Partager l'article ! La République des imbéciles : perversité de la loi du nombre - instauration d'une véritable démocratie: C’est dans un opuscule au titre r ...
C’est dans un opuscule au titre résolument provocateur de La République des imbéciles que Gabriel Prévost, futur auteur de L’angoisse de nos temps (1896) et Le bonheur comme phénomène social (1907), se fait mi-pamphlétaire mi-essayiste et dénonce une loi du nombre qui, érigée en garante de la démocratie, opprime en réalité un peuple qu’elle prétend libérer et dont elle flatte l’apparence de souveraineté. Aux députés assurant une représentation collective, vague, éloignée des électeurs et agissant au demeurant à rebours de leurs intérêts, il propose de substituer des Chambres dotées de pouvoirs par domaines de compétence, de façon à embrasser toute la vitalité du pays.
Voyant en la démocratie, organisée comme elle l’est, un abominable mensonge sur lequel ne peut se greffer rien de sérieux ni de durable, observant brièvement combien les « immortels principes » révolutionnaires défient les lois de la nature humaine et ne constituent que mots sur le papier qu’aucun moyen réellement mis à disposition du peuple ne vient soutenir, Prévost en vient aux conséquences de l’ersatz de souveraineté populaire tenant lieu de modèle politique censé assurer un avenir serein au pays et à ses citoyens.
« Nous avons, depuis 1789, des étiquettes, des emblèmes, des mots. Nous allons de provisoire en provisoire, d’expédients en expédients. Nous nous estimons heureux quand nous voyons dix-neuf ans s’écouler sans guerre civile ; mais de gouvernement, nous n’en avons pas l’ombre. A défaut de gouvernement — nous définirons ce mot tout à l’heure — la France marche à grands pas, et sûrement, vers un cataclysme, que tout le monde pressent. Elle s’affaisse lentement comme un corps privé de vie. C’est pis que la décadence ; c’est l’effritement où s’anéantiront sa grandeur, son génie, sa richesse et peut-être son nom.
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La richesse est le produit de la circulation des valeurs ; mais, pour qu’il y ait circulation, il faut la confiance bien assise que, pendant vingt, trente ou quarante ans, aucun bouleversement politique ou social n’entraînera la diminution ou la perte totale de ces valeurs ! Or, qui répond aujourd’hui, non seulement de vingt ans, mais de dix ans, mais de cinq ? Et l’on vient nous dire que la Révolution a trouvé sa consécration définitive dans la forme de gouvernement qui nous régit ! Allons donc !
« Etant donné le point de notre histoire auquel nous sommes parvenus, est-il possible d’asseoir un gouvernement ? Nous le croyons. Mais, avant de le démontrer, il est nécessaire de bien connaître la maladie qui nous mine. La France se meurt du despotisme le plus terrible dont puisse souffrir un peuple, la mauvaise organisation du gouvernement de tous par tous, autrement dit la fausse application de la loi du nombre. (...) Cette loi du nombre, qui n’est pas d’hier, a été le signal de l’agonie des nations, et cette vieille machine des temps passés est un fléau pour le peuple lui-même, qui n’imagine pas le leurre et le danger de l’arme qu’on lui a mise entre les mains.
« Pour mieux accentuer la dérision du rôle qu’on lui fait jouer, on l’intitule le Peuple Souverain. Acceptons un instant cette dénomination, qui n’a rien de républicain, et voyons en quoi consiste cette Souveraineté. Elle consiste précisément, pour la collectivité régnante, à en faire un usage d’un jour, tous les quatre ou cinq ans, au moyen de morceaux de papiers déposés dans une urne, et à l’abdiquer ainsi périodiquement, entre les mains de mandataires, qui, une fois élus, deviennent des maîtres.
« Rions-en un peu, la comédie est bouffonne. Des fruits secs de toutes les carrières, des avortons de tous les métiers se promènent pendant un mois, de clubs en meetings, faisant outrageusement leur propre éloge, avec l’impudence de pitres à la foire. Tous ces Chaloupet, tous ces Duflambart et autres célébrités nationales, que Gambetta appelait des sous-vétérinaires, pour ne pas leur donner leur vrai nom : — Des ratés, — abandonnent presque toujours un cabinet d’avocat où il ne venait personne, un cabinet de consultation où ils ne traitaient pas un rhume, un comptoir sans clients, une caisse sans capitaux. Incapables de faire de bons clercs de notaires, ils se jugent dignes d’être élus députés, c’est-à-dire, comme le disait devant nous un député républicain, de devenir un des cinq ou six cents rois qui dirigent le pays.
« Singuliers rois, mais enfin ! le poste est enviable, à en juger par les efforts qu’ils mettent à l’obtenir. Une fois nommés, ils ne se gênent guère pour repousser du pied tous ces tas d’électeurs qui les ont hissés sur le pavois ! Aussi, pour employer des noms en rapport avec ces vieilleries, Brutus promet à ses électeurs le pain à discrétion ; mais Cincinnatus s’engage à fournir les faisans truffés et les gâteaux. Gracchus demande la participation de l’ouvrier au capital ; mais Cinna s’offre pour anéantir le capital et le bourgeois par-dessus le marché. Scipion s’inscrit pour la séparation de l’Église et de l’État ; mais Glabrion, moins clérical, exige la transformation des églises en lupanars. Icinius veut la réforme des lois criminelles, mais Virginion met dans son programme l’abolition des délits politiques, avec récompense aux délinquants. Tribonien se déclare partisan de la magistrature élective ; mais Pomponius, moins réactionnaire, veut le remplacement des magistrats par les détenus.
« Assaut de bourdes, qui n’engagent à rien. Le tour est joué. Le plus blagueur l’emporte. Il lui est permis d’ignorer jusqu’à l’orthographe. Nous connaissons un pur de cette force. Et après ? Après, on attendra quatre ans pour nommer un autre pur, encore plus pur, qui, certainement cette fois, réalisera le progrès qu’on attend toujours et qui n’arrive jamais ! Pour l’instant, le candidat est élu. Que fera-t-il de ses promesses ? Ce qu’on fait d’un tremplin, quand on a sauté. On l’éloigne. Tous les Pomponius, Glabrion et compagnie savent bien comment on s’allège du fardeau des engagements. Chaque député a six cents camarades pour en partager le poids. Qu’il soit sincère ou non, la comédie sera la même. Rien ne coûte de lancer une proposition ; si elle est acceptable, elle passera par la force des choses ; si elle ne l’est pas, il aura conquis, en la lançant, la popularité, et de Belleville à Ménilmontant, on s’écriera : — Comme il a bien parlé !
« Après tout, notre peuple athénien n’en demande peut-être pas davantage. On serait souvent tenté de croire qu’il en est de ses votes comme des fusées de feu d’artifice. Que la fusée porte haut, qu’elle fasse beaucoup de bruit en éclatant, il est content et il applaudit. Que diable peut bien faire un homme avec le mandat indéfini et le plein pouvoir que lui confère le souverain in partibus ! Donnez-lui le génie de Newton, l’énergie de Bonaparte, la science de Pic de la Mirandole, l’honnêteté de Washington ; supposez-le universel et supérieur dans toutes les connaissances humaines ; dégagez-le par surcroît de toutes les passions personnelles ; c’est à peine s’il sera à la hauteur du mandat général dont il est tenu de s’acquitter. Et voilà un monsieur quelconque, qui hier encore, était droguiste médiocre, photographe incompris, médecin sans malade, avocat sans client, ingénieur sans travaux, non-valeur de la société, échoué de la vie, qui devra faire des lois sur les finances, l’agriculture, le commerce, l’instruction, l’armée, la marine, les chemins, de fer, la navigation, la propriété, la famille, la justice, la presse, la magistrature, les relations avec l’étranger, toutes choses résumant l’existence d’un peuple, auxquelles il n’entend rien !
(...)
« On ne saurait trop s’étonner de ce fonctionnement de la loi du nombre, où des gens qui ne savent pas ce qu’ils veulent, s’adressent à d’autres gens pour voir s’ils le sauront mieux qu’eux. Ce peuple qui a des intérêts, des besoins précis, qui aurait tout à gagner à s’occuper de l’amélioration matérielle de ses affaires, se laisse, ici et là, catéchiser par deux ou trois commissionnaires en élection, qui détournent son attention sur les questions oiseuses, dont la solution, supposée possible, ne lui donnerait pas un morceau de pain à mettre en plus sous sa dent. Ces farceurs ambitieux lui démontrent qu’il est très malheureux, démonstration facile, qui n’engage à rien. Cela fait, l’un lui affirme que c’est la faute au Sénat, l’autre que c’est la faute aux prêtres. Admettons le Sénat expulsé et les prêtres pendus. Et après ? Où sera le morceau de pain ?
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« Les électeurs ont fait de la politique, ce qui ne sert pas à grand-chose, et ils ont donné des mandats politiques, ce qui ne sert à rien. Eh parbleu ! soyez tranquille ; ils vous en feront de la politique, vos mandataires ; ils vous en feront tant que vous voudrez, plus que vous n’en voudrez. Ont-ils tort ? Pourquoi les blâmer ? Après, tous vos élus fraternisent à la buvette de la Chambre, et les moyens ne leur manquent pas pour se débarrasser des solutions gênantes ; « Nomination d’enquête » pour constater, dans un rapport officiel, que la lune est toujours à sa place ; « renvoi aux commissions », autrement dit aux calendes grecques ; « prises en considération », ils ne disent pas si c’est une considération distinguée ; etc., etc., tout autant d’échappatoires pour payer les mandants en monnaie de singe. Et après ? Les électeurs sont contents : ils sont en République !
(...)
« La loi du nombre est à modifier en ce qui touche aux mandataires et en ce qui touche aux mandants. Pourquoi, d’abord, donner aux élus un mandat général et vague, dont le tort est de se résoudre en tournois stériles ? La Chambre actuelle compte 584 députés [nous sommes en 1887], qui, collectivement et individuellement, sont sans programme. Nous n’appellerons pas programme les deux ou trois phrases creuses qui ont servi de base à leur élection. Admettons que telle ou telle fraction obtienne des suffrages de la Chambre, l’adhésion aux idées qu’elle représente, en serons-nous plus avancés ? Aurons-nous fait un pas vers la stabilité gouvernementale ou l’amélioration des affaires ? Eh ! non. Peut-être au contraire.
« Nos mandataires bavardent, discutent. Sans s’en douter, ils donneraient presque raison aux anarchistes, qui les suppriment théoriquement. Leur besogne actuelle est tellement stérile qu’on est soulagé par leur absence et qu’on ne s’apercevrait pas de leur disparition. (...) Ils font de la politique. Qu’est-ce donc que la politique ? Recourons au dictionnaire : « La politique est la science du gouvernement. Mais le gouvernement est-il un but ou un moyen ? Gouverne-t-on pour gouverner ? On comprendrait, à la rigueur, l’art pour l’art ; mais le gouvernement pour le gouvernement, c’est idiot. Le pilote qui gouverne un bateau, part d’une station pour arriver à une autre. D’où partent et où nous mènent nos gouvernants ? Posez-leur la question. Vous pouvez être certain qu’ils ne le savent pas eux-mêmes.
(.. .)
« Il s’agit de donner à tous, dans la mesure du possible, le moyen pratique d’arriver au mieux. Or, le parlementarisme actuel, avec son mandat général et mal défini, est le plus grand obstacle qu’on puisse opposer à ce but. (...) Le mandat doit être spécialisé, tant au point de vue du mandataire qu’au point de vue du mandant. En un mot, à la représentation collective et vague, il faut substituer la représentation précise des intérêts, réunis par groupes, et avoir une Chambre subdivisée en autant de Chambres que le comportent ces intérêts groupés.
« A ceux qui se récrieraient de prime abord sur l’impossibilité de cette solution, nous répondrons par l’organisation même du conseil d’État, créé pour élaborer la loi, où la division en sections n’empêche pas l’unité de fonctionnement, et où certaines affaires sont traitées par telle ou telle section et telle ou telle chambre, tandis que d’autres sont soumises à toutes les sections et à toutes les chambres réunies. Nous pourrions ajouter la Cour des comptes et la Cour de cassation, où le même fractionnement existe, dans l’intérêt de la compétence des juges et de la rapidité des décisions.
« Avec un maximum de douze groupes, il serait facile d’embrasser toute la vitalité du pays : travail manuel — travail intellectuel — industrie — commerce — finances — circulation sur terre ou sur mer — défense du territoire (guerre et marine) — instruction publique et cultes. Au lieu de formuler eux-mêmes un programme plus ou moins alléchant, les élus de chaque groupe recevraient de leurs commettants la formule nette et détaillée des vœux et des intérêts de ces groupes. Les vingt ou trente membres investis de ce mandat auraient à suivre une route toute tracée, et pourraient alors, sans danger de divagations, rester en rapport constant avec leurs électeurs, pour toutes les communications utiles, propositions et pétitions. Le dernier but de leurs travaux serait l’établissement du budget spécial de leur groupe.
« Avec un domaine en apparence plus restreint, leur tâche serait plus rude, mais, sûrement , elle ne serait pas perdue. Sans comparaison avec l’état actuel, les mandataires gagneraient leur argent. Serait-ce donc un grand mal que les farceurs soient remplacés par des hommes d’affaires, les bavards, par des hommes pratiques ? Le mois de décembre de chaque année serait consacré à la discussion du budget. (...) Avec la subdivision par groupes, on ne marcherait plus à tâtons. En effet, chaque Chambre spéciale a passé l’année à élaborer le budget de son groupe. Le président et les secrétaires de cette chambre apportent à la réunion plénière, composée des présidents et secrétaires des autres chambres, un travail complet basé sur la somme totale à répartir. Les discussions sont closes. Il ne reste plus qu’à réduire les chiffres partiels, de telle sorte que leur total ne dépasse pas les ressources budgétaires.
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« Plus de virements, plus de valeurs factices. L’emploi des sommes votées devrait être, lui-même, spécialisé. Chaque ministre, simple distributeur des sommes afférentes à son groupe, ne serait pas libre, comme aujourd’hui, de faire des virements de crédit, et de reporter sur tel ou tel article les sommes votées pour tel autre. Il serait responsable, devant la chambre de son groupe, de toute désaffectation de crédit. Plus de fonds secrets, enfin. A la bouteille à l’encre se trouverait substituée une carafe d’eau de roche, où les électeurs verraient clair.
« — Mais, va-t-on s’écrier, ce système est le retour aux corporations abolies ; c’est le rétablissement des castes. L’objection serait de mauvaise foi, car on ne choisissait pas sa corporation, ni sa caste, et l’électeur sera absolument libre dans le choix du groupe où il voudra voter. Voulez-vous, contre toute vraisemblance, prendre le cas où l’électeur sera, tout à la fois, ingénieur, banquier et musicien. L’hypothèse est absurde. N’importe. Il est sûr qu’il y a une de ces trois professions qui le fait vivre, à l’exclusion des autres. Ce sera donc celle-là qui le déterminera dans le choix de son groupe ; mais alors il apportera dans ce choix les deux qualités qui rendront son vote utile, tant pour lui que pour ses co-intéressés : 1° la capacité, 2° l’intérêt.
« L’intérêt sans la capacité, la capacité sans l’intérêt sont les deux causes qui font du suffrage universel actuel l’obstacle le plus fatal à la stabilité et au progrès ; car chaque électeur, écrasé par la loi du nombre, subit bon gré mal gré, le vote d’un autre électeur, aussi dépourvu que lui-même de capacité et d’intérêt, et se voit, en fin de compte, aux mains d’un mandataire insignifiant, qui piétine sur place, sans pouvoir faire mieux. Un ouvrier maçon ou menuisier, sait parfaitement ce qui lui est utile, en tant qu’ouvrier. Ce n’est pas parce que cent mille ou cinquante mille rentiers auront voté à sa place qu’ils seront mieux éclairés que lui. Réciproquement, ce n’est pas parce qu’un million d’ouvriers se sont prononcés dans une question de finances, qu’ils y ont vu plus clair que dix financiers. Cependant, par le mandat général, l’ouvrier se prononce implicitement dans les questions de finances et le financier dans les questions ouvrières. Que peut-il ressortir de pareils votes, si ce n’est la cacophonie dont nous sommes témoins !
« On nous rebat les oreilles avec le suffrage libre et éclairé. Est-il libre aujourd’hui ? Est-il éclairé ? Que n’invente-t-on pas, étant donnée la loi du nombre, pour amener l’électeur à déposer dans l’urne le bulletin forcé ! Que de couleuvres patriotiques ne lui fait-on pas avaler, en les lui présentant comme des anguilles ! Que de vessies ne lui fait-on pas prendre pour des lanternes ! Et cela, notez-le bien, dans un camp comme dans l’autre, car, à droite et à gauche, les candidats se ressemblent. Ils courtisent le même roi, aveugle et sourd, le nombre.
« Avec le vote par groupe, l’électeur choisira d’abord ses représentants parmi les siens, parce que ceux-là seuls seront à même de comprendre et de bien gérer ses affaires. Mais, en outre (à l’encontre de ce qui se passe aujourd’hui), il choisira les meilleurs, parce qu’il les connaîtra et que son intérêt sera de donner sa confiance au plus capable, à l’homme le mieux en mesure d’améliorer son état.
« Aujourd’hui, la loi du nombre est facétieuse ; elle s’amuse. Le suffrage universel, encore enfant, fait des niches aux gouvernants, quels qu’ils soient. S’occuper si celui qu’il nomme fera mieux que les autres est le cadet de ses soucis. Il l’envoie à la Chambre, parce qu’il ennuiera le bourgeois, parce qu’il a fait rire dans les meetings, parce qu’il a un gilet rouge, parce qu’il a blagué un ministre impopulaire, parce qu’il a assommé un gardien de la paix, ou toute autre cause de même valeur. Cette plaisanterie prendrait fin avec des candidats représentant des intérêts de groupes.
(...)
« Que de gens indifférents aujourd’hui ne se donnent même pas la peine de voter, par cet unique raisonnement : — Que m’importent Pierre ou Paul, Jacques ou Mathurin ? Feront-ils mieux que les autres ? Nous rendront-ils plus heureux ? Ne croyez pas que ces découragés du suffrage universel soient plus mauvais citoyens que d’autres. Non ; ils sentent intérieurement qu’ils font un métier de dupes ; et leur nombre, qui va croissant, peut arriver, dans l’avenir, à être l’abstention en masse. Ne vous figurez pas non plus que ces indifférents sont tous des bourgeois. Beaucoup d’ouvriers commencent à comprendre que leur sort ne changera pas parce que tel ou tel député sera envoyé à la Chambre. Aucun ouvrier n’a obtenu jusqu’ici le mandat législatif. Mais supposez qu’il y en ait quatre-vingts ou cent qui l’obtiennent ; qu’iraient-ils faire dans cette galère, si ce n’est d’augmenter en pure perte, les nullités opposantes ?
« Les choses en iraient tout autrement avec la représentation par groupes. Ainsi, dans la chambre des travailleurs manuels, il ne devrait y avoir, il n’y aurait très probablement que des ouvriers ; mais ces ouvriers seraient compétents, et l’on n’en saurait dire autant de leurs avocats du jour, qui connaissent l’ouvrier comme on connaît les sauvages, par les récits des voyageurs. Moins de politique et plus de progrès ; c’est là ce que désirent la majorité des Français et ce que peut seule donner la représentation par groupes. »
Source : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5750
La Démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles non seulement en France d'ailleurs mais dans la majorité des peuples européens surtout à l'ouest. Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations par la suppression des privilèges de celles-ci et des provinces, le peuple a plus perdu le 4 août que la Noblesse et le Clergé.
La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce donc à l'intérieur de corps
sociaux car les hommes ont alors à l'intérieur de ceux-ci des intérêts réellement communs pragmatiques et non idéologiques et peuvent ainsi exercer leurs mandats électifs de défense du
corps social au mieux et par extension pour le Bien Commun de tous, comme les membres ensuite d'un seul corps. c'est ce qu'on appelle LA DEMOCRATIE
SINCERE .
Le Royalisme au XXIe siècle : comment, pourquoi ?
L’association Démocratie Royale a pour but de faire connaître l’Idée Royale seule rempart au projet de dissolution de la France par l’oligarchie financière
apatride, ayant pris le pouvoir par un coup d’état à partir de 1789.
Démocratie Royale s'adresse à tous les Français qui par méconnaissance ne savent pas encore qu’ils ont un roi, méconnaissance due à une propagande via l'Education Nationale et la
complicité des médias dominants, qui ont pour but de reprogrammer les esprits, afin de les contrôler. Les Français n’étaient ni révolutionnaires, ni républicains. Avant 1789 tous les Français
étaient royalistes. « Nous n'étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 » Camille Desmoulins
La Révolution dite française est un coup d’état fomenté par des oligarchies financières cosmopolites : (Pierre Hillard "La France a perdu sa force vitale en 1789".) http://www.democratie-royale.com/articles/articles35.htm
Le Royalisme n'a pas vocation à représenter des extrémismes mais à réunir tous les Français. Le Royalisme est au-dessus des partis politiques droite/gauche.
Démocratie Royale est née d'un constat : la république divise la France volontairement pour mieux la contrôler : droite/gauche, hommes/femmes, laïcs/croyants, Français de souche/immigrés,
parents/enfants etc. Créer le chaos afin de faire mine d'apporter des solutions, qui serviront uniquement les intérêts privés d'une oligarchie financière apatride. Évitons le piège qui nous est
tendu, regroupons-nous autour d'une idée fédératrice : le ROYALISME.
56% des Français ne faisant confiance ni à la Droite, ni à la Gauche, l'élection au suffrage universel du chef de l'Etat de "tous les Français" fait de lui un homme de parti, ce qui rend
impossible toute indépendance des pouvoirs institutionnels.
Démocratie Royale a pour vocation de faire connaître le royalisme et de dénoncer toutes
les manipulations utilisées pour imposer progressivement aux Français le Nouvel Ordre Mondial, le projet d'un Grand Village Global, où les identités, langues, monnaies, spécificités, cultures de
chaque peuple seraient dissoutes, afin de servir les seuls intérêts privés d'une poignée de financiers amoraux et sans patrie. Gauche ou droite, tous oeuvrent pour un Gouvernement Mondial
enlevant tout pouvoir aux peuples :
Nicolas Sarkozy : http://goo.gl/Mp9IE - François Hollande : http://goo.gl/hDNZz - Jacques
Attali : http://goo.gl/NmK4T
La solution pour contrer cette oligarchie : un Roi à la tête du pays détenant les pouvoirs régaliens et une plus grande liberté, par une démocratie véritable, permettant aux Français d’organiser
leur quotidien.
Actuellement pensez-vous être convenablement représentés par vos députés, chargés de proposer et de voter des lois, afin d'améliorer la vie des Français ? Non, nous ne le sommes pas. Pourquoi ?
Parce que les députés, au lieu d'être vos représentants, ne sont que de simples VRP venant principalement de deux partis politiques. Ils ne votent pas les lois en fonction de l’intérêt du peuple,
mais en fonction des consignes nationales imposées par le parti auquel ils appartiennent. Aucun ne peut aller contre la consigne, même s'il sait que la loi va à l’encontre des intérêts du Bien
Commun et donc du peuple, qu'il est censé représenter.
La consultation populaire doit se faire sur des sujets que les Français connaissent et maîtrisent afin d'éviter la démagogie, et qu'ils ne se fassent plus berner par les médias à la solde
d'une oligarchie financière, cosmopolite.
Nous n’aurions donc ainsi plus des représentants missionnés par deux partis, avec des instructions de vote ne servant que les intérêts de ces partis.
A la tête du pays, un roi serait le garant de notre souveraineté. Son rôle serait de réunir les Français au lieu de les diviser. Un président ne représente que 50% des
personnes ayant voté... ce qui est dérisoire quand on connaît les chiffre de l'abstention.
Avec un président de la République nous sommes constamment divisés, et ce président n'est que le VRP d'une Gouvernance Mondiale totalement à l'opposé de vos préoccupations et de vos besoins : il
n'a plus aucun pouvoir. L'Europe décide de tout, et l'Europe a été mise en place par cette même Oligarchie Financière Apatride Mondiale qui souhaite la mort de la France, en tant que pays
souverain. Par ailleurs, le coût d'un président de la République est plus élevé que celui d'un roi. http://www.democratie-royale.org/pages/le-roi-de-france-est-plus-economique-que-le-president-de-la-republique-fran-aise-5114750.html
Un roi de France est le garant de notre stabilité, de notre union, de nos traditions, de notre indépendance, afin que notre pays soit en mesure de se battre contre le projet mondialiste,
dont la mise en place concrète a commencé avec la Révolution française, coup d'état d'une bourgeoisie d'affaire apatride, maçonnique, dont le seul objectif est une Gouvernance
Mondiale.
Ne vous demandez-vous jamais pourquoi l'apologie du métissage généralisé est faite http://goo.gl/ykdCA, pourquoi les
programmes scolaires sont transformés afin d'éradiquer notre passé, pourquoi cette société prône l'individualisme ? Le but est de vous isoler afin de vous contrôler, de vous donner de nouveaux
repères correspondant à la volonté de cette oligarchie, puis vous fondre dans un Village Global. On vous déprogramme, pour vous reprogrammer. Et ça commence par nos enfants : par la télévision et
l'Éducation Nationale afin que vous n’ayez plus qu'une seule façon de penser.
Le but recherché
est que la France ne soit plus qu'un département dans un Village Global planétaire. Briser les identités des peuples, n’avoir qu'une seule culture, qu'une seule langue, qu'une seule monnaie, afin
de servir les intérêts privés d'une oligarchie financière apatride.
Cette oligarchie crée une crise financière pour imposer une monnaie unique comme recours ; crée un problème pour faire mine de trouver une solution en imposant son projet "Ordo ab chao". Voilà la
technique dans tous les domaines de la société : nous diviser, pour mieux nous contrôler. Un Roi nous réunirait. Si nous voulons résister à la mort programmée de la France, il nous faut
un roi garant de notre histoire, de nos traditions, réunificateur, car sa mission est de nous regrouper et non de nous diviser. Un roi est au-dessus des partis politiques. Afin que l'avis des
Français soit réellement pris en compte dans les domaines qu'ils maîtrisent et qui gèrent leur vie, mettons en place une Démocratie véritable.
En résumé : Un roi de France garant de notre indépendance et une Démocratie véritable afin de prendre réellement en compte les besoins quotidiens des Français. N'oublions pas
que, la France, c'est plus de 1300 ans de royauté et moins de 200 de république effective.
L’association Démocratie Royale a pour but de faire connaître l’Idée Royale seule rempart au projet de dissolution de la France par l’oligarchie financière apatride, ayant pris le pouvoir par un coup d’état à partir de 1789.
Démocratie Royale s'adresse à tous les Français qui par méconnaissance ne savent pas encore qu'ils ont un roi : méconnaissance due à une propagande via l'Education Nationale et la complicité des médias dominants, qui ont pour but de reprogrammer les esprits, afin de les contrôler.
Les Français n’étaient ni révolutionnaires, ni républicains : « Nous n'étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 » Camille Desmoulins dans Histoire des Brissotins.
Avant 1789 tous les Français étaient royalistes. La Révolution dite française est un coup d’état fomenté par des oligarchies financières apatrides.
Lire la suite : http://0z.fr/qmwLo
Info@democratie-royale.com
« La question institutionnelle n'a jamais été plus actuelle. Elle constitue un enjeu politique de première importance et tous les Français doivent souhaiter qu'elle soit publiquement débattue, pour ne pas laisser à d'illégitimes oligarchies le soin de trancher pour nous la question de notre avenir national.
Il n'appartient évidemment pas à l'aîné des Capétiens de résoudre seul cette difficile question institutionnelle. Mais il ne m'est pas interdit de regarder avec sympathie et intérêt le développement de ces discussions au sein de la société française. Et il est de mon devoir de rappeler à tous les Français de bonne volonté, après tous mes prédécesseurs, ce que mon regretté père appelait les « vieilles recettes » de la royauté capétienne.
Pas plus que vous, je ne sais ce qui viendra « après la Ve République ». Ce que je sais, en revanche, c’est qu'aucun régime ne pourra durablement s'implanter en France s'il cherche à dresser une France contre l'autre ; à occulter le glorieux passé de notre patrie ; ou à conférer, plus ou moins discrètement, le pouvoir à une petite caste de privilégiés.
En réfléchissant à notre avenir commun, il est sage d’écouter les leçons de notre passé. »
Message de Monseigneur le duc d'Anjou, Louis XX roi de France, chef de la Maison de Bourbon aux participants du forum « Après la Ve, VIe république ou monarchie » Assemblée Nationale, Paris, 15 février 2007
Imposée contre la volonté du peuple et à son détriment par les forbans de la haute finance mondialiste depuis une certaine Révolution dite française, l'imposture républicaine a vécu. Ayant, en à peine 200 ans de « règne » continu, livré à la ruine économique et morale une France que la Monarchie naturelle avait en treize siècles hissée au rang de première puissance occidentale et de pays rayonnant, respecté, envié et convoité, la République captieuse, animée par des puissances cosmopolites intéressées au dépeçage de notre pays, a débité à dessein au sujet du système monarchique force calomnies et sottises.
Fournissant les clefs indispensables à sa bonne et nécessaire compréhension, rédigé avec la plus grande simplicité et dans un véritable esprit de synthèse, cet opuscule pointe sobrement, méthodiquement, irréfragablement, d'une part les vices intrinsèques d'une République délétère et asphyxiée pourtant donnée en modèle, d'autre part l'indéniable supériorité d'une Monarchie libératrice et moderne, seule capable de répondre aux attentes légitimes de nos concitoyens en termes de Bien Public ; une Monarchie soucieuse, non d'exploiter les passions et les caprices populaires contre l'intérêt même de la France, mais d'assurer la conservation mutuelle d'un roi au-dessus des partis, d'organismes sociaux à l'écoute des besoins de notre pays, et d'un peuple affranchi du poids sclérosant de la centralisation.
Puissent les yeux encore aveuglés par les trompeuses Lumières de la démocratie d'apparence, être dessillés par ce Petit Manuel du Royaliste porteur d'espoir et de renouveau ; et puisse le lecteur curieux refuser de succomber au chant des sirènes politiciennes : car la question n'est-elle pas tant de savoir si un principe de gouvernement est vieux ou jeune, que s'il est bon ou mauvais ?
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Vive le Roi !
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