Sauvagerie : quand la République franc-maçonne assassine nos prêtres

UN PRETRE ET UN PAYSAN ATTACHÉS ENSEMBLE ET CHANTANT LE SERVICE DES MORTS EN SE RENDANT AU LIEU DE LEUR EXÉCUTION.

Un matin, j'étais assis de bonne heure à mes devoirs, il n'était que cinq heures et demie, lorsque, à ma grande surprise, j'entendis chanter dans la rue le Libéra me, Domine, tel qu'on le chante pour les enterrements. D'après les saccades de la voix on comprenait que le chantre marchait vite, et le chant devenait de plus en plus distinct à mesure qu'il approchait de la place où était notre maison.

 

Depuis deux ans le service des morts avait cessé de se faire entendre dans nos rues ; je courus donc vite à la fenêtre, curieux de voir qui pouvait le chanter à pareille heure. Je vis une troupe de vingt ou trente soldats entourant deux hommes attachés ensemble, et tous deux vêtus comme des paysans ; mais l'aspect de l'un d'eux me fit le reconnaître de suite pour un prêtre ; ses cheveux noirs flottant sur ses épaules, sa longue barbe, tout, jusqu'à la forme de son chapeau, est parfaitement présent à ma mémoire.


Je compris trop bien ce que tout cela signifiait, et je courus à la porte pour les suivre, agité et troublé de la terreur habituelle qui me serrait le coeur, mais en même temps animé par ce chant de la mort ; car c'était le prêtre qui chantait ainsi son propre Libera, et le pauvre paysan marchait à la hâte à son côté, le visage fort sérieux, comme on peut le supposer, mais sans manifester la moindre crainte. Les soldats, qui généralement n'épargnaient pas à leurs prisonniers les injures et les moqueries, accompagnaient ceux-ci en silence.

 

Je traversai la place, les suivant de près. Au détour de la rue, le prêtre ayant fini le Libera, commença à chanter le Miserere. Le paysan, de son côté, était absorbé dans ses prières ; mais je ne me rappelle pas si bien sa contenance que celle du prêtre, qui pouvait avoir cinquante ans, de taille moyenne, et qui était vêtu de l'habit de gros drap brun de nos paysans.

 

Ils marchaient avec une grande rapidité, et je les quittai au bout de la rue, lorsqu'ils n'avaient plus que quelques pas à faire pour atteindre la promenade publique, où je n'osai pas les suivre, redoutant d'être présent à leur supplice. J'étais à peine à la porte de notre maison quand une forte détonation m'apprit que les deux pauvres victimes étaient dans l'éternité.

 

Lire la suite : La Maraîchine Normande  http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2014/10/13/30757773.html

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