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T2094.jpgFrançoise Weber, directrice de l'Institut de veille sanitaire (Invs) vient de signaler qu’une épidémie « préoccupante » de rougeole sévit depuis le début de l'année en France. Cela est d’autant plus grave que la maladie touche désormais aussi les nourrissons et les jeunes adultes, où les complications sont plus fréquentes.


Les autorités sanitaires n’ont pas perdu une seconde pour réagir et sonner l'alarme, rappelant qu'on peut l'éviter par la vaccination et qu'il ne s'agit pas du tout d'une maladie « anodine ». Aussi, Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations du Haut conseil de la santé publique recommande de vacciner les personnes nées après 1980 avec deux doses de ROR (rougeole, oreillons, rubéole), et une dose pour celles nées avant 1980. « Cette mesure permettrait d'éviter plusieurs centaines de cas de rougeole. Sans réelle volonté d'appliquer des “mesures de rattrapage” de vaccination, notamment autour des cas de rougeole, l’épidémie se poursuivra ».

x12691330Monsieur Floret ignore-t-il que d’après l’Annuaire statistique de la France, entre 1906 et 1983, année du lancement de la campagne de vaccination, le nombre de morts dus à la rougeole est passé de 3 754 à 20, soit une diminution de 99,5 % malgré une augmentation parallèle de la population de 33 % ?


De même, aux États-Unis, en 1958, on répertoriait environ 800 000 cas de rougeole, mais en 1962, une année avant l’introduction du vaccin, ce chiffre était brusquement tombé à 3 000.


Partout dans le monde les cas de rougeole ont diminué de manière spectaculaire sans aucune vaccination, mais comme on a commencé à vacciner dès cette époque, le public et les pouvoirs dits de santé, fortement influencés par toutes les publications « scientifiques » commanditées par les laboratoires, ont attribué cette amélioration au vaccin.


Quant à la gravité de cette maladie « souvent mortelle » comme on le prétend, on pouvait lire en 1976 dans Le Concours médical : « La rougeole, une des maladies dites bénignes de l’enfance, mérite pleinement cette appellation en France ». Et dans La Médecine praticienne, n° 664 d’avril 1977, le Pr Bastin confirmait : « Il serait difficile de vacciner systématiquement chez nous où la maladie est bénigne puisque, sur 100 rougeoleux hospitalisés (donc des cas choisis pour leur sévérité), la mortalité est de 0,17 ».


5115654021_46109189b0.jpgQuant à l’efficacité de la vaccination, le New England Journal of Medicine du 26 juin 1991 révélait qu’au cours de la dernière épidémie de rougeole, plus de 80 % des cas s’étaient produits chez des enfants qui avaient reçu toutes les doses recommandées du vaccin.


À leur tour les laboratoires SmithKline Beecham, pourtant fabricants de vaccins, ont signalé en 1995 : « Les rougeoles ont été 18 fois plus nombreuses aux États-Unis en 1990 (27 672 cas) qu’en 1983, malgré une vaccination systématique contre la maladie depuis 1978. Ainsi, 18 épidémies ont été recensées parmi les populations scolaires très immunisées (71 % à 99,8 %) et pas moins de 77 % des rougeoles déclarées sont apparues chez des élèves vaccinés. L’échec d’une vaccination préscolaire se traduit donc par une transformation paradoxale de la rougeole en maladie des vaccinés. » (cf. Vaccin action, n° 1, p 995).


En résumé, aux États-Unis, la rougeole est en constante augmentation depuis les vaccinations (cf. Arch. Intern. Med – 1994).


5115649509_8ca30c9b3c.jpgPour sa part, le New England Journal of Medicine du 26 juin 1991 a publié une étude qui révélait qu’au cours de la dernière épidémie de rougeole, plus de 80 % des cas s’étaient produits chez des enfants qui avaient reçu toutes les doses recommandées du vaccin.


Il en est de même chez nous car, d’après l’Annuaire statistique de la France, en 2008, 566 cas ont été signalés, alors que ce vaccin est exigé dans la plupart des garderies et « fortement conseillé dans les écoles ». En somme, plus on vaccine, plus on trouve de cas, ce qui devrait nous amener à réfléchir sur la question.


D’ailleurs, lors de l’émission sur la santé de TV5 le 4 février 2009, dans la partie « Allo docteur » à laquelle participaient le Dr Robert Cohen — qui s’est bien gardé de signaler ses liens d’intérêts avec le laboratoire Sanofi Pasteur — et le Pr Lévy-Bruhl de l’Institut de veille sanitaire, Jean-Marie Mora, président de la Ligue pour la Liberté des vaccination, a demandé par téléphone au professeur Levy-Bruhl pourquoi, lors d’une épidémie de rougeole qui s’est déclaré dans un établissement scolaire du Minnesota en 2006, sur 769 cas de rougeole déclarés dans cette école, 632 enfants, soit 89 % étaient vaccinés. 


La réponse du professeur Lévy-Bruhl lui a paru incroyable : « C’est normal, quand tout le monde est vacciné, ceux qui attrapent la maladie sont forcément vaccinés ». On est en droit de se demander comment quelqu’un d’aussi « informé » peut énoncer une telle énormité sans même s’en rendre compte.


En outre, de nombreuses publications internationales confirment l'échec de la vaccination contre la rougeole avec un recul de l'âge moyen et une gravité accrue des formes de l'adulte ou du nourrisson qui n’est plus protégé par les anticorps de sa mère. En effet, les maladies de l’enfance — particulièrement la rougeole — qu’on appelait autrefois les « maladies indispensables », non seulement protégeaient à vie, mais elles forgeaient le système immunitaire et préservait des allergies.


Aussi, si nos pouvoirs sanitaires persistent dans leur attitude grotesque, devront-ils un jour conseiller trois doses de vaccins et peut-être plus ?


Sylvion Simon

http://www.sylviesimonrevelations.com/article-rougeole-pourquoi-pas-3-doses-de-vaccin-ce-serait-encore-mieux-70324512.html

 

Tag(s) : #Vie quotidienne-Santé-Environnement

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