Les adieux suisses : Honneur et Fidélité

Défense des Tuileries par les gardes Suisses  le 10 août 1792 par T. Rocholl
Les Adieux Suisses évoque le départ d’un soldat à la guerre et son amour pour son amie restée sur la terre natale. Il a longtemps existé une tradition en Suisse de service dans des armées étrangères, tradition qui subsiste de nos jours au Vatican.

La coopération avec la France s'acheva avec le massacre, le 10 août 1792 des gardes suisses par une partie de la population parisienne et des Gardes françaises, fanatisée par des révolutionnaires.

Louis XVI quitte ce jour-là les Tuileries pour chercher refuge auprès de l'Assemblée. Le Roi ordonne aux Suisses de déposer à l'instant leurs armes et de se retirer dans leurs casernes alors que la populace attaque les Tuileries. Mais les Suisses accomplissent leur devoir jusqu'au bout : "Honneur et fidélité" sont les mots qui sont inscrits sur leurs drapeaux. Ils seront massacrés jusqu'au dernier, égorgés, dépecés pour certains. Plusieurs centaines de soldats sont assassinés.

En novembre 2005, le gouvernement français de droite refusa à la Suisse l'apposition d'une plaque en souvenir de ce massacre.

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Durant ces heures terribles, les Suisses auraient entonnés notamment ces Adieux suisses de circonstance. 




I. Nous étions trop heureux mon amie
Nous avions trop d’espoir et d’amour
{Nous croyions nous aimer pour la vie
Mais hélas, les beaux jours sont si courts. (bis)

II. Le bonheur dure peu sur cette terre
Entends-tu tout là-bas, le tambour
{Mon doux cœur je m’en vais à la guerre
Ne crains rien jusqu’au jour du retour. (bis)

III. L’ennemi a franchi nos frontières
Il a pris nos maisons et nos champs
{Pour reprendre le pays de nos pères
Il faut vaincre ou mourir bravement. (bis)

IV. Tes baisers étaient doux à mes lèvres
Ton sourire était doux à mes yeux
{Aujourd’hui tes larmes sont amères
Donne-moi le baiser de l’adieu. (bis)

V. Compagnons, si l’ sort veut que je meure
Retirez cet anneau de mon doigt
{Mon amie est là-bas qui pelure
Dites-lui cette bague est à toi. (bis)

 

Variations : c. 3, l. 1 : « l’ennemi a passé nos frontières » ; c.3 l. 3-4 « Reprenons le pays de nos pères/ Il faut vivre ou mourir bravement » ; c. 5 l. 1 : « Mes amis si Dieu veut que je meure » ; c. 5 l. 3-4 « Mon amie est là-bas qui me pleure/ Dites-lui cette bague est pour toi ».

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