PS : De la politique de l'enfant unique

Cette politique familiale, extrême et dangereuse, vient de revenir subtilement sur le tapis politique français par le premier « Think Tank » de notre pays, Terra Nova. Proche du Parti Socialiste, ce laboratoire d’idées a récemment publié un rapport sur les enjeux de la politique familiale, et propose une série de mesures controversées, ce que le journal Marianne pourtant sensible aux idées socialistes résume : « C’est à se demander s’ils aiment les enfants ».


Réforme profonde du quotient familial, suppression des majorations de pensions pour les mères de plus de 3 enfants, mise en avant du caractère défavorable des fratries nombreuses sur la scolarité des enfants et leur trajectoire sociale, « sensibilisation » des couples par les PMI (Protection Maternelle et Infantile) sur les difficultés engendrées par une famille nombreuse, etc… La quasi-totalité des réformes envisagées et proposées par ce rapport forme une politique antinataliste évidente, copie occidentale de la politique communiste de l’enfant unique pratiquée actuellement en Chine.


Cette politique antinataliste repose sur trois principes étroitement liés : une motivation économique évidente, un malthusianisme sous-jacent, et, spécificité occidentale, une politique écologiste de décroissance.


Ces trois piliers de la décroissance démographique mènent inexorablement à un changement complet de paradigme social : la natalité n’est plus vue comme un moteur de croissance mais comme une machine qu’il faut absolument réguler, contrôler, maîtriser. L’enfant n’est plus un bonheur pour les parents : il est une charge contraignante, un frein à l’ascension professionnel des parents, il représente un « coût » (p 60) pour la famille et pour l’Etat. Réduire le nombre d’enfants à son minimum revient, pour ces adeptes de la décroissance, à diminuer les subventions de l’Etat (donc moins de pertes), augmenter la productivité des personnes (donc plus de gains, plus d’épargne) et réduire « l’empreinte carbone » par la diminution du nombre d’habitants.


Pourriture morale par excellence, cette pensée politique nihiliste est un véritable danger pour notre pays. Parce qu’en dénonçant l’enfance comme le « boulet » de l’Etat et de la famille, en luttant avec véhémence contre la natalité, en dénigrant la famille, ces adeptes de la décroissance démographique sont, pour citer Vaclav Klaus « emprisonnés dans leurs préjugés malthusiens et leurs ambitions mégalomaniaques ».


L’enfant reste un moteur inégalé de croissance économique, mais également et surtout le ciment qui maintient le pilier de toute société, la famille. Placer l’économique avant le social, même motivé par un aspect écologique, est une aberration politique, une ineptie qui n’aurait jamais dû voir le jour. Pourtant, force est de constater que la stupidité reste une inéluctable constante dans ces milieux politiques ; pire, elle y est élevé au rang de vertu.

"Il y a trois écoles irréductibles en économie sociale : celle où l'on considère l'homme comme une chose ; celle où l'on le considère comme une bête ; et celle où l'on le considère comme un frère"


René de la Tour du Pin

 

Source : France Royale : http://franceroyale.e-monsite.com/blog,ps-de-la-politique-de-l-enfant-unique,991720829.html

 

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