des signes avant-coureurs  ? Des preuves, en tout cas, de la présence de la royauté dans l'imaginaire français et des symptômes de besoins que la république ne satisfait pas.

 

Mais ne nous leurrons pas, l'attachement à ce régime constitue encore un obstacle à la résurgence. Quelle est la force, qu'elle est l'étendue du sentiment républicain  ?

 

Un sondage n'est pas nécessaire pour savoir  ce sentiment largement majoritaire. Par contre sa force donne à réfléchir  ?

 

Proclamation de la III ème…

 

Quand on a assisté à la volatilisation d'une III ème République pourtant populaire, bien assise comme un notable de province attablé au Café du Commerce, sacralisée par la victoire saignante de 1918, on a des doutes... Populaire installée, sacralisée, et pfittt, sa défaite, monstrueuse il est vrai, la défaite du jour au lendemain   !

 

Elle disparaît sans funérailles, ni regrets, ni pleurs.

 

La France ne s'est pas remise du désastre, dit-on. La République non plus. Malgré toutes les manipulations de la mémoire afin de faire oublier ses responsabilités primordiales, ou plus exactement son irresponsabilité endémique, elle n'est pas parvenue à noyer le poison. Sa débandade, ses dérobades de Juin 40 l'ont désacralisée.

 

Ses flottements irresponsables, au sujet de la décolonisation, ses guerres interminables par incapacité à les mener comme à les conclure, ont disqualifié son penchant au parlementarisme.

Et maintenant le gain du renforcement du pouvoir exécutif se perd. La fière souveraineté républicaine, « une et indivisible », se dilue dans l'indivision européenne.

 

Le peuple le sait, refuse cette dilution, vote contre. En vain   !

 

Un coup d'Etat européiste, mené par le président de la république, un comble   ! Annihile ce vote. Annihilant du même coup le principe fondateur du régime: la souveraineté du peuple. Elle n'existe plus. Le patriotisme est en berne, le civisme à la peine, le républicanisme a perdu de sa ferveur.

C'est aussi que la Révolution française a perdu de son aura depuis que la révolution russe, qui s'en réclamait, a complètement perdu la sienne. De tout ceci résulte un affaiblissement du régime, de l'attachement à son égard, ainsi que de l'identité nationale. Toutefois l'attachement à certaines valeurs, dites républicaines, reste fort.

 

Les « citoyens » ont, semble-t-il, fait leur deuil de l'égalité. Les vertigineuses et haineuses inégalités actuelles ne les révoltent pas vraiment.

 

L'écrasement des libertés sous l'avalanche des règlementations, guère plus. En revanche, toucher à la laïcité choquerait et révolterait violemment. Sa mise en cause serait suicidaire. L'école publique a malmené les rois. Ce n'est pas une raison pour la malmener. Elle l'est assez comme cela. Il serait judicieux de notre part de la soutenir. Paris vaut bien cette mission. Il est bon de rendre hommage à Henri IV. Il est mieux d'en suivre l'exemple. Les retrouvailles sont à ce prix.


Les « retrouvailles  ? Oui, du roi et du peuple.

 

Au mot restauration, qui évoque un certain échec politique ou la réparation de vieux meubles, je préfère résurgence et à résurgence, un peu trop littéraire, je préfère le mot « retrouvailles », évocateur de rencontres inopinées d'amis perdus, de réconciliations d'amants séparés, d'embrassades, de joie, de fêtes, d'amours.

 

Car plutôt que de politique et d'économie, il s'agit d'une histoire d'amour.

La France souffre d'une grande carence affective et son peuple -ses peuples- d'être méprisé (s) par des élites obscènes, dénationalisées, francophobes.

 

Les français se donneront à qui les estime véritablement et aime la France inconditionnellement.

 

C'est le Temps du Roi de Cœur   !

 

Bernard Lhôte

 

A suivre…

 

Source : http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article711080.php

Tag(s) : #Royalisme

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