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"Une des plus notables affirmations de l’histoire, c’est que les peuples ne se donnent eux-mêmes ni constitution ni gouvernement.

Malgré les apparences parfois contraires, un prince vient toujours à point, au moment - où une certaine conjoncture rend plausible sa souveraineté ; une constitution, fut-elle l’objet d’un vote unanime, a toujours des initiateurs et surgit en des circonstances où l’on découvre que le peuple n’a ni l’entière disposition de sa liberté, ni le loisir de la réflexion.

«Ce qui est sûr, dit Joseph de Maistre, c’est que la constitution écrite des peuples n’est jamais le résultat d’une délibération».

Encore nous plaçons-nous ici dans l’hypothèse la plus favorable. Que dire des changements de régime provoqués par coup d’état ou révolution ! Imagine-t-on, dans ces entreprises, la part prépondérante de quelques meneurs, d’une faction, d’un complot, de toute la machinerie montée derrière l’acte ostensible d’une masse plutôt révolutionnée que dressée de son propre mouvement.

L’histoire sérieusement méditée nous induira toujours à cette conclusion : un peuple reçoit ses maîtres plus qu’il ne les choisit. La Révolution française en est pour nous l’exemple le plus classique. Affirmer, quand trois cents émeutiers à gage suffisaient pour prendre la Bastille, que la France entière s’est débarrassée de son roi, représenté comme un tyran, pour se donner une constitution libre, est une ironie amère ou une fable éculée. Jamais encore le bon peuple de saint Louis et d’Henri IV n’avait été aussi malmené qu’il le fut alors par d’infimes minorités préparant de longue main ou conduisant les différents actes du drame dont le dernier l’étouffa sous la Terreur."

Pierre Virion, dans, "Le Christ qui est Roi de France".

 

Vigo.B

Tag(s) : #Royalisme

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