Une monarchie pour une démocratie enfin équitable

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 Présentée par certains comme le remède idéal à la République essoufflée, la démocratie athénienne n’est en réalité qu’un leurre, ineptie délétère qui sous des dehors vertueux caractérise la pire des dictatures démagogiques : un type de régime qui fut d'ailleurs vertement dénoncé par Platon et Socrate, ce même Platon, dans son "Politeïa" (qui signifie "Constitution de l'Etat" ou "Forme de gouvernement"), prônant un régime ayant les caractéristiques d'une... monarchie. Il vantait les mérites d'un roi philosophe à la tête de l'Etat.

 

Quelque temps auparavant, son père spirituel, Socrate, avait lutté contre les sophistes, dénonçant leur verbiage démagogique, lequel constituait, déjà, un puissant appât de nature à séduire un électeur dont dépendait précisément le pouvoir dans ce modèle de cité démocratique. Rappelons que ce régime athénien, qui portait en son sein les germes de sa destruction, courut à sa perte, les divisions internes et son incapacité à résister à l'envahisseur Philippe de Macédoine en venant à bout et conduisant à l'avènement d'un... roi, Alexandre le Grand.


 

En réalité, vicieux car séduisant les plus naïfs, est l'arbitraire démocratique qui consiste à confier à toutes et à tous, sans distinction de connaissances ni de compétences, le soin de porter au pouvoir suprême la personne la plus apte à décider du destin de la France. Car de facto, c'est le plus bonimenteur, le plus argenté, qui parvient à s'acquérir les suffrages. Le constat est donc amer : le choix d'un président de la République revient, pour le peuple, à faire celui de son bourreau. Où est le principe "démocratique" ?!


 

Une vision trompeuse de la démocratie réelle revient souvent à estimer que tous doivent et seraient à même de décider de tout : antichambre d'une pagaille assurée et revenant, pour les citoyens, à se prendre eux-mêmes en otages. La démocratie, pour peu qu'on la souhaite équitable, au sens de « juste », de « raisonnable » et de « respectueuse » des exigences légitimes et concrètes du peuple, suppose d'avoir :


 

1. d'un côté un chef de l'Etat non tributaire d'une quelconque échéance électorale, ceci afin de lui permettre d'exercer pleinement les tâches régaliennes qui lui incombent dans les domaines comme la souveraineté, politique étrangère, santé.


 

2. d'un autre côté des citoyens qui, en votant chacun en fonction de leurs compétences et connaissances au niveau d'un terroir économique et/ou historique, disposent réellement de la capacité à agir et à sanctionner au niveau local. Ce sont en effet les citoyens de terrain qui sont les plus à même de déterminer leurs propres besoins et intérêts, en fonction des spécificités géographiques et économiques.


 

Aujourd'hui, l'esprit jacobin inspirant chaque loi républicaine, va à rebours du Bien commun.

 

Systématiquement, l'Etat agit au détriment d'un peuple qu'il est censé protéger. Voyons-nous, élection après élection, un président de la République soucieux de défendre les intérêts d'une France forte et préservant l'harmonie sociale ? Ou assistons-nous depuis plusieurs décennies à une politique consistant à faire cyniquement allégeance aux lobbies financiers et sociaux, tout en poliçant toujours davantage notre société ? Voyons-nous les députés, une fois élus, défendre à l'Assemblée nationale les intérêts des citoyens de LEUR département ? Ou se contentent-ils, leur mandature durant, d'obéir docilement aux consignes de vote d'un parti auquel ils doivent leur siège ?


 

Voilà pourquoi l'état actuel de notre pays exige une démocratie « équitable », mais pas une démocratie « de hasard » : un « contrôle démocratique » de tout par tous est une illusion démagogique, et revient en définitive à imposer comme système de gouvernance une « démocratie à tout crin » dont Voltaire lui-même, je le rappelle, dénonçait le danger lorsqu'il écrivait : « la démocratie pure est le despotisme de la canaille ».


 

Si nombre de nos concitoyens possèdent l'instinct de ce qui leur conviendrait le mieux au quotidien, en revanche les bercer dans l'illusion que des dirigeants portés aux nues par l'entremise d'une sorte de roulette russe auront la capacité de redresser une barque « France » coulant à pic, me semble relever de la démagogie la plus abjecte. Voilà plus de 200 ans que le peuple est abusé par ce type de promesses.


 

L'erreur la plus répandue consiste à s'imaginer que la robustesse d'un pays et l’efficacité d’une politique assurant la gestion de l’existence des citoyens reposent sur le choix ou dépendent de la venue providentielle d'un HOMME. Or c’est avant tout d’un SYSTÈME politique que découle la solidité d’un pays.


 

Donner à croire à nos concitoyens que l'HOMME est au centre de tout participe bel et bien d’une vision républicaine. C'est illusoire : quand bien même vous trouveriez en ce monde un homme assez intègre, assez désintéressé et suffisamment généreux pour accéder, presque par miracle (puisque par le vote du président de la République au suffrage universel), à la fonction suprême, il s'en trouverait dix, cent, mille, pour le faire chuter en employant sans vergogne l'arme républicaine fatale sans égale : le vote téléguidé par une outrancière démagogie. Retour à la case départ.


 

En revanche, le SYSTÈME monarchique — pour peu que chacun prenne soin de s'affranchir des balivernes serinées à son sujet par l'Education nationale durant sa jeunesse — ne repose pas sur un « homme providentiel » : prenant en compte les défauts intrinsèquement liés à l'âme humaine, une monarchie préserve le sommet du pouvoir des appétits voraces de lobbies en tous genres. Plus de poste suprême à pourvoir : la lutte pour s'y hisser devient caduque. Les talents des uns et des autres sont réellement et utilement employés au sein d’un système de chambres parlementaires regroupant les citoyens par domaines d’activité pour enfin se consacrer à la gestion du pays et à l'amélioration du Bien Commun, et non à savoir comment reconquérir 5 ans plus tard la place chèrement acquise...


 

Naturellement, quelques fanfarons de service auront ici beau jeu alors d’objecter que si, comme cela a pu arriver par le passé, le monarque s'avère être : 1° d'une santé mentale fragile ; 2° d’une individualité médiocre ; 3° enclin à œuvrer pour ses intérêts personnels et non pour ceux du pays dont il a la charge, alors cela est de nature à compromettre le destin du pays, discréditant ainsi ce dispositif.

 

Or il n’en est rien :


1° la lutte pour s'emparer de la place d’un souverain momentanément « déficient » n'a pas lieu d'être puisque, une fois celui-ci passé de vie à trépas — et dans l’intervalle il y a toujours possibilité d’une régence —, ses descendants accèderont de fait au poste suprême. Il suffit donc de laisser les choses suivre leur cours ; tout rentrera naturellement dans l’ordre.


 

la fonction royale n’implique pas d’être exercée avec un fulgurant génie. Ce qui prime, c’est qu’elle soit exercée par un Homme ayant reçu la formation adéquate. Or un monarque, c'est avant tout une éducation et une formation dispensées dès la naissance non seulement dans le but précis d'assurer l'immense tâche liée à la fonction suprême, mais encore par un entourage issu lui-même d'une lignée rompue aux coulisses de la gouvernance d'un peuple.


 

le sort de la famille royale étant par nature lié au sort du pays, l'intérêt personnel du roi est de protéger et de servir les intérêts nationaux, sauf à scier la branche sur laquelle il est assis. Il lui faudrait donc être inconscient au point de se nuire à lui-même et à ses enfants qui, rappelons-le, sont amenés à régner. En ce cas, nous tombons dans la « folie », et donc au point 1°.


 

Si le système monarchique, fruit de l’expérience millénaire et non le résultat de manœuvres l’ayant imposé au forceps, a su longtemps mener le « navire France », cela tient à une chose primordiale : non seulement il accepte l’Homme tel qu’il est et ne se fait aucune illusion quant aux motivations de celui-ci, mais encore il est apte à convertir en qualités jusqu’aux pires défauts de celui-ci pour les mettre au crédit du Bien Commun.


 

Enfin, il importe d’en finir avec la Révolution dite française et son soi-disant héritage qu’il nous faudrait conserver, aduler, bonifier, et toutes ces âneries dont on nous rebat les oreilles depuis des lustres, boniment tout juste bon à inonder les manuels scolaires depuis le XIXe siècle. A la veille de 1789, le peuple ne songeait pas un instant à renverser un régime politique pour y substituer le chaos et ériger en modèle de société l’argent-roi.


 

Car c’est bien ce modèle-ci que les instigateurs de cette Révolution, adeptes des « Lumières » éclairant prétendument le peuple, ont instauré après avoir fourbi leurs armes tout au long du XVIIIe siècle. A ces commanditaires dont les descendants constituent aujourd'hui l'élite mondialisée asservissant dès à présent les pays occidentaux, il a suffi de s’appuyer sur une bourgeoisie financière dont ils connaissaient parfaitement l’appétit, l’ambition, l’absence de scrupules, puis de déclencher l’assaut final lors même que certaines réformes tardaient effectivement à être mises en œuvre et qu’une sévère disette, sciemment orchestrée, était de nature à échauffer les esprits.


 

La Révolution dite française fut une simple opération de déstabilisation de la France, à l’époque première puissance occidentale, verrou qu’il convenait, aux yeux de ces élites mondialistes, de faire sauter. L’élection présidentielle n’est désormais qu’un vulgaire et tragique concours entre les VRP français de ce mondialisme rampant, simples marionnettes auxquelles n’est confié qu’un rôle figuratif.


 

Une analyse honnête de la situation actuelle, des circonstances et des forces qui nous ont plongés dans ce chaos programmé, ne peut que conduire les plus lucides à appeler de leurs vœux l’extinction sans délai de la République pour que revive enfin ce pays exsangue : cela passe par l’avènement d’une monarchie à la française, monarchie qui, rappelons-le, a hissé en 1300 ans la France au rang de pays respecté, envié et puissant, cependant que la République a présidé à son effondrement en 200.


 

Et que celles et ceux qui seraient tentés d’y voir un retour à l’Ancien Régime, se fassent la réflexion suivante : la question n’est-elle pas tant de savoir si un principe de gouvernement est vieux ou jeune, que s’il est bon ou mauvais ?

 

Hugo Brémont

pour Démocratie Royale

 

Monarchie - Libératrice

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