Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 07:30

L’interdiction du col­loque de Paris 8 par le pré­sident de cette uni­versité, à la demande de Richard Pras­quier, pose à nouveau cette question : qui a peur du Conseil repré­sen­tatif des ins­ti­tu­tions juives de France (CRIF) ? Et une autre, sub­si­diaire : comment les élites fran­çaises, qui n’ont que le combat contre le com­mu­nau­ta­risme à la bouche, peuvent-​​elles com­mettre encore tant de contresens ?


 

Premier contresens : contrai­rement à l’idée reçue, il n’y a pas de « vote juif » en France. Comme toutes les études de socio­logie poli­tique le montrent, les Français d’origine, de religion ou de tra­dition juives votent pour l’essentiel comme leurs conci­toyens, en fonc­tions de pré­oc­cu­pa­tions écono­miques, sociales, poli­tiques et idéo­lo­giques géné­rales. Dans une récente enquête pour Politis [1], je citais les der­niers travaux de Domi­nique Schnapper, Chantal Bordes-​​Benayoun et Freddy Raphaël, qui concluaient : « S’ils sont légè­rement plus poli­tisés et très attachés à la citoyenneté (…), les Juifs se dis­tinguent peu de l’ensemble de la popu­lation. Leur sen­si­bilité par­ti­cu­lière à l’antisémitisme et à Israël ne semble affecter direc­tement ni exclu­si­vement leurs com­por­te­ments et atti­tudes politiques. »

 

Second contresens : la pré­tention du CRIF à parler au nom des Juifs de France n’a plus guère de fon­dement. Cette ins­ti­tution et les asso­cia­tions qui en sont membres regroupent moins de 100 000 d’entre eux, et le fossé avec les 400 000 à 500 000 autres s’est appro­fondi au fur et à mesure que ses diri­geants se radi­ca­li­saient à la fois dans leur soutien incon­di­tionnel au gou­ver­nement Netanyahou-​​Lieberman-​​Barak et dans leur enga­gement à droite – voire, pour cer­tains, à l’extrême droite [2]. Si le noyau central du judaïsme français connaît un certain repli à la fois reli­gieux, iden­ti­taire et poli­tique, on ne saurait en dire autant de tous ceux qui - par la foi, la tra­dition, la culture ou encore le sou­venir du génocide nazi – assument, à des degrés d’ailleurs divers, la com­po­sante juive de leur identité.

 

Troi­sième contresens : le chantage à l’antisémitisme, dans lequel Richard Pras­quier et ses amis excellent depuis des années, n’a plus grande prise sur l’opinion. À preuve les échecs reten­tis­sants qu’ils ont accu­mulés en 2011 : en janvier, leurs plus proches amis poli­tiques et média­tiques ont condamné la censure, qu’il reven­di­quait, de la confé­rence de Sté­phane Hessel à l’École normale supé­rieure de la rue d’Ulm ; en avril, Actualité juive et Clément Weill-​​Raynal ont été condamnés pour dif­fa­mation envers le père du petit Mohamed Al-​​Dura ; en juillet, la 17e Chambre cor­rec­tion­nelle de Paris a estimé que l’appel au boycott était légal [3] ; en octobre, la cam­pagne du CRIF contre l’émission « Un œil sur la planète [4] » a fait long feu ; et, en décembre, la mise en cause du Parti socia­liste pour son accord avec les Verts a scan­dalisé à ce point que Richard Pras­quier a dû faire amende honorable.

 

Qua­trième contresens : plus la direction du CRIF se rap­proche de la droite et de l’extrême droite – israé­liennes et fran­çaises -, et plus elle en adopte les méthodes. Elle ment sans le moindre scrupule, désho­norant l’éthique juive dont elle se réclame. Les exemples, hélas, foi­sonnent. Rendant compte il y a quelques jours du procès en appel de l’affaire Jamal Al-​​Dura, le site du CRIF s’est réjoui de la relaxe du médecin israélien Yehuda David, mais a « oublié » que le tri­bunal n’avait pas jugé sur le fond. Et que Clément Weill-​​Raynal restait condamné [5]. Pis : malgré le jugement favo­rable du Conseil supé­rieur de l’audiovisuel (CSA) sur l’émission « Un œil sur la planète » [6], le même site a mis en ligne une émission de pro­pa­gande aussi stupide que dif­fa­ma­toire [7]. Autre fal­si­fi­cation : deux mois après et au mépris de la légis­lation sur le droit de réponse, le pré­sident du CRIF n’a tou­jours pas rec­tifié les propos men­songers qu’il a prêtés sur son site à Salah Hamouri [8], bien que ceux-​​ci aient été démentis par l’intéressé et par l’Agence Reuters.

 

Mais le plus grave, sur le plan poli­tique, est sans doute le compte-​​rendu donné de la ren­contre du CRIF, le 25 janvier, avec François Hol­lande, qui donnait du can­didat socia­liste l’image d’un incon­di­tionnel d’Israël et gommait en par­ti­culier son enga­gement – le 59e – de recon­naître l’État de Palestine [9]…

 

Qui disait « plus le mensonge est gros » ?

 

Dominique Vidal.

 

Source : France Palestine

Photo : élysée.fr

[1] « Les Juifs de France face à l’isolement d’Israël », Politis, 13 octobre 2011.

[2] Cf. Domi­nique Vidal, « Ceux qui parlent au nom des Juifs de France » et Samuel Ghilès-​​​​Meilhac, « De la clan­des­tinité aux feux média­tiques », Le Monde diplo­ma­tique, juillet 2011. Pour en savoir plus, lire Samuel Ghilès-​​​​Meilhac, Le CRIF. De la résis­tance juive à la ten­tation du lobby, Robert Laffont, Paris, 2011. Même Richard Pras­quier s’inquiète osten­si­blement, depuis quelques semaines, du glis­sement d’une partie, mar­ginale mais signi­fi­cative, de l’électorat juif vers Marine Le Pen…

[3] Son jugement précise : « Dès lors que l’appel au boycott des pro­duits israé­liens est formulé par un citoyen pour des motifs poli­tiques et qu’il s’inscrit dans le cadre d’un débat poli­tique relatif au conflit israélo-​​​​palestinien, débat qui porte sur un sujet d’intérêt général de portée inter­na­tionale, l’infraction de pro­vo­cation à la dis­cri­mi­nation fondée sur l’appartenance à une nation n’est pas constituée. » Cf. www​.ep​-mir​.com/​s​p​i​p​.​p​h​p​ ?​a​r​t​i​c​l​e6446

[4] http://​blogs​.mediapart​.fr/​b​l​o​g​/domi…

[5] http://​www​.crif​.org/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/affa…

[6] http://​blogs​.mediapart​.fr/​b​l​o​g​/domi…

[7] http://​www​.crif​.org/​f​r​/​l​e​c​r​i​f​e​nacti…

[8] http://​blogs​.mediapart​.fr/​b​l​o​g​/domi…

[9] http://​blogs​.mediapart​.fr/​b​l​o​g​/domi…

 

Source : http://www.michelcollon.info/Qui-a-peur-du-CRIF.html

Par Démocratie Royale - Publié dans : Politique/Société - Communauté : Royalisme
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Solution-pour-la-france-roi-catholique-royalistes

Pour le retour du Roi Très-Chrétien !

Avant 1789, la France était la première puissance Occidentale. République mondialiste, DEHORS !

« Très-Chrétien » est un qualificatif que les papes attribuent initialement comme un honneur aux souverains de leur choix mais qui, à partir de Charles V, servit à désigner le seul roi de France et son royaume. Le titre de « Très-Chrétien » peut être comparé à celui de Fils aîné de l'Église spécifique au roi de France.

Le nom de Très-Chrétien fut appliqué indifféremment au roi, au peuple ou au territoire français et devint peu à peu un objet de gloire, une justification d'être, apportant aux Français la certitude d'être un élément important du plan de Dieu dans l'ordre du monde au cours des temps.

Discours de Louis XX

Chers Amis,

 

Quel plaisir de vous retrouver après cette cérémonie à la mémoire du roi Louis XVI qui nous a réunis, si nombreux, dans l’émotion et le souvenir.

 

Je commencerai par vous souhaiter une bonne et heureuse année, pour vous, les vôtres, vos familles, vos enfants. Mais ces voeux, je les adresse aussi plus largement à la France toute entière et aux Français. Je pense, notamment, à tous ceux qui se trouvent confrontés à des situations douloureuses de tout ordre. Beaucoup de nos contemporains souffrent, doutent, parfois sont désenchantés. Mes pensées vont vers eux.

 

Depuis des années, dans mes interventions publiques, j’ai rappelé qu’il ne s’agit pas pour nous d’être des nostalgiques, mais d’être des artisans de l’avenir.


Les exemples de grandes figures de la royauté vont dans ce sens. C’est à cela que sert la mémoire.

 

Louis XVI que nous venons d’honorer à travers cette belle cérémonie nous y convie. Mais, en 2014, un autre roi nous y aidera aussi : Louis IX, Saint-Louis, dont nous commémorons le 800e anniversaire de la naissance, survenue en 1214, la même année que la bataille de Bouvines.

 

Saint-Louis, par l’exemple de son œuvre et de sa vie, laisse une fondation solide sur laquelle il est toujours possible de construire. Son œuvre a été celle d’un roi qui a permis à la couronne de retrouver sa souveraineté face aux grands féodaux ; celle d’un roi qui a été habité par les valeurs chrétiennes pour réformer la justice et les institutions. Il a montré ainsi que l’éthique était au cœur de l’action publique. Voilà des principes encore bien actuels. Si actuels que, s’ils ne sont pas rappelés d’abord, puis remis au centre de l’action, notre société continuera à être instable et fragile.

 

Mais aujourd’hui, que représentons-nous ? Que souhaitons-nous ? A quoi sert de s’inscrire dans une tradition millénaire ?

 

Cela n’a vraiment de sens que si nous voulons apporter quelque chose à la société. Or, la société contemporaine est en pleine mutation. Je pense qu’elle a besoin de ce que la tradition représente et peut encore lui apporter.

Souvent, on me demande si je suis prêt à reprendre la place que la tradition donne à l’aîné des Bourbons. Je réponds toujours à cela, comme mon père l’a fait avant moi, que notre position est d’une nature différente. Nos droits sont incontestables et viennent du fond des âges et ils reposent sur cette union entre une dynastie et un peuple. Nous assumons ces droits restant disponibles.

 

Cette union a permis au royaume de France de se constituer peu à peu, du petit domaine entourant Paris, jusqu’aux frontières actuelles que Louis XVI s’évertuait à ouvrir au monde avec la Pérouse et les combats menés en Amérique contre l’Angleterre.

 

Tel est le miracle capétien, celui de la France aussi.

 

La France a progressé dans le cadre de la royauté dont les institutions reposaient sur la défense des faibles, et sur les valeurs héritées du message chrétien dont la première est le bien commun. Saint-Louis en a été le modèle que ses descendants ont suivi.

 

Le successeur légitime des rois de France doit conserver intact cet héritage, précieux trésor pour l’avenir. Ces valeurs ont fait leur preuve puisqu’elles ont permis à notre pays d’être gouverné et de progresser pendant huit siècles. Ce sont elles encore qui ont animé génération après génération les meilleurs de nos enfants. Cette permanence montre combien elles sont justes. Ce bien commun passe par l’unité nécessaire contre toutes les féodalités et les individualités qui veulent toujours s’imposer et imposer leur loi. Ce bien commun est aussi inspiré par le souci de la justice et du progrès social reposant sur la réalité et non l’idéalisme.

 

Devant les interrogations de notre génération actuelle face aux erreurs passées, nous croyons bien que nous aspirons à un renouveau. Le Pape François agit dans le même esprit en dénonçant avec vigueur les dérives de toutes sortes, notamment éthiques, qui désagrègent notre société.

 

Dans cette quête de renouveau et de sens, les jeunes se mobilisent. Ils retrouvent, faisant preuve d’une étonnante clairvoyance, le vrai, le juste et le beau. Ils l’expriment à leur manière et notamment à l’aide de tous les nouveaux modes de communication. J’y vois un message d’avenir. La ténacité de ceux qui ne furent d’abord que des sentinelles, des veilleurs, est assez puissante pour, peu à peu, amener des changements législatifs majeurs, comme l’Espagne nous en montre actuellement l’exemple. Nous savons que nous pouvons compter sur la puissance de la tradition et de ses réussites.

 

La force de la royauté a toujours été de savoir s’adapter aux évolutions tant que celles-ci avaient pour finalité le bien de l’homme créé à l’image de Dieu. Cette vérité de Saint-Louis, qui fut encore celle des grandes réformes du XVIII siècle initiées par les rois Louis XV et Louis XVI et que la Révolution est venue détourner, demeure actuelle. Saurons-nous l’entendre et la mettre en œuvre ?

 

Ce message est celui du présent et de l’avenir. Fidèle à la tradition royale française, je le porte, me sachant soutenu par l’exemple de mes ancêtres et par l’espoir qui vous anime.

 

Merci.

 

Louis, duc d’Anjou

Un Peuple Libre la Monarchie Catholique Française

Louis XX Roi de France : « Après la Ve, VIe République ou Monarchie » ?

« La question institutionnelle n'a jamais été plus actuelle. Elle constitue un enjeu politique de première importance et tous les Français doivent souhaiter qu'elle soit publiquement débattue, pour ne pas laisser à d'illégitimes oligarchies le soin de trancher pour nous la question de notre avenir national.

Il n'appartient évidemment pas à l'aîné des Capétiens de résoudre seul cette difficile question institutionnelle. Mais il ne m'est pas interdit de regarder avec sympathie et intérêt le développement de ces discussions au sein de la société française. Et il est de mon devoir de rappeler à tous les Français de bonne volonté, après tous mes prédécesseurs, ce que mon regretté père appelait les « vieilles recettes » de la royauté capétienne.

Pas plus que vous, je ne sais ce qui viendra « après la Ve République ». Ce que je sais, en revanche, c’est qu'aucun régime ne pourra durablement s'implanter en France s'il cherche à dresser une France contre l'autre ; à occulter le glorieux passé de notre patrie ; ou à conférer, plus ou moins discrètement, le pouvoir à une petite caste de privilégiés.

En réfléchissant à notre avenir commun, il est sage d’écouter les leçons de notre passé. »

Message de Monseigneur le duc d'Anjou, Louis XX roi de France, chef de la Maison de Bourbon aux participants du forum « Après la Ve, VIe république ou monarchie » Assemblée Nationale, Paris, 15 février 2007

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De la Monarchie et de la véritable Démocratie

La Démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles non seulement en France d'ailleurs mais dans la majorité des peuples européens surtout à l'ouest. Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations par la suppression des privilèges de celles-ci et des provinces, le peuple a plus perdu le 4 août que la Noblesse et le Clergé.


La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce donc à l'intérieur de corps sociaux car les hommes ont alors à l'intérieur de ceux-ci des intérêts réellement communs pragmatiques et non idéologiques et peuvent ainsi exercer leurs mandats électifs de défense du corps social au mieux et par extension pour le Bien Commun de tous, comme les membres ensuite d'un seul corps. c'est ce qu'on appelle LA DEMOCRATIE SINCERE .

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