Uranium ? Non merci, pour la Chine, ce sera le thorium

power_station_2452227272_037aff0fc2-copie-1.jpgL’Agence Internationale de l’Energie Atomique indique qu’il y aurait 442 réacteurs nucléaires de par le monde, produisant 372 gigawatts d’énergie, et contribuant pour 14% de l’énergie totale. Et avec le développement économique de l’Inde et de la Chine, cette production doit doubler dans les 20 ans.

 

La Chine vient cependant d’annoncer qu’elle a opté pour une alternative au nucléaire traditionnel, produisant mille fois moins de déchets que les réacteurs à uranium : le réacteur à sel fondu de thorium. Le thorium est un métal argenté nommé d’après le dieu scandinave du tonnerre Thor. Ce métal radioactif a ses inconvénients, mais surtout, de nombreux avantages : il est aussi commun que le plomb, par opposition à l’uranium, dont il ne resterait plus que l’équivalent de 80 ans de consommation dans le sol terrestre. Le thorium est également utilisable presque totalement, alors que l’uranium ne l’est qu’à 0,7%. Il y en a donc assez pour générer de l’énergie pendant des milliers d’années. Mais le vrai bonus, c’est sa sécurité d’emploi. "Lorsqu’il se met à surchauffer, une petite prise fond et conduit les sels dans un bassin.

 

Plus besoin d’ordinateurs, ou de pompes comme celles qui se sont retrouvées en panne à cause du tsunami", explique Kirk Sorensen, ex-ingénieur à la NASA et expert du thorium. "Ils fonctionnent à la pression atmosphérique, donc le type d’explosion à l’hydrogène telles que celles auxquelles nous avons assisté au Japon ne peut pas survenir. Un réacteur de ce type aurait parfaitement pu faire face au tsunami. Il n’y aurait eu aucune fuite de radioactivité". Le thorium peut être bombardé de neutrons pour produire une fission, mais sans que cela créée une réaction en chaîne. La fission cesse dès que l’on arrête le rayon de photons, explique le Professeur Robert Cywinksi de l’université d’Huddersfield.

 

Ce sont les physiciens américains qui s’y étaient intéressés les premiers à la fin des années 40. Le thorium génère plus de neutrons que l’uranium, et permet d’obtenir de meilleurs cycles d’énergie. Mais les projets avaient été abandonnés, parce que le thorium ne produit pas de plutonium, dont on avait besoin à ce moment pour les bombes… Aujourd’hui, il semble que ce soit précisément ce qui retient l’attention : le thorium est définitivement moins nocif que l’uranium. Et comme si cela ne suffisait pas, il peut également brûler des déchets de plutonium provenant de vieux réacteurs, réduisant leur toxicité radioactive, et agissant comme un nettoyant biologique…

 

Source : http://www.express.be/business/fr/technology/uranium-non-merci-pour-la-chine-ce-sera-le-thorium/142821.htm

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