Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 23:00

Le jour d'après : le 7 mai 2012...

 

Il reste une vingtaine de jours avant le premier tour, et les esprits s'échauffent en vue de cette dernière ligne droite qui se rapproche de plus en plus rapidement : chaque candidat jette ses dernières forces, ses derniers (ou presque) arguments dans la bataille, brille de ses derniers feux peut-être aussi... Qu'en restera-t-il demain ? Que deviendront les discours enflammés, les professions de foi enchantées, les postures altières, lorsque sera passé le temps des urnes ?

 

Après le premier tour viendra le temps d'affronter le second : deux candidats seulement, dans un combat singulier, et tous les coups (et tous les coûts, en promesses en tout cas...) seront promis et permis !

 

Mais le 7 mai, lorsque les cris de joie des partisans du vainqueur se seront tus, il est fort probable que l'Union européenne et l'Allemagne, mais aussi les multinationales se rappellent au bon souvenir du malheureux élu dont l'état de grâce risque de ne pas durer plus que la vie d'une rose sous une averse de grêle... J'ai déjà évoqué dans une précédente note le cynisme de General Motors et de PSA qui, alliés, annonceront le lendemain du second tour la liste des usines automobiles qui seront sacrifiées en Europe et en France ; mais il suffit d'écouter ce qui se dit à Bruxelles ou à Berlin pour comprendre que nos partenaires européens se moquent bien de ce que pourrait vouloir dire l'Opinion à travers ses suffrages des deux tours et le résultat final. L'élection présidentielle n'est-elle plus qu'une sorte de parade spectaculaire durant laquelle on fait beaucoup de bruit et de fureur pour bien peu de résultats concrets, puisque les décisions importantes se prendraient ailleurs ? L'annonce par le président candidat à sa réélection qu'il se rendrait le soir même à la rencontre de la chancelière Angela Merkel n'est-il pas, en définitive, un aveu de faiblesse, certains diraient même d'inféodation à l'Allemagne maîtresse de l'Europe ?

 

 

 

En fait, c’est le résultat des abandons de souveraineté qu’ont consenti, au fur et à mesure de la construction européenne fédéraliste (même si le fédéralisme européen reste, et sans doute fort heureusement, inachevé…), les gouvernements qui se sont succédé : désormais, la France apparaît liée (et le terme symbolise plus un emprisonnement qu’une fidélité…) aux décisions des institutions européennes et aux traités, et de moins en moins libre de son destin.

 

Qu’il faille une certaine solidarité européenne, j’en conviens, même si je ne limiterai pas cette « charité » politique et sociale aux seuls pays de l’Union européenne mais que je l’étendrai aux pays de la francophonie et à tous ceux dont la France s’honore d’être l’amie : mais il n’y a de bonne et vraie solidarité que celle qui est librement consentie et assumée. De plus, l’Union européenne, dans l’affaire grecque, n’a guère montré de compassion ni d’empathie pour celui de ses pays membres qui souffrait après avoir, certes, fauté (mais que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre !), attitude de l’Union qui laisse perplexe devant ses « beaux principes » pourtant déclamés haut et fort au temps où les choses allaient bien et qu’il fallait encore attendre des électeurs qu’ils se déterminent avant de prendre des décisions politiques !

 

Là, il ne s’agit pas de solidarité en tant que telle mais de l’imposition d’une politique décidée hors de France et par des administrateurs européens qui raisonnent en termes statistiques et non en réalités humaines et sociales, cherchant à tout prix à dépasser les pouvoirs politiques nationaux par une « gouvernance » dont on sait bien qu’elle n’est rien d’autre que la dépossession du politique et des Etats par des forces, des « féodalités » économiques et financières.

 

Ainsi, cette élection risque bien, en somme, d’être invalidée dans ses espoirs et ses promesses (d’ailleurs illusoires…) par des instances ne devant rien aux citoyens mais beaucoup aux élites qui, d’une certaine manière, forment une oligarchie qui se confond parfois avec une sorte de ploutocratie.

 

On touche là aux limites d’une République qui a renoncé à assumer tous ses devoirs politiques d’Etat au nom d’une construction européenne qui la déchargeait d’une partie de ses obligations et prérogatives, mais en même temps la désarmait politiquement, au risque de ne plus pouvoir agir efficacement sur les terrains économique et social.

 

 

Rendre à l’Etat sa force passe par une nouvelle architecture institutionnelle : non pas une VIe République, pâle copie de la défunte IVe, mais une Monarchie active et éminemment politique… et sociale !

 

Jean-Philippe CHAUVIN

 

 

Source : http://www.nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1006:le-jour-dapres--le-7-mai-2012&catid=46:2012&Itemid=57


 


Par Démocratie Royale - Publié dans : Royalisme - Communauté : Royalisme
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CONSEIL de la rédaction :

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La Monarchie libératrice - Petit Manuel du Royaliste

La Monarchie libératrice - Petit Manuel du Royaliste

Ce qui s'est débité de calomnies et de sottises sur la Monarchie est inimaginable.  Il importait de dépouiller la Monarchie des vilains oripeaux qui la recouvrent et de la montrer sous son véritable aspect.  

 

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Le premier tirage du Petit Manuel du Royaliste était épuisé, nous sommes heureux de vous annoncer qu'il est à nouveau disponible en ligne : pour commander cliquez sur le lien 

 

est rédigé de façon claire et concise, accessible au plus grand nombre et répond aux questions les plus courantes posées sur le royalisme : la monarchie et le Roi de France pour un système de gouvernement moderne et efficace qui enterrera définitivement une république à bout de souffle, maçonnique, cosmopolite, financière asservissant les peuples.

Nous tenons à remercier du fond du cœur tous ceux qui nous ont prouvé leur soutien en commandant d’ores et déjà cet ouvrage, - plus que des mots ce sont des actes - et espérons qu’il les aidera à apporter les réponses aux questions qui leur sont posées sur le royalisme et ses bienfaits dans un souci de Bien Commun, afin de faire revenir le Roi de France sur le trône.

Ce Petit Manuel du Royaliste est l’occasion pour chacun d’organiser des discussions avec ses proches, ses amis afin de débattre, arguments à l’appui, sur la nécessité d’une Monarchie moderne, pour sortir la France de l’impasse dans laquelle l’a orientée 200 ans de républicanisme destructeur.

En vous souhaitant une bonne lecture et de nombreuse heures captivantes de débat.

Voici la liste des questions auxquelles ce Petit Manuel du Royaliste répond, simplement et clairement.

 

LA CONSTITUTION MONARCHIQUE
I
Base théorique de la Doctrine Monarchique

 

En une longue suite de siècles, nos rois ont fait, maintenu, exalté la France. Ils l'ont élevée au rang de phare de l'Europe et du monde. Peu à peu, par affinements successifs, ils ont modelé une civilisation de beauté, de charme, d'harmonie, qui rayonnait en un art de vivre. Tout cela moins selon un plan préconçu, cartésiennement géométrique, que selon une croissance biologique, une logique végétale pareille à celle des arbres.
Paul Guth (1910-1997)

Qu’est-ce que le Monarchisme ?

Et le Républicanisme ?

Quel est le fondement respectif du Républicanisme et du Monarchisme ?

 

II
Qu’est-ce que la Monarchie ? 

 

Qu’est ce qui constitue la Monarchie ?

La Monarchie n’est donc pas un système de gouvernement, dans lequel un homme, appelé Roi, commande d’après ses caprices et son bon plaisir, à un troupeau d’esclaves ?

La Monarchie ce n’est donc pas le roi tout seul ?


III
La Monarchie conservatrice de la Nation est protectrice des intérêts populaires



Où réside le pouvoir royal et par qui est-il exercé ?

Pourquoi ce pouvoir réside-t-il dans une famille et non dans un individu ?

Pourquoi le pouvoir est-il héréditaire ?

Mais le Roi n’est-il pas naturellement porté à favoriser les Royalistes ?

La République ne peut-elle pas, à la longue, s’identifier avec le pays ?

L’élection n’a-t-elle pas d’autres inconvénients ?

Cet inconvénient est-il à redouter dans le système héréditaire ?

IV
Mariage des Rois avec les princesses étrangères


Cependant le mariage des Rois avec les Princesses étrangères n’altère-t-il pas le sang national des Rois ?

L’histoire ne témoigne-t-elle pas du caractère national des Rois ?

On entend dire cependant que durant le Moyen Age et l’Ancien Régime, le Peuple était plongé dans les ténèbres de l’ignorance ?

Les républicains affirment qu’en réalisant des réformes, notamment en affranchissant les serfs, les Rois étaient surtout guidés par des motifs d’intérêt personnel. Que faut-il en penser ?

V
Le Roi fou ou inintelligent


Les Républicains ne disent-ils pas que l’hérédité peut transmettre la couronne à un fou ?

Et lorsque le Roi est une individualité médiocre ?

Ne serait-il pas préférable que le Roi fût un grand génie ?

N’est-il pas à craindre cependant qu’un Roi ne se laisse guider par des courtisans et des flatteurs ?

VI
La Monarchie héréditaire est la vérité politique

Les Républicains ne disent-ils pas que la Monarchie a fait son temps et qu’elle ne correspond plus aux besoins des sociétés modernes ?

Qu’est-ce qui prouve que la Monarchie héréditaire est la vérité politique?

L’élection ne peut-elle pas, au même titre que l’hérédité, assurer l’unité de pouvoir ?

Ne peut-on pas invoquer d’autres arguments en faveur de la Monarchie ?

VII
La Monarchie Moderne

Parce que le principe Monarchique ne change pas, s’ensuit-il que l’on doive restaurer les pratiques du Moyen Age et de l’Ancien Régime ?

VIII
La Monarchie progressiste

Pourquoi peut-on dire que la Monarchie s’adaptera au temps présent ?

IX
La République instrument de ruine

La République ne peut-elle pas favoriser le progrès ?

La République ne peut donc rien fonder de durable ?

Le système républicain n’est donc pas propre au développement d’un pays ?

X
La Monarchie populaire

Que signifie le terme de Monarchie populaire ?

La Monarchie sera-t-elle populaire ?

Faut-il donc que le peuple s’en rapporte tout simplement aux affirmations des Royalistes ?

Alors qu’est-ce qui garantit au Peuple que la Monarchie sera populaire ?

XI
Le mauvais Roi

Il n’est sans doute pas douteux que les intérêts populaires soient protégés sous un bon Roi, mais le hasard de l’hérédité peut amener au pouvoir un mauvais Roi, et en ce cas, les intérêts dont il a la charge ne sont-ils pas en péril ?

Est-ce bien certain ?

Mais, ce Roi ne peut-il pas, dans un moment d’aberration, oublier ses propres intérêts et opprimer le Peuple ?

XII
La Monarchie a intérêt à organiser

Qu’arriverait-il si, malgré les difficultés pratiques d’une telle entreprise, le Roi réussissait à mettre en péril l’existence des corps sociaux ?

XIII
La République a intérêt à ne pas organiser

Comment la République a-t-elle intérêt à détruire les libertés publiques ?

Ne dit-on pas cependant que la République est la chose publique ?

XIV
Il n’y a de responsabilité réelle que dans la Monarchie

Quelles sont les garanties de responsabilité qu’offre la République ?

La peur de la non-réélection ne force-t-elle pas l’élu à demeurer honnête malgré lui ?

La monarchie offre-t-elle de meilleures garanties de responsabilités ?

La Monarchie est-elle donc le seul régime dans Iequel les responsabilités soient effectives ?

XV
La Monarchie légitime

L’Empire ou la Royauté peuvent-ils indifféremment réaliser les conditions de la Monarchie nationale française ?

Sur quoi est fondée cette légitimité

Quelle est la fonction respective des rois et des empereurs ?

Comment les empereurs ont-ils défait la France ?

Quel est le fondateur de la Royauté capétienne ?

Comment le pouvoir royal fut-il conféré à Hugues Capet ?

Qui est l’actuel successeur légitime des rois de France ?


DEUXIÈME PARTIE
L’ORGANISATION MONARCHIQUE

XVI
La Décentralisation

Par quel terme résume-t-on l’ensemble du programme organisateur de la Monarchie ?

En quoi consiste la Décentralisation ?

XVII
Organisation morale, religieuse, intellectuelle et judiciaire

Comment la Monarchie affranchit-elle la Famille, l’Eglise, les Universités et la Magistrature ?

XVIII
L’organisation de la Commune

Qu’est-ce que la Commune sous la République ?

Que devient la Commune dans la Monarchie ?

XIX
L’Organisation de la Région et du Pays

Qu’est-ce qu’une Région ?

Quels sont les avantages de l’organisation régionale ?

Comment la région est-elle administrée ?

N’y a-t-il pas entre la Commune et la Région une circonscription intermédiaire formée par la nature et dont la Monarchie reconnaît l’existence politique ?

XX
L’organisation du travail

Quel est l’objet propre de la Société corporative ?

Comment la Société corporative pourvoit-elle aux divers besoins de ses membres ?

Qui est-ce qui administre la Société corporative ?

Pourquoi, dans la représentation au Conseil Corporatif, ne fait-on pas une place privilégiée soit au capital, soit au travail ?

Quelle circonscription territoriale convient-il d’assigner aux sociétés corporatives ?

L’Organisation Corporative ne présente-t-elle pas des difficultés d’application
en ce qui concerne l’agriculture ?

Quels sont les avantages qui résulteront de l’organisation corporative
du travail ?

Il y aura donc une aristocratie du travail ?

XXI
La Représentation nationale

Quel est l’objet de la Représentation national

En quoi consistent les droits et les intérêts du Peuple ?

Comment peut-on assurer la représentation des droits et des intérêts
des diverses fonctions sociales ?

Faut-il abolir le Sénat et la Chambre des députés ?

Que serait en général le rôle d’une Chambre des députés dans la Monarchie

Quelles seraient plus particulièrement les attributions d’une Chambre des députés dans la Monarchie

Quelles attributions seraient absolument refusées à la Chambre ?

Comment pourrait fonctionner un Sénat sous la Monarchie ?

Pourquoi parle-t-on de ces deux Chambres au conditionnel ?

Quel est l’intérêt dominant de la Monarchie quand elle organise la représentation nationale ?

Pourquoi la République fausse-t-elle toute représentation nationale ?

XXII
Le Roi

Quelle est la formule de la Constitution monarchique ?

Quel est le rôle du Roi dans l’Etat décentralisé ?

Quels sont les Conseils du Roi ?

Comment se recrutent les conseils du Roi ?

Le gouvernement du Roi ne sera donc pas le gouvernement des nobles ?

Est-il bien sûr que la politique populaire de la Monarchie d’autrefois sera contentée par la Monarchie de demain ?

Ainsi l’agriculteur, le simple prolétaire pourront être appelés, à titre temporaire ou permanent, dans les Conseils du Roi ?

Le gouvernement du Roi n’a donc rien d’exclusif ?


Pourquoi le Roi concilie-t-il, quand la République divise ?

N’est-il pas une institution plus particulièrement confiée à la vigilance immédiate du Roi ?

Conclusion


Comment réaliser la Monarchie

 - Nous avons montré que la République n’était pas améliorable

- Les conservateurs, les libéraux de toute nuance n’hésiteront plus à rompre avec cette politique sans horizon

- La restauration de la Monarchie sera l’œuvre de notre volonté ; elle est toute entière subordonnée à l’organisation d’une minorité robuste, d’une opposition consciente

- Quand une élite suffisante de bons citoyens sentira la nécessité de rendre à la France ses Rois


« Je suis au service de la France et si les Français le veulent, je serai toujours là. »

« Si les Français m'appellent je ne me déroberai pas. »

Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, Louis XX

 

 

 

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SOLUTION :

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Pour le retour du Roi Très-Chrétien !

Avant 1789, la France était la première puissance Occidentale. République mondialiste, DEHORS !

« Très-Chrétien » est un qualificatif que les papes attribuent initialement comme un honneur aux souverains de leur choix mais qui, à partir de Charles V, servit à désigner le seul roi de France et son royaume. Le titre de « Très-Chrétien » peut être comparé à celui de Fils aîné de l'Église spécifique au roi de France.

Le nom de Très-Chrétien fut appliqué indifféremment au roi, au peuple ou au territoire français et devint peu à peu un objet de gloire, une justification d'être, apportant aux Français la certitude d'être un élément important du plan de Dieu dans l'ordre du monde au cours des temps.

Discours de Louis XX

Chers Amis,

 

Quel plaisir de vous retrouver après cette cérémonie à la mémoire du roi Louis XVI qui nous a réunis, si nombreux, dans l’émotion et le souvenir.

 

Je commencerai par vous souhaiter une bonne et heureuse année, pour vous, les vôtres, vos familles, vos enfants. Mais ces voeux, je les adresse aussi plus largement à la France toute entière et aux Français. Je pense, notamment, à tous ceux qui se trouvent confrontés à des situations douloureuses de tout ordre. Beaucoup de nos contemporains souffrent, doutent, parfois sont désenchantés. Mes pensées vont vers eux.

 

Depuis des années, dans mes interventions publiques, j’ai rappelé qu’il ne s’agit pas pour nous d’être des nostalgiques, mais d’être des artisans de l’avenir.


Les exemples de grandes figures de la royauté vont dans ce sens. C’est à cela que sert la mémoire.

 

Louis XVI que nous venons d’honorer à travers cette belle cérémonie nous y convie. Mais, en 2014, un autre roi nous y aidera aussi : Louis IX, Saint-Louis, dont nous commémorons le 800e anniversaire de la naissance, survenue en 1214, la même année que la bataille de Bouvines.

 

Saint-Louis, par l’exemple de son œuvre et de sa vie, laisse une fondation solide sur laquelle il est toujours possible de construire. Son œuvre a été celle d’un roi qui a permis à la couronne de retrouver sa souveraineté face aux grands féodaux ; celle d’un roi qui a été habité par les valeurs chrétiennes pour réformer la justice et les institutions. Il a montré ainsi que l’éthique était au cœur de l’action publique. Voilà des principes encore bien actuels. Si actuels que, s’ils ne sont pas rappelés d’abord, puis remis au centre de l’action, notre société continuera à être instable et fragile.

 

Mais aujourd’hui, que représentons-nous ? Que souhaitons-nous ? A quoi sert de s’inscrire dans une tradition millénaire ?

 

Cela n’a vraiment de sens que si nous voulons apporter quelque chose à la société. Or, la société contemporaine est en pleine mutation. Je pense qu’elle a besoin de ce que la tradition représente et peut encore lui apporter.

Souvent, on me demande si je suis prêt à reprendre la place que la tradition donne à l’aîné des Bourbons. Je réponds toujours à cela, comme mon père l’a fait avant moi, que notre position est d’une nature différente. Nos droits sont incontestables et viennent du fond des âges et ils reposent sur cette union entre une dynastie et un peuple. Nous assumons ces droits restant disponibles.

 

Cette union a permis au royaume de France de se constituer peu à peu, du petit domaine entourant Paris, jusqu’aux frontières actuelles que Louis XVI s’évertuait à ouvrir au monde avec la Pérouse et les combats menés en Amérique contre l’Angleterre.

 

Tel est le miracle capétien, celui de la France aussi.

 

La France a progressé dans le cadre de la royauté dont les institutions reposaient sur la défense des faibles, et sur les valeurs héritées du message chrétien dont la première est le bien commun. Saint-Louis en a été le modèle que ses descendants ont suivi.

 

Le successeur légitime des rois de France doit conserver intact cet héritage, précieux trésor pour l’avenir. Ces valeurs ont fait leur preuve puisqu’elles ont permis à notre pays d’être gouverné et de progresser pendant huit siècles. Ce sont elles encore qui ont animé génération après génération les meilleurs de nos enfants. Cette permanence montre combien elles sont justes. Ce bien commun passe par l’unité nécessaire contre toutes les féodalités et les individualités qui veulent toujours s’imposer et imposer leur loi. Ce bien commun est aussi inspiré par le souci de la justice et du progrès social reposant sur la réalité et non l’idéalisme.

 

Devant les interrogations de notre génération actuelle face aux erreurs passées, nous croyons bien que nous aspirons à un renouveau. Le Pape François agit dans le même esprit en dénonçant avec vigueur les dérives de toutes sortes, notamment éthiques, qui désagrègent notre société.

 

Dans cette quête de renouveau et de sens, les jeunes se mobilisent. Ils retrouvent, faisant preuve d’une étonnante clairvoyance, le vrai, le juste et le beau. Ils l’expriment à leur manière et notamment à l’aide de tous les nouveaux modes de communication. J’y vois un message d’avenir. La ténacité de ceux qui ne furent d’abord que des sentinelles, des veilleurs, est assez puissante pour, peu à peu, amener des changements législatifs majeurs, comme l’Espagne nous en montre actuellement l’exemple. Nous savons que nous pouvons compter sur la puissance de la tradition et de ses réussites.

 

La force de la royauté a toujours été de savoir s’adapter aux évolutions tant que celles-ci avaient pour finalité le bien de l’homme créé à l’image de Dieu. Cette vérité de Saint-Louis, qui fut encore celle des grandes réformes du XVIII siècle initiées par les rois Louis XV et Louis XVI et que la Révolution est venue détourner, demeure actuelle. Saurons-nous l’entendre et la mettre en œuvre ?

 

Ce message est celui du présent et de l’avenir. Fidèle à la tradition royale française, je le porte, me sachant soutenu par l’exemple de mes ancêtres et par l’espoir qui vous anime.

 

Merci.

 

Louis, duc d’Anjou

Un Peuple Libre la Monarchie Catholique Française

Louis XX Roi de France : « Après la Ve, VIe République ou Monarchie » ?

« La question institutionnelle n'a jamais été plus actuelle. Elle constitue un enjeu politique de première importance et tous les Français doivent souhaiter qu'elle soit publiquement débattue, pour ne pas laisser à d'illégitimes oligarchies le soin de trancher pour nous la question de notre avenir national.

Il n'appartient évidemment pas à l'aîné des Capétiens de résoudre seul cette difficile question institutionnelle. Mais il ne m'est pas interdit de regarder avec sympathie et intérêt le développement de ces discussions au sein de la société française. Et il est de mon devoir de rappeler à tous les Français de bonne volonté, après tous mes prédécesseurs, ce que mon regretté père appelait les « vieilles recettes » de la royauté capétienne.

Pas plus que vous, je ne sais ce qui viendra « après la Ve République ». Ce que je sais, en revanche, c’est qu'aucun régime ne pourra durablement s'implanter en France s'il cherche à dresser une France contre l'autre ; à occulter le glorieux passé de notre patrie ; ou à conférer, plus ou moins discrètement, le pouvoir à une petite caste de privilégiés.

En réfléchissant à notre avenir commun, il est sage d’écouter les leçons de notre passé. »

Message de Monseigneur le duc d'Anjou, Louis XX roi de France, chef de la Maison de Bourbon aux participants du forum « Après la Ve, VIe république ou monarchie » Assemblée Nationale, Paris, 15 février 2007

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Petit Manuel du Royaliste

La Monarchie libératrice - Petit Manuel du Royaliste

Ce qui s'est débité de calomnies et de sottises sur la Monarchie est inimaginable.  Il importait de dépouiller la Monarchie des vilains oripeaux qui la recouvrent et de la montrer sous son véritable aspect.  

 

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Ce Petit Manuel du Royaliste est l’occasion pour chacun d’organiser des discussions avec ses proches, ses amis afin de débattre, arguments à l’appui, sur la nécessité d’une Monarchie moderne, pour sortir la France de l’impasse dans laquelle l’a orientée 200 ans de républicanisme destructeur.

En vous souhaitant une bonne lecture et de nombreuse heures captivantes de débat.

Voici la liste des questions auxquelles ce Petit Manuel du Royaliste répond, simplement et clairement.

 

LA CONSTITUTION MONARCHIQUE
I
Base théorique de la Doctrine Monarchique

 

En une longue suite de siècles, nos rois ont fait, maintenu, exalté la France. Ils l'ont élevée au rang de phare de l'Europe et du monde. Peu à peu, par affinements successifs, ils ont modelé une civilisation de beauté, de charme, d'harmonie, qui rayonnait en un art de vivre. Tout cela moins selon un plan préconçu, cartésiennement géométrique, que selon une croissance biologique, une logique végétale pareille à celle des arbres.
Paul Guth (1910-1997)

Qu’est-ce que le Monarchisme ?

Et le Républicanisme ?

Quel est le fondement respectif du Républicanisme et du Monarchisme ?

 

II
Qu’est-ce que la Monarchie ? 

 

Qu’est ce qui constitue la Monarchie ?

La Monarchie n’est donc pas un système de gouvernement, dans lequel un homme, appelé Roi, commande d’après ses caprices et son bon plaisir, à un troupeau d’esclaves ?

La Monarchie ce n’est donc pas le roi tout seul ?


III
La Monarchie conservatrice de la Nation est protectrice des intérêts populaires



Où réside le pouvoir royal et par qui est-il exercé ?

Pourquoi ce pouvoir réside-t-il dans une famille et non dans un individu ?

Pourquoi le pouvoir est-il héréditaire ?

Mais le Roi n’est-il pas naturellement porté à favoriser les Royalistes ?

La République ne peut-elle pas, à la longue, s’identifier avec le pays ?

L’élection n’a-t-elle pas d’autres inconvénients ?

Cet inconvénient est-il à redouter dans le système héréditaire ?

IV
Mariage des Rois avec les princesses étrangères


Cependant le mariage des Rois avec les Princesses étrangères n’altère-t-il pas le sang national des Rois ?

L’histoire ne témoigne-t-elle pas du caractère national des Rois ?

On entend dire cependant que durant le Moyen Age et l’Ancien Régime, le Peuple était plongé dans les ténèbres de l’ignorance ?

Les républicains affirment qu’en réalisant des réformes, notamment en affranchissant les serfs, les Rois étaient surtout guidés par des motifs d’intérêt personnel. Que faut-il en penser ?

V
Le Roi fou ou inintelligent


Les Républicains ne disent-ils pas que l’hérédité peut transmettre la couronne à un fou ?

Et lorsque le Roi est une individualité médiocre ?

Ne serait-il pas préférable que le Roi fût un grand génie ?

N’est-il pas à craindre cependant qu’un Roi ne se laisse guider par des courtisans et des flatteurs ?

VI
La Monarchie héréditaire est la vérité politique

Les Républicains ne disent-ils pas que la Monarchie a fait son temps et qu’elle ne correspond plus aux besoins des sociétés modernes ?

Qu’est-ce qui prouve que la Monarchie héréditaire est la vérité politique?

L’élection ne peut-elle pas, au même titre que l’hérédité, assurer l’unité de pouvoir ?

Ne peut-on pas invoquer d’autres arguments en faveur de la Monarchie ?

VII
La Monarchie Moderne

Parce que le principe Monarchique ne change pas, s’ensuit-il que l’on doive restaurer les pratiques du Moyen Age et de l’Ancien Régime ?

VIII
La Monarchie progressiste

Pourquoi peut-on dire que la Monarchie s’adaptera au temps présent ?

IX
La République instrument de ruine

La République ne peut-elle pas favoriser le progrès ?

La République ne peut donc rien fonder de durable ?

Le système républicain n’est donc pas propre au développement d’un pays ?

X
La Monarchie populaire

Que signifie le terme de Monarchie populaire ?

La Monarchie sera-t-elle populaire ?

Faut-il donc que le peuple s’en rapporte tout simplement aux affirmations des Royalistes ?

Alors qu’est-ce qui garantit au Peuple que la Monarchie sera populaire ?

XI
Le mauvais Roi

Il n’est sans doute pas douteux que les intérêts populaires soient protégés sous un bon Roi, mais le hasard de l’hérédité peut amener au pouvoir un mauvais Roi, et en ce cas, les intérêts dont il a la charge ne sont-ils pas en péril ?

Est-ce bien certain ?

Mais, ce Roi ne peut-il pas, dans un moment d’aberration, oublier ses propres intérêts et opprimer le Peuple ?

XII
La Monarchie a intérêt à organiser

Qu’arriverait-il si, malgré les difficultés pratiques d’une telle entreprise, le Roi réussissait à mettre en péril l’existence des corps sociaux ?

XIII
La République a intérêt à ne pas organiser

Comment la République a-t-elle intérêt à détruire les libertés publiques ?

Ne dit-on pas cependant que la République est la chose publique ?

XIV
Il n’y a de responsabilité réelle que dans la Monarchie

Quelles sont les garanties de responsabilité qu’offre la République ?

La peur de la non-réélection ne force-t-elle pas l’élu à demeurer honnête malgré lui ?

La monarchie offre-t-elle de meilleures garanties de responsabilités ?

La Monarchie est-elle donc le seul régime dans Iequel les responsabilités soient effectives ?

XV
La Monarchie légitime

L’Empire ou la Royauté peuvent-ils indifféremment réaliser les conditions de la Monarchie nationale française ?

Sur quoi est fondée cette légitimité

Quelle est la fonction respective des rois et des empereurs ?

Comment les empereurs ont-ils défait la France ?

Quel est le fondateur de la Royauté capétienne ?

Comment le pouvoir royal fut-il conféré à Hugues Capet ?

Qui est l’actuel successeur légitime des rois de France ?


DEUXIÈME PARTIE
L’ORGANISATION MONARCHIQUE

XVI
La Décentralisation

Par quel terme résume-t-on l’ensemble du programme organisateur de la Monarchie ?

En quoi consiste la Décentralisation ?

XVII
Organisation morale, religieuse, intellectuelle et judiciaire

Comment la Monarchie affranchit-elle la Famille, l’Eglise, les Universités et la Magistrature ?

XVIII
L’organisation de la Commune

Qu’est-ce que la Commune sous la République ?

Que devient la Commune dans la Monarchie ?

XIX
L’Organisation de la Région et du Pays

Qu’est-ce qu’une Région ?

Quels sont les avantages de l’organisation régionale ?

Comment la région est-elle administrée ?

N’y a-t-il pas entre la Commune et la Région une circonscription intermédiaire formée par la nature et dont la Monarchie reconnaît l’existence politique ?

XX
L’organisation du travail

Quel est l’objet propre de la Société corporative ?

Comment la Société corporative pourvoit-elle aux divers besoins de ses membres ?

Qui est-ce qui administre la Société corporative ?

Pourquoi, dans la représentation au Conseil Corporatif, ne fait-on pas une place privilégiée soit au capital, soit au travail ?

Quelle circonscription territoriale convient-il d’assigner aux sociétés corporatives ?

L’Organisation Corporative ne présente-t-elle pas des difficultés d’application
en ce qui concerne l’agriculture ?

Quels sont les avantages qui résulteront de l’organisation corporative
du travail ?

Il y aura donc une aristocratie du travail ?

XXI
La Représentation nationale

Quel est l’objet de la Représentation national

En quoi consistent les droits et les intérêts du Peuple ?

Comment peut-on assurer la représentation des droits et des intérêts
des diverses fonctions sociales ?

Faut-il abolir le Sénat et la Chambre des députés ?

Que serait en général le rôle d’une Chambre des députés dans la Monarchie

Quelles seraient plus particulièrement les attributions d’une Chambre des députés dans la Monarchie

Quelles attributions seraient absolument refusées à la Chambre ?

Comment pourrait fonctionner un Sénat sous la Monarchie ?

Pourquoi parle-t-on de ces deux Chambres au conditionnel ?

Quel est l’intérêt dominant de la Monarchie quand elle organise la représentation nationale ?

Pourquoi la République fausse-t-elle toute représentation nationale ?

XXII
Le Roi

Quelle est la formule de la Constitution monarchique ?

Quel est le rôle du Roi dans l’Etat décentralisé ?

Quels sont les Conseils du Roi ?

Comment se recrutent les conseils du Roi ?

Le gouvernement du Roi ne sera donc pas le gouvernement des nobles ?

Est-il bien sûr que la politique populaire de la Monarchie d’autrefois sera contentée par la Monarchie de demain ?

Ainsi l’agriculteur, le simple prolétaire pourront être appelés, à titre temporaire ou permanent, dans les Conseils du Roi ?

Le gouvernement du Roi n’a donc rien d’exclusif ?


Pourquoi le Roi concilie-t-il, quand la République divise ?

N’est-il pas une institution plus particulièrement confiée à la vigilance immédiate du Roi ?

Conclusion


Comment réaliser la Monarchie

 - Nous avons montré que la République n’était pas améliorable

- Les conservateurs, les libéraux de toute nuance n’hésiteront plus à rompre avec cette politique sans horizon

- La restauration de la Monarchie sera l’œuvre de notre volonté ; elle est toute entière subordonnée à l’organisation d’une minorité robuste, d’une opposition consciente

- Quand une élite suffisante de bons citoyens sentira la nécessité de rendre à la France ses Rois


« Je suis au service de la France et si les Français le veulent, je serai toujours là. »

« Si les Français m'appellent je ne me déroberai pas. »

Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, Louis XX

 

 

 

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De la Monarchie et de la véritable Démocratie

La Démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles non seulement en France d'ailleurs mais dans la majorité des peuples européens surtout à l'ouest. Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations par la suppression des privilèges de celles-ci et des provinces, le peuple a plus perdu le 4 août que la Noblesse et le Clergé.


La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce donc à l'intérieur de corps sociaux car les hommes ont alors à l'intérieur de ceux-ci des intérêts réellement communs pragmatiques et non idéologiques et peuvent ainsi exercer leurs mandats électifs de défense du corps social au mieux et par extension pour le Bien Commun de tous, comme les membres ensuite d'un seul corps. c'est ce qu'on appelle LA DEMOCRATIE SINCERE .

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