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sénateurs   Dès que, après les élections de dimanche 25 septembre, la nouvelle composition du Sénat avec une majorité à la gauche a été connue, il a été amusant de voir les dirigeants de l'UMP se précipiter devant les caméras pour proclamer que les résultats étaient mathématiquement prévisibles.


   Effectivement, les grands électeurs qui votent aux sénatoriales sont surtout les élus des conseils municipaux et généraux qui sont à majorité de gauche.


    Patrick OLLIER a déclaré "il n'y a pas de poussée de la gauche, c'est mathématique, cela aurait pu être pire". Alain JUPPÉ a constaté: "il y a quelque chose d'assez mécanique dans tout cela". Et Jean-Claude GAUDIN a répondu à  "La Provence" : "Nous nous attendions effectivement à une forte poussée de la gauche, en raison de ses gains aux municipales de 2008 sauf à Marseille, aux dernières régionales, aux cantonales...".


    Pourtant, quelques jours auparavant, tous assuraient que la gauche n'aurait pas la majorité.


    Depuis les échecs du parti présidentiel aux scrutins municipaux et cantonaux, les sarkozistes n'ont rien fait. Ils font penser à cet électeur décrit par Charles MAURRAS dans "L'A F" du 2 janvier 1924:


"Un homme propre, un homme qui se respecte n'en fait pas (de la politique). Il laisse cela aux aventuriers, aux faméliques, aux profiteurs. Une fois tous les quatre ans, il consent (pas toujours, même pas souvent) à se déranger pour prendre part aux élections législatives qui font beaucoup de tapage dans le pays. Son bulletin mis dans l'urne, il se croise les bras et regarde venir. (...) Le mal échu, il s'arrache les cheveux: ah! si j'avais su!... Il ne sait pas et recommence.". En politique, il faut bouger. Mais bouger, ce n'est pas seulement voter.


    Quant ils ont bougé, les amis du président de la République n'ont pas choyé leur électorat. Ils ont agressé les nombreux maires sans étiquette en mettant en avant une réforme obscure et complexe des collectivités territoriales et de la taxe professionnelle.


    Cette politique a permis, comme l'a dit Arnaud MONTEBOURG: "la victoire d'une rébellion des territoires et des populations abandonnés par l'Etat".


    Vis-à-vis des élus locaux, l'attitude du gouvernement a été similaire à celle qui a été suivie envers les électeurs de SARKOZY depuis 2007. Elu sur des thèmes très à droite, le président de la République a tout fait pour faire plaisir à la gauche. Il a réussi à dégoûter ses partisans.

   Mais ceux-ci vont-ils être dégoûtés du système républicain?

Tag(s) : #Politique-Société

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