Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 07:39

L'Église a fait faire un pas immense à l'humanité. Il y a quelques siècles à peine, les hommes étaient esclaves : le christianisme paraît, et les rend libres, au point qu'il est désormais impossible de reconnaître dans ces fiers citoyens du moyen âge les esclaves de l'antiquité.

Mais ici, une question de la plus grande importance se présente naturellement :

« Comment deux principes, en apparence contraires, celui de l'hérédité monarchique et celui de la démocratie communale, purent-ils se développer simultanément et, loin de se combattre, se prêter un mutuel appui ?


C'est ce qu'il importe de dégager.

Il est une loi, aujourd'hui méconnue, qui domine et éclaire singulièrement l'histoire de tous les peuples, et que l'on peut formuler en ces termes : la liberté est d'autant plus grande que le pouvoir est plus fort et plus respecté.

M. de Bonald, par la seule puissance du raisonnement et en dehors des faits établis par l'histoire, en avait trouvé la théorie dans une phrase que les peuples doivent retenir :

« Quand la monarchie pure, dit le philosophe chrétien, est dans la constitution, la démocratie pure peut et doit être dans l'administration ; car il y aurait trop de démocratie, si elle était à la fois dans l'une et dans l'autre. »

Après M. de Bonald, un autre philosophe catholique a exposé la même idée avec une égale puissance :

Le pouvoir qui gouverne la société, « dit Balmès, doit être fort : s'il est faible, il tyrannise ou conspire ; il tyrannise pour se faire obéir, il conspire pour acquérir la force. »

Maintenant que nous avons dégagé la loi, appliquons-la à l'histoire.

Il y a dans toute société deux forces contraires ; la première s'appelle la monarchie, la seconde la démocratie.

Si la démocratie l'emporte, le lien social se relâche et la société se dissout dans l'anarchie ; si au contraire la monarchie domine, le lien social devient une chaîne et le césarisme reste la loi de la Société.

C'est pour n'avoir pas pu trouver la formule dans laquelle doivent se combiner ces deux forces, que l'antiquité païenne, et la révolution qui en est l'image, sont allées alternativement, et sans transition, de la monarchie absolue à la démocratie absolue, du césarisme à l'anarchie.

Le moyen âge, au contraire, sous l'influence des idées chrétiennes, trouva la formule sociale et, pour ainsi dire, la quantité de monarchie et de démocratie nécessaire dans une société bien ordonnée, pour assurer à la fois l'exercice du pouvoir et des libertés publiques.

C'est ainsi qu'à cette époque où l'autorité est respectée, la liberté est garantie, car elle ne se présente plus comme le complément nécessaire d'un gouvernement fort, dans lequel l'administration, pour emprunter la formule de M. de Bonald, devient naturellement d'autant plus démocratique que la constitution est plus monarchique.

Alors les communes surgissent de toutes parts, chaque ville écrit sa charte de franchises, chacune a un
forum où des citoyens libres dictent eux-mêmes leurs lois, sans que l' état en soit ébranlé ; et grâce à l'autorité royale qui maintient au centre l'ordre et l'unité, la liberté peut rayonner à la circonférence, et la démocratie couler à pleins bords dans le lit de la monarchie.

La Révolution devait renverser tout cet ensemble, et, pour le vain plaisir de mettre la démocratie dans la constitution, introduire nécessairement la monarchie, c'est-à-dire la centralisation, dans l'administration ; car « il y aurait eu trop de démocratie, si elle avait été partout à la fois. »

Ainsi, tandis que la France antique avait connu tous les avantages de la démocratie, sans en ressentir les inconvénients, il nous était réservé d'en avoir tous les inconvénients, sans en avoir les avantages.

Quelle étude que celle qui montrerait l'amour que le vieux peuple de France portait à cette royauté nationale, qui était véritablement son œuvre, et la confiance que celle-ci témoignait en retour aux gens des bonnes villes, aux hommes du tiers-état ! L'on verrait combien étaient alors rapprochées par la religion ces deux puissances, aujourd'hui si divisées, le pouvoir et le peuple.

« Il est de la dignité d'un roi, dit Philippe-Auguste, de conserver avec zèle dans leur intégralité et dans leur pureté les libertés, les droits et les anciennes coutumes des villes. »

Jamais, avant le christianisme, le pouvoir ne s'était présenté aux peuples avec une pareille mission.

« Cher fils, dit saint Louis dans ses dernières recommandations, s'il avaient que tu viennes à régner, pourvois que tu sois juste ; et si quelque querelle, mue entre riche et pauvre, vient devant toi, soutiens plus le pauvre que le riche, et quand tu entendras la vérité, fais leur droit.

Surtout, disait encore le saint roi, garde les bonnes villes et les coutumes de ton royaume, dans l'état et la franchise où tes devanciers les ont gardées, et tiens-les en faveur et amour. »

Mais comment peindre les rapports qui existaient, dans cette société naïve, entre le souverain et ses sujets ?

Personne n'est exclu de la présence du roi, disait au XVIe siècle un ambassadeur vénitien, les valets et les gens de la basse condition osent pénétrer dans son cabinet secret. Pendant le dîner du roi, presque tout le monde peut s'approcher de lui et lui parler, comme ferait un simple particulier : de là, une grande familiarité entre le monarque et ses sujets, qu'il traite tous en compagnons. »

Aussi les bourgeois sont- ils plus royalistes que les nobles, le roi le sait bien ; il va dîner, souper chez eux, y faire le compère, et signe même sur le registre de la grande confrérie des bourgeois.

Les gens du peuple entraient, pour la plus grande part, dans les conseils du roi ; et avant de partir pour la croisade, Philippe-Auguste ordonna d'établir dans chaque prévôté quatre prud'hommes, sans l'avis desquels les officiers royaux ne pourraient prendre aucune décision. A Paris, il confia même la garde des sceaux de l'État à six bourgeois de la ville, ayant plus de confiance en eux que dans la noblesse.

L'ordonnance des monnaies, sous saint Louis, est signée par des roturiers des principales villes ; de même, celles de 1303 et 1309 ; en 1314, des bourgeois de quarante et une villes sont réunis dans le même but : leur avis nous a été conservé.

C'est aux roturiers et aux gens de métiers que Louis XI confia la garde de Paris. Par une ordonnance de 1467, datée de Chartres, signée par le roi et contre-signée par l'évêque d'Evreux son conseiller, il est dit que « le roi a l'intention d'armer, pour la sûreté et tuition (protection) de sa bonne ville de Paris, les gens de tout état qui s'y trouvent.

Sur ce, ses commissaires, d'accord avec les habitants, décident, par le premier article, que tous les gens de métiers et marchands de la ville de Paris seront répartis en soixante et une compagnies ou bannières, accompagnées « de telles enseignes et armoiries que lesdits métiers et compagnies adviseront. » L'art. 3 met à la tête de chaque compagnie un principal et un sous principal, élus par les chefs d'hôtel de chaque métier, et qui devront prêter serment au roi sur les saints Évangiles.

Au moyen âge, d'ailleurs, le peuple était une puissance dont les communes et les corporations de métiers étaient la plus solide garantie.

M. Louis Blanc, dont les sympathies ne sont pas suspectes, nous trace le tableau suivant des corporations d'ouvriers au moyen âge : « La fraternité, dit-il, fut l'origine des communautés de marchands et d'artisans. Une passion, qui n'est plus aujourd'hui dans les mœurs et dans les choses publiques, rapprochait alors les conditions et les hommes : c'est la charité. L'église était « le centre de tout ; et quand la cloche « de Notre-Dame sonnait l'Angelus, les métiers cessaient de battre. Le législateur chrétien avait défendu aux taverniers de jamais hausser le prix du gros vin, commune boisson du menu peuple ; et les marchands n'avaient qu'après tous les autres habitants, la permission d'acheter des vivres sur le marché, afin que le pauvre pût avoir sa part à meilleur prix.
C'est ainsi que l'esprit de charité avait pénétré au fond de cette société naïve qui voyait saint Louis venir s'asseoir à côté d'Étienne Boileau, quand le prévôt des marchands rendait la justice. »

Si la commune était l'association de tous les hommes d'une même cité, le corps de métiers était l'association de tous les artisans de la même ville, exerçant la même profession ; c'était une commune au petit pied. Comme elle, il avait son administration intérieure, ses lois, ses privilèges, ses magistrats, ses revenus. La corporation qui avait été oppressive dans l'Empire romain, était protectrice au moyen âge ; c'était une institution libre, où l'on retrouve en quelque sorte le germe et l'origine de toutes les libertés communales.

Il serait trop long d'énumérer tout ce que la royauté a fait pour le peuple. Mais il n'est pas inutile de proclamer, au milieu d'une société qui cherche l'égalité dans l'abaissement des classes supérieures, comment le moyen âge avait rencontré l'égalité en élevant les classes inférieures.
 
L'ouvrier, en effet, a comme le noble sa devise et ses armoiries. Les drapiers de Paris, les tisserands de Langres sont fiers de leur bannière d'azur au navire d'argent ; les épiciers, de leur image de saint Nicolas ; les merciers, de leurs armes au vaisseau mâté d'or, sur une mer de sinople ; les charpentiers portaient haches et chevrons ; les cordonniers, alênes et tranchets ; les pelletiers, un Agneau pascal d'argent au champ d'azur ; les orfèvres, un écu de gueules écartelé d'une croix d'or, au premier et quatrième quart une coupe d'or, le tout surmonté d'un chef d'azur, semé de fleurs de lis sans nombre et entouré de la devise : In sacra inque coronas, « pour l'autel et le trône. »

A ces insignes extérieurs l'ouvrier joignait parfois des titres de noblesse, ainsi que nous l'avons vu dans la charte octroyée aux ouvriers de Darney en Lorraine, ainsi que cela existait en Provence où la qualité de noble, indépendante de tout titre aristocratique, était portée par des marchands.

D'ailleurs, l'ouvrier n'avait-il pas, lui aussi, cette aristocratie de la commune, dont il partageait la souveraineté, de la corporation, où il était jugé par ses pairs, enfin cette aristocratie de l'homme libre, que l'antiquité n'avait point connue ?

Le noble est sous la main du roi, selon l'expression du temps : il doit le service militaire ; il a des devoirs, et ils sont lourds, car il est le serviteur du roi et le serviteur du peuple, et il a marqué de son sang cette vérité sur tous nos champs de bataille ; voilà ce dont il faut nous souvenir. L'homme du tiers-état, à son tour, a bien des devoirs ; mais il les connaît, car, pour la plupart, il les a consentis ; de plus, il a des droits qui sont inscrits dans ses chartes et qu'il transmet à ses enfants, comme le noble transmet ses titres.

Plus tard, lorsque Richelieu courbera sous sa main de fer les têtes les plus altières de la noblesse, le puissant ministre se trouvera plus d'une fois arrêté par ces franchises séculaires, œuvres communes du peuple, de l'Eglise et de la royauté.

Voilà ce qu'était l'ouvrier au moyen âge, alors que les corporations et les confréries et la commune élevaient au rang de véritable pouvoir public ces hommes que la Révolution devait jeter, sans droits et sans dignité, dans des associations secrètes aussi funestes à l'individu qu'à la société tout entière.

Pressés par la force de la vérité, la plupart des historiens favorables à la Révolution ont dû confesser cependant le rôle et l'influence populaires de la royauté.

« Toutes les usurpations de la royauté sur l'aristocratie, dit M. Lavallée, étaient faites au profit du peuple, et celui-ci, en récompense, mettait sa gloire et son bonheur dans le roi.

Saint Louis, dit M. Raynouard, loin de restreindre les droits municipaux et les magistratures populaires, les protégeait ouvertement.

Toutes les fois, écrit encore le même historien, que le royaume s'agrandissait de l'adjonction volontaire de quelque province ou de quelque ville, nos rois acceptaient la condition d'en garder les franchises « locales ; et il est certain que les princes de la troisième dynastie ont respecté, maintenu et protégé, de la manière la moins contestable, tout ce qui concerne le régime municipal, tout ce qui en assure l'exercice ; mais, il faut le dire, presque partout, les villes municipales se montrèrent « dignes de cette protection, par leur dévouement à la monarchie. »

M. Guizot déclare que, « sans la royauté, jamais la société, livrée à elle-même, n'aurait pu écrire ses coutumes, régler ses droits ou même les découvrir. »

Mais les communes à leur tour, il importe de le constater, ont beaucoup agi pour le maintien et l'extension de
l'autorité royale ; « car, dit M. Guizot, c'est par le secours de la bourgeoisie, qu'avant la fin du douzième siècle, la royauté, sortant des limites où le système féodal la contenait, fit de sa suprême puissance un pouvoir actif et militant, pour la défense des faibles et le maintien de la paix publique.

M. Thierry écrit que « si le renouvellement de l'autorité royale n'eut pas pour cause unique les communes, du moins ces deux mouvements s'appuyèrent l'un l'autre. » C'est ainsi, nous le constatons encore une fois, que le mouvement communal, qui avait pour but d'établir, sur tous les points de la France, les libertés les plus diverses et les plus étendues, eut en même temps pour effet de fortifier au centre l'autorité tutélaire de la royauté ; ce qui nous permet de répéter, avec Bonald et Balmès, qu'il existe un lien mystérieux entre l'autorité et la liberté, et que c'est dans la monarchie chrétienne que se trouve la plus grande somme de démocratie.

E. Demolins


Par Démocratie Royale - Publié dans : Royalisme - Communauté : Royalisme
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Pour le retour du Roi Très-Chrétien !

Avant 1789, la France était la première puissance Occidentale. République mondialiste, DEHORS !

« Très-Chrétien » est un qualificatif que les papes attribuent initialement comme un honneur aux souverains de leur choix mais qui, à partir de Charles V, servit à désigner le seul roi de France et son royaume. Le titre de « Très-Chrétien » peut être comparé à celui de Fils aîné de l'Église spécifique au roi de France.

Le nom de Très-Chrétien fut appliqué indifféremment au roi, au peuple ou au territoire français et devint peu à peu un objet de gloire, une justification d'être, apportant aux Français la certitude d'être un élément important du plan de Dieu dans l'ordre du monde au cours des temps.

Discours de Louis XX

Chers Amis,

 

Quel plaisir de vous retrouver après cette cérémonie à la mémoire du roi Louis XVI qui nous a réunis, si nombreux, dans l’émotion et le souvenir.

 

Je commencerai par vous souhaiter une bonne et heureuse année, pour vous, les vôtres, vos familles, vos enfants. Mais ces voeux, je les adresse aussi plus largement à la France toute entière et aux Français. Je pense, notamment, à tous ceux qui se trouvent confrontés à des situations douloureuses de tout ordre. Beaucoup de nos contemporains souffrent, doutent, parfois sont désenchantés. Mes pensées vont vers eux.

 

Depuis des années, dans mes interventions publiques, j’ai rappelé qu’il ne s’agit pas pour nous d’être des nostalgiques, mais d’être des artisans de l’avenir.


Les exemples de grandes figures de la royauté vont dans ce sens. C’est à cela que sert la mémoire.

 

Louis XVI que nous venons d’honorer à travers cette belle cérémonie nous y convie. Mais, en 2014, un autre roi nous y aidera aussi : Louis IX, Saint-Louis, dont nous commémorons le 800e anniversaire de la naissance, survenue en 1214, la même année que la bataille de Bouvines.

 

Saint-Louis, par l’exemple de son œuvre et de sa vie, laisse une fondation solide sur laquelle il est toujours possible de construire. Son œuvre a été celle d’un roi qui a permis à la couronne de retrouver sa souveraineté face aux grands féodaux ; celle d’un roi qui a été habité par les valeurs chrétiennes pour réformer la justice et les institutions. Il a montré ainsi que l’éthique était au cœur de l’action publique. Voilà des principes encore bien actuels. Si actuels que, s’ils ne sont pas rappelés d’abord, puis remis au centre de l’action, notre société continuera à être instable et fragile.

 

Mais aujourd’hui, que représentons-nous ? Que souhaitons-nous ? A quoi sert de s’inscrire dans une tradition millénaire ?

 

Cela n’a vraiment de sens que si nous voulons apporter quelque chose à la société. Or, la société contemporaine est en pleine mutation. Je pense qu’elle a besoin de ce que la tradition représente et peut encore lui apporter.

Souvent, on me demande si je suis prêt à reprendre la place que la tradition donne à l’aîné des Bourbons. Je réponds toujours à cela, comme mon père l’a fait avant moi, que notre position est d’une nature différente. Nos droits sont incontestables et viennent du fond des âges et ils reposent sur cette union entre une dynastie et un peuple. Nous assumons ces droits restant disponibles.

 

Cette union a permis au royaume de France de se constituer peu à peu, du petit domaine entourant Paris, jusqu’aux frontières actuelles que Louis XVI s’évertuait à ouvrir au monde avec la Pérouse et les combats menés en Amérique contre l’Angleterre.

 

Tel est le miracle capétien, celui de la France aussi.

 

La France a progressé dans le cadre de la royauté dont les institutions reposaient sur la défense des faibles, et sur les valeurs héritées du message chrétien dont la première est le bien commun. Saint-Louis en a été le modèle que ses descendants ont suivi.

 

Le successeur légitime des rois de France doit conserver intact cet héritage, précieux trésor pour l’avenir. Ces valeurs ont fait leur preuve puisqu’elles ont permis à notre pays d’être gouverné et de progresser pendant huit siècles. Ce sont elles encore qui ont animé génération après génération les meilleurs de nos enfants. Cette permanence montre combien elles sont justes. Ce bien commun passe par l’unité nécessaire contre toutes les féodalités et les individualités qui veulent toujours s’imposer et imposer leur loi. Ce bien commun est aussi inspiré par le souci de la justice et du progrès social reposant sur la réalité et non l’idéalisme.

 

Devant les interrogations de notre génération actuelle face aux erreurs passées, nous croyons bien que nous aspirons à un renouveau. Le Pape François agit dans le même esprit en dénonçant avec vigueur les dérives de toutes sortes, notamment éthiques, qui désagrègent notre société.

 

Dans cette quête de renouveau et de sens, les jeunes se mobilisent. Ils retrouvent, faisant preuve d’une étonnante clairvoyance, le vrai, le juste et le beau. Ils l’expriment à leur manière et notamment à l’aide de tous les nouveaux modes de communication. J’y vois un message d’avenir. La ténacité de ceux qui ne furent d’abord que des sentinelles, des veilleurs, est assez puissante pour, peu à peu, amener des changements législatifs majeurs, comme l’Espagne nous en montre actuellement l’exemple. Nous savons que nous pouvons compter sur la puissance de la tradition et de ses réussites.

 

La force de la royauté a toujours été de savoir s’adapter aux évolutions tant que celles-ci avaient pour finalité le bien de l’homme créé à l’image de Dieu. Cette vérité de Saint-Louis, qui fut encore celle des grandes réformes du XVIII siècle initiées par les rois Louis XV et Louis XVI et que la Révolution est venue détourner, demeure actuelle. Saurons-nous l’entendre et la mettre en œuvre ?

 

Ce message est celui du présent et de l’avenir. Fidèle à la tradition royale française, je le porte, me sachant soutenu par l’exemple de mes ancêtres et par l’espoir qui vous anime.

 

Merci.

 

Louis, duc d’Anjou

Un Peuple Libre la Monarchie Catholique Française

Louis XX Roi de France : « Après la Ve, VIe République ou Monarchie » ?

« La question institutionnelle n'a jamais été plus actuelle. Elle constitue un enjeu politique de première importance et tous les Français doivent souhaiter qu'elle soit publiquement débattue, pour ne pas laisser à d'illégitimes oligarchies le soin de trancher pour nous la question de notre avenir national.

Il n'appartient évidemment pas à l'aîné des Capétiens de résoudre seul cette difficile question institutionnelle. Mais il ne m'est pas interdit de regarder avec sympathie et intérêt le développement de ces discussions au sein de la société française. Et il est de mon devoir de rappeler à tous les Français de bonne volonté, après tous mes prédécesseurs, ce que mon regretté père appelait les « vieilles recettes » de la royauté capétienne.

Pas plus que vous, je ne sais ce qui viendra « après la Ve République ». Ce que je sais, en revanche, c’est qu'aucun régime ne pourra durablement s'implanter en France s'il cherche à dresser une France contre l'autre ; à occulter le glorieux passé de notre patrie ; ou à conférer, plus ou moins discrètement, le pouvoir à une petite caste de privilégiés.

En réfléchissant à notre avenir commun, il est sage d’écouter les leçons de notre passé. »

Message de Monseigneur le duc d'Anjou, Louis XX roi de France, chef de la Maison de Bourbon aux participants du forum « Après la Ve, VIe république ou monarchie » Assemblée Nationale, Paris, 15 février 2007

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De la Monarchie et de la véritable Démocratie

La Démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles non seulement en France d'ailleurs mais dans la majorité des peuples européens surtout à l'ouest. Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations par la suppression des privilèges de celles-ci et des provinces, le peuple a plus perdu le 4 août que la Noblesse et le Clergé.


La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce donc à l'intérieur de corps sociaux car les hommes ont alors à l'intérieur de ceux-ci des intérêts réellement communs pragmatiques et non idéologiques et peuvent ainsi exercer leurs mandats électifs de défense du corps social au mieux et par extension pour le Bien Commun de tous, comme les membres ensuite d'un seul corps. c'est ce qu'on appelle LA DEMOCRATIE SINCERE .

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