Michel Drac : entretien "Ma BAD et mon couteau"

michel-drac.pngMichel Drac dirige la maison d'édition le Retour aux Sources. Défricheur de voies atypiques, il a accepté de répondre à quelques questions. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on a pas été déçu du voyage.

 

E&R Breizh : Les ouvrages du Retour Aux Sources font la part belle aux méthodes d’organisation et d'action  pensées par la gauche radicale (TAZ d’Hakim Bey, théorie des multitudes de Négri, éco-villages, …). Croyez-vous la droite anti-libérale incapable de produire des idées pertinentes et des outils opérationnels adaptés à notre époque en crise ?


Michel Drac : La droite anti-libérale a de toute évidence un problème pour se penser en rupture avec le Système. Ceci peut paraître curieux, dans la mesure où elle est objectivement plus étrangère au Système que n’importe quelle autre tendance politique. Mais au fond, c’est logique : pour se penser en rupture avec le Système, il faudrait que la droite anti-libérale conceptualise une rupture au sein du concept général de « droite », car une partie de la « droite » est dans le Système. Or, la droite anti-libérale, prisonnière de l’illusion d’un continuum de la « droite », ne parvient pas à penser cette rupture.

 

Ici, il faut bien dire que les logiques de classe ont tendance à prendre le pas sur les logiques purement politiques : il y a toujours un moment où le bon bourgeois anti-libéral est renvoyé à ses contradictions : comment être un bourgeois anti-libéral, aujourd’hui ?

 

Bref, je ne crois pas que la droite anti-libérale soit incapable de produire des idées pertinentes. Je constate en revanche qu’elle a du mal à les concrétiser, et même à les amener au stade du programme, du plan d’action. La droite anti-libérale est une sensibilité qui ne peut pas s’organiser.

 

E&R Breizh : Penser restaurer le système, l'aider à s'auto-corriger ou lutter pour le réformer (comme le font les réactionnaires, par exemple) n'aura pour résultat que de retarder la fin du Cycle et le début du suivant, selon vous. Quel peut donc être le rôle à jouer et la voie à suivre par des hommes différenciés en cette fin de Kali-Yuga? Cultiver une conscience politique propre à la formation d'une élite capable d'encadrer une (hypothétique et future) révolte des masses? Montrer l'exemple en se plaçant en dehors du jeu (retraite physique, élévation individuelle)? Ou combiner les deux ?


Michel Drac : L’économie occidentale contemporaine n’est pas réformable. C’est une énorme machine hypersophistiquée, une bonne partie des pièces s’est mise à fonctionner sans souci de l’ensemble, on a perdu le cahier de maintenance, et pour tout arranger, le pilote de machine est sourd, fou et ivre mort. La seule chose à faire, c’est d’attendre que le moteur explose, en se protégeant autant que possible contre les projections ! La priorité pour des hommes différenciés, comme vous dites, c’est de se préparer à se sauver eux-mêmes, alors que nous allons vers une période très, très dure.

 

Au demeurant, je pense que ce travail, s’il est conduit à termes, portera des fruits au-delà de son objectif immédiat. Au fond, si nous nous organisons pour nous en tirer le mieux possible, nous produisons simultanément et spontanément un modèle que d’autres voudront imiter. Paradoxalement, penser un égoïsme collectif, dans le contexte actuel, c’est aussi une manière d’aider tous ceux qui ne peuvent plus penser que l’égoïsme individuel. Plus que la noblesse des intentions, il faut juger l’efficacité concrète, et sous cet angle, la démarche consistant à structurer une contre-société me paraît aujourd’hui la plus porteuse.

 

E&R Breizh : Le narrateur de Vendetta explique ses actes (des assassinats, ndlr) à mots (ironiquement) choisis : ceux du champs-lexical managérial (« expérience passionnante et vie pleine de sens », etc.). Penser les médiations nécessaires à une révolution, avec les concepts du système, résonne comme un aveu d'incapacité à produire du sens à l’extérieur de la matrice. Sens que le dernier opus du Retour au Sources (G5G – La Guerre de Cinquième génération) se propose, lui, de recréer. Pouvez-vous nous en dire plus ?


Michel Drac : Vous avez très bien saisi l’esprit des deux livres. Vendetta est une description de ce que l’on peut redouter, si la démarche proposé dans G5G est empêchée.

 

Il ne faut pas perdre de vue que les révoltés structurent toujours leur révolte avec, à la base, les concepts, les catégories du système qu’ils combattent. C’est pourquoi le parti communiste soviétique avait repris une partie des « techniques de gouvernement » propres à l’Eglise orthodoxe. C’est pourquoi le cérémonial napoléonien avait récupéré une partie des us et coutumes de la société de cour à la française. Etc.

 

Vendetta a été écrit pour expliquer, en gros : le Hitler, le Staline, le Mao de demain sont dans les tuyaux, et c’est la « démocratie libérale » contemporaine qui est en train de les incuber. Elle les incube d’une part parce que son dérèglement finit par rendre la vie impossible aux gens, ce qui va les pousser à la révolte ; et d’autre part parce qu’elle leur apporte sur un plateau les ingrédients de la violence révolutionnaire future : primat de la jouissance, de l’instantanéité, réduction de l’expérience humaine à l’individualité, compensée par un fonctionnement en réseau fluide.

On commence d’ailleurs à voir poindre cette nouvelle violence politique. Cette semaine (NB : début janvier 2011), nous avons eu une tuerie aux USA, avec un type qui a ouvert le feu en aveugle, lors d’un rassemblement politique. C’est là une pulsion de destruction (et d’autodestruction) qui ne s’organise pas, ou alors seulement de manière informelle, en réseau, et qui ne poursuit aucun autre objectif que la satisfaction de ceux qui s’y livrent. C’est ce vers quoi nous allons : la dictature par l’anarchie, l’extrême violence incontrôlable servant de prétexte à l’encadrement paranoïaque, partout, tout le temps.

 

G5G, à l’inverse, consiste à dire : dépêchons-nous d’offrir une issue, une voie vers le dehors de ce Système devenu fou, et qui nous rend fous. G5G, c’est le seul antidote à Vendetta, si vous voulez.

 

E&R Breizh : Dans De la souveraineté, vous expliquez que le mondialisme néolibéral se caractérise par l'absence d'idéologie originelle, combinée à une pathologie narcissique et au profit comme finalité - ce tout menant, selon vous, à la dictature du matérialisme bourgeois (fortification de l'élite du capital et asservissement de la masse). Vous y opposez une posture européenne et traditionnelle : celle de la soumission du corps à la force, et de la force à l'esprit. Cette posture est-elle consubstantielle, comme mentionné par ailleurs, d’un certain élitisme et d’une purification éthique (mais pas ethnique) inévitable ?


Michel Drac : Dans De la souveraineté, j’ai essayé de faire comprendre rapidement quelque chose à mes lecteurs, tout en sachant que c’est quelque chose qu’on ne peut faire comprendre rapidement qu’au prix d’un certain simplisme. Ce quelque chose, c’est : le Système dans lequel nous vivons est une idéologie, à l’intérieur de laquelle nous habitons, et si nous avons l’impression qu’il n’y a pas d’idéologie, c’est parce que nous sommes dedans. L’absence d’idéologie originelle perçue par nous à la racine du Système provient uniquement du fait que nous confondons notre habitation au monde avec le rapport spontané, naturel, immédiat, de l’homme au monde. C’est la différence entre notre totalitarisme et les défunts modèles soviétiques et nazis : chez Goebbels, chez Souslov, tout le monde savait qu’il existait une idéologie ; c’était visible, revendiqué, même. Chez nous, cela reste caché. A aucun moment, le capitalisme et le consumérisme contemporain ne se donnent explicitement pour des constructions idéologiques. Le néolibéralisme lui-même se vit comme une simple description du réel. Quand un économiste néolibéral confond profit comptable et richesse, il ne sait pas qu’il opère un choix idéologique ; dans son esprit, c’est pareil, forcément pareil.

Ce qui permet, à mon avis, de prendre conscience du caractère idéologique du mondialisme néolibéral, c’est le rappel tranché, brutal, des alternatives possibles. On ne se sait enfermé dans l’idéologie que quand on en voit le dehors.

 

C’est pourquoi j’ai rappelé qu’il avait existé, et qu’il existait encore, des mondes où l’impératif consumériste en contrepoint de l’impératif productiviste aurait été à peu près complètement dénué de sens – des mondes où le corps était là pour construire la force, et la force nécessaire pour préserver l’esprit. Des mondes, en somme, où l’être se réalise en réalisant sa nature, et non en violant la nature autour de lui. Ce rappel permet de faire comprendre en quoi le mondialisme néolibéral est idéologique : quand on voit le dehors, on comprend qu’on est à l’intérieur de quelque chose, d’une construction, qui n’est pas tout le monde, seulement un certain rapport au monde.

 

Quant à la question de l’élitisme, à la nécessité d’une forme de purification, il ne faut pas en faire un impératif figé, une sorte d’affirmation par hypothèse, que je donnerais là, au nom de je ne sais quelle autorité imaginaire. Il s’agit surtout dans mon esprit de rendre pensable une alternative, donc de rendre possible l’énonciation du négatif. Que ce négatif soit énoncé à partir d’une alternative élitiste ou non-élitiste, en fait, peu m’importe : à mes yeux, l’essentiel, c’est qu’il soit à nouveau énoncé. C’est la dynamique collective qui doit définir l’alternative au nom de laquelle le négatif est énoncé.

 

E&R Breizh : Sous diverses formes (action violente, retraite armée), l’engagement physique tient une place de choix dans les ouvrages du Retour Aux Sources. Si le Grand Jihad (lutte intérieure contre ses mauvais penchants) doit précéder le Petit Jihad (lutte physique), pourquoi choisir de mettre plus en lumière l’action de révolte – au détriment du cheminement intérieur et individuel qui y mène 


Michel Drac : Vous trouvez que l’engagement physique tient une place de choix ? Pour l’instant, ce n’est que du papier… Plus tard, on verra de quoi il retourne, quand on passera à la pratique.

 

E&R Breizh : On sait, grâce à Norbert Elias notamment, que l’interdiction de la violence conduit à un auto-contrôle qui s’étend inexorablement à tous les domaines de la moralité (autocensure,…). Rejoignez-vous cette idée que, pour redevenir humain, il faut d’abord redevenir barbare ?


Michel Drac : Je pourrais vous répondre que les barbares sont généralement contraints à un très fort autocontrôle, puisque leur barbarie peut à tout moment se manifester entre eux. En ce sens, on pourrait tout aussi bien retourner le propos, et dire que pour nous libérer de l’obligation de l’auto-contrôle, il faut au contraire nous re-civiliser.

 

 

C’est la Loi qui libère. L’auto-contrôle, l’auto-censure contemporains trouvent leur source dans la disparition de la Loi. On ne sait plus ce qu’on a le droit de dire, de prôner. On ne sait plus où est l’orthodoxie. La Loi existe peut-être, mais elle est fixée si haute, si loin, qu’on ne peut plus la lire, tout au plus la deviner.

 

Ce que nous devons faire, c’est nous organiser entre nous pour définir une Cité à nous, distincte de la fausse cité définie par le Système. Et dans notre Cité à nous, nous fixerons notre Loi à nous. Et tout le monde pourra la lire, et tout le monde saura ce qu’on peut dire ou ne pas dire, et pourquoi. Alors nous serons libres. Il ne s’agit donc pas d’être barbares : il s’agit d’avoir une ville à nous, pour être civilisés entre nous.

 

E&R Breizh : Dans vos livres, l’individualité des personnages et leur temporalité (vie et mort) ne sont que des moyens au service d'une tâche (combat) sans cesse à recommencer. L'assurance de ne pas voir "le jour de la victoire" peut décourager certains de passer à l'action ("A quoi bon?") – mais  constitue aussi pour d'autres l'essence de leur engagement (dépassement de la peur de la mort). Comment peut-on (ou pourquoi doit-on) lutter, en ces temps de chaos, dans la joie et l'espérance?


Michel Drac : Je n’ai écrit aucun roman, je suppose donc que le « vos » de « vos livres » fait référence ici aux romans publiés par le Retour aux Sources. Ou alors, il s’agit d’Eurocalypse, auquel j’ai participé ?

 

Bref. En tout cas, à titre personnel, je crois qu’un homme ne peut échapper à l’Absurde qu’en préparant sa mort. C’est sans doute en quoi je suis radicalement étranger à mon époque, d’ailleurs. Je n’arrive pas à comprendre à quoi rime l’existence qu’on nous propose, et qui pourrait se résumer ainsi : vous allez consommer le plus possible pour penser le moins possible à la mort, et quand vous mourrez, ce sera discrètement, dans une chambre d’hôpital, avec des soins palliatifs pour que vous ne fassiez pas de bruit et une euthanasie pour économiser les frais médicaux. Où est l’intérêt ?

Je trouve qu’une vie intéressante est une vie où l’on se bat, où l’on souffre, où l’on affronte l’adversité, et surtout, où l’on s’affronte soi-même. Je trouve qu’une vie intéressante est une vie difficile. C’est ce qui me donne de la joie, en tout cas, et peut-être de l’espérance ; je me dis que quand je partirai, couché sur un lit à regarder le plafond en sentant le froid qui remonte de mes pieds vers mon cœur, je pourrai dire au patron, dont je suppose qu’il m’attend de l’autre côté : j’ai joué ma partition, maintenant, tu décides pour la suite. Je trouve que ce qui rend la vie intéressante, c’est de se battre pour en arriver là : savoir qu’on a lutté.

 

Donc, en somme, pour répondre à votre question : c’est la lutte qui donne joie et espérance. Il ne s’agit donc pas de trouver joie et espérance pour lutter, mais de lutter pour trouver joie et espérance. Enfin, c’est comme ça que je vois les choses.

 

E&R Breizh : On trouve dans Vendetta cette sentence très juste : « On peut tout vouloir (…) à condition de vouloir les conséquences de ce qu’on veut ». Dans un contexte de tensions réelles, et de surenchère générale – consciente ou ignorée - peut-on réellement vouloir précipiter le chaos?


Michel Drac : Le narrateur de Vendetta est un homme absolument désespéré. Et c’est terrifiant : imaginez un monde où on aurait fabriqué des millions de fils uniques narcissiques, shootés à la consommation, plongés dans une absurdité radicale, et du jour au lendemain, réduits à la pauvreté, à l’impossibilité de se délivrer de l’Absurde par la consommation, de l’absence de transcendance par la mondanité. C’est le monde de demain, si la machine économique occidentale tombe complètement en panne, d’un coup, alors que le conditionnement consumériste des populations s’est poursuivi jusqu’au dernier moment.

 

Alors là, oui, en effet, on va avoir des gens qui pourront tout vouloir…

 

E&R Breizh : Vous explorez, à travers l'écriture, deux scenarii envisageables dans un futur proche : version décliniste, l’élite continue de piloter sans rencontrer d’écueil majeur et nous mourrons spirituellement. Version catastrophiste (Eurocalypse), l'accident se produit et laisse place au désastre. Comme les survivalistes, croyez-vous à la possibilité d'un collapse rapidement généralisable? Dans ce cas, pourquoi l'élite prendrait-elle le risque d'un clash intégral, alors que le chaos modéré lui permet de régner?


Michel Drac : Je suppose que « l’élite », qui a manifestement créé le chaos, est persuadée qu’elle pourra le contrôler de bout en bout, dans un scénario décliniste. Mais la question, c’est : est-ce qu’elle pourra le contrôler de bout en bout ?

 

Vous savez, le Système n’est pas aussi fort qu’on le croit. Oh, certes, ce n’est pas nous qui allons le renverser frontalement. Mais le risque est réel qu’il se renverse lui-même. Tenez, imaginez, dans quelques années : révolte au Congrès des USA, audit de la FED, fin du financement de la dette par la dette, faillite des Etats US, réduction drastique du budget militaire étatsunien, évacuation des bases US un peu partout dans le monde. Peu après, l’Iran, délivré de la pression US, annonce disposer de l’arme nucléaire. Une « super-Intifada » traverse les « territoires occupés », le Hezbollah multiplie les attaques contre Israël. La Chine, furieuse que les Occidentaux aient organisé la déstabilisation du Soudan pour en récupérer le pétrole, laisse faire la révolte musulmane, et même la soutient discrètement.

 

Paniquée, Tel-Aviv ordonne au MOSSAD de déclencher une série d’attentats sous faux drapeau, en Europe occidentale, pour obliger les Européens à s’engager massivement au Proche-Orient. La France, dont le président est un certain Dominique Strauss-Kahn, envoie des troupes en Palestine. Les banlieues françaises, du coup, s’enflamment…

 

C’est un scénario possible, parmi des dizaines qui peuvent nous plonger, très vite et presque sans crier gare, dans un contexte si instable que plus personne ne pourra vraiment le maîtriser. Alors la question, ce n’est pas est-ce que « l’élite » veut le chaos (elle le veut), ni elle est-ce qu’elle pense le maîtriser (elle le pense). La question, c’est : est-ce qu’elle pourra le maîtriser ?

 

E&R Breizh : Entre violence de bande synonyme de « refus de l’atomisation imposée par le monde moderne » (M. Maffesoli), et dépouille de blancs nantis interprétée comme de la « lutte des classes qui s’ignore » (A. Soral), la banlieue française est-elle en train de « rappeler au peuple qu’il s’est éloigné de la vertu » (in Vendetta) ? Peut-elle, entre islam modéré et frustration exaspérée, constituer un relais de force révolutionnaire ?


Michel Drac : La banlieue française, peut-on en parler au singulier ? « On » voudrait nous faire croire qu’elle est peuplée majoritairement d’islamo-gangsters violeurs, ce qui est ridicule. Il serait tout aussi ridicule de prétendre qu’elle n’est peuplée que de gens vertueux…

 

La banlieue française me semble surtout, aujourd’hui, faire l’objet de beaucoup de fantasmes. En pratique, j’ai plutôt l’impression qu’on a affaire à un patchwork très hétérogène, où les forces les plus positives coexistent avec des forces extrêmement négatives. Le jeu, de mon point de vue de « de souche », consiste à nouer des alliances avec les forces positives pour neutraliser et si possible éradiquer progressivement les forces négatives.

 

D’où, soit dit en passant, l’intérêt d’une démarche comme E&R : il est essentiel que les hommes de bonne volonté réfléchissent ensemble à la manière dont on peut sortir de la situation inextricable où notre classe dirigeante nous a mis. Il s’agit de définir un processus de ré-enracinement des populations déportées chez nous par le capitalisme mondialisé – un ré-enracinement soit ici, soit dans leur pays d’origine, selon les cas, mais toujours dans le respect du droit des gens, sans naïveté mais sans préjugés. Il va falloir que tout le monde y mette du sien.

 

E&R Breizh : Votre idée de BAD (Base Autonome Durable), ilot fractionnaire, est pensée comme un système superposable au Système. Une alternative en lisière, reposant sur l'autonomie sécuritaire et médiatique, la construction d'une économie alternative et "une esthétique de la rareté, de la conscience et de la possession de soi". L'autonomie de la communauté y serait assurée par le trinôme Gardes (sécurité), Référents (éducation) et Intendants (production visant l'autarcie). Vous soulignez par ailleurs l'importance du légalisme ("c'est de loin la meilleure subversion").


Pourtant, entre bouc-émissairisation (cf. Tarnac) et accomplissement limité (cf. la Desouchière), la BAD n'est-elle pas une idée "grillée"? Par ailleurs, accepter de ne pas dépasser les bornes du système,  n'est ce pas réduire sa marge de manœuvre?


Michel Drac : Tout d’abord, je vous ferai remarquer une chose : si j’avais décidé de « dépasser les bornes du système », je ne préviendrais pas…

Ensuite, je reste ouvert à toute autre proposition. Quel concept alternatif à la BAD peut-on me proposer ? Pour l’instant, j’observe qu’on ne m’a rien avancé de bien concluant. Alors la BAD n’est pas la panacée, certes, mais en attendant, c’est une expérimentation à conduire.

 

E&R Breizh : Les modes de vie alternatifs existent d'ores et déjà : dans le domaine de l'éducation (écoles Montessori, Steiner, homeschooling,…), de l'autonomie alimentaire (AMAP, magasins de producteurs, …), de l'habitat (auto construction, énergies renouvelables,…),… Quelle urgence ou nécessité implique de penser l'autonomie sous forme communautaire, comme dans le cas de la BAD ?


Michel Drac : Je ne sais pas si la BAD sera nécessairement communautaire. Ce qui est certain, c’est que si vous voulez résister à la pression du Système, il faut que ce soit collectif. Mais communautaire, ce n’est pas obligatoire. On peut très bien imaginer d’ailleurs plusieurs niveaux d’intégration, avec des noyaux communautaires et des entreprises non communautaires gravitant autour, et intégrant progressivement des individus « à cheval », un pied « dans le Système », un pied dehors.

 

Bref, sur le plan organisationnel, tout est à construire, tout est ouvert. Je crois qu’il faut tester, et c’est l’expérimentation qui nous dira progressivement comment faire.

 

E&R Breizh : Nombre de nos camarades s’interrogent sur l’organisation concrète d’une BAD. Se rapproche-t-on des écos-villages développés par Diana Leafe Christian ?  Selon vous, qu’elle serait - entre petites structures totalement autarciques et communautés plus poreuses, donc dépendantes -, la taille optimale d’une BAD? Comment y gérer l’humain (« recrutement », sélection, …) en fonction des différentes sensibilités (du néo-baba au survivaliste) ?


Michel Drac : Je n’ai pas d’opinion arrêtée sur la taille des BAD. Il est très possible qu’il existe plusieurs « formats » de BAD, et que ces formats présentent tours points faibles et points forts, à étudier selon les circonstances, les choix des individus constituant le groupe, etc. Nous allons d’ailleurs tester prochainement, avec quelques amis, un projet collectif : nous nous ferons un plaisir d’informer E&R Bretagne sur le déroulement de ce projet, ce sera l’occasion d’échanger des expériences.

 

Cela dit, ce n’est pas la question-clef.

 

La question-clef, pour moi, ce n’est pas la BAD, mais le réseau des BAD. Là où la démarche « fractionnaire » que je propose se distingue des solutions « survivalistes » ou « écolos » préexistantes, c’est que je ne suggère pas d’installer des BAD ici, là, et là, d’une certaine manière et pas d’une autre. Ce que je suggère, c’est de construire progressivement, par le réseau des BAD, une contre-société.

 

Pour moi, si un jour on met au point la « BAD idéale », ce sera très bien, mais ce n’est pas l’objectif. L’objectif, c’est par exemple qu’un jour, la population « ordinaire » apprenne qu’il existe désormais un tribunal d’appel pour traiter en deuxième instance tous les litiges que les tribunaux locaux des BAD auront jugés, en fonction d’un code juridique « fractionnaire » (appelez ça autrement si vous voulez, du moment que cela veut dire : séparé, distinct, de l’autre côté d’une ligne imaginaire séparant Système et contre-société). Ce jour-là, le jour où il existera une Loi de la contre-société, je peux vous dire que nous aurons porté au Système que nous combattons le coup le plus rude que nous pouvions lui porter, avec nos faibles ressources : nous aurons repris la parole.

 

C’est de cela qu’il s’agit. Et comme vous le voyez, ça n’a rien à voir avec les néo-babas.

 

E&R Breizh : Pour conclure cet entretien, et avant de laisser nos lecteurs retourner fourbir leurs armes contre l’hétéronomie, avez-vous quelque chose à ajouter ? Une remarque, un conseil de lecture, une recommandation ou une digression sur un sujet de votre choix, …


Michel Drac : Peut-être un mot sur votre président, Alain Soral, qui a (encore) des démêlés avec le lobby qui n’existe pas.

 

Nous ne sommes pas tout à fait d’accord sur cette question : lui, il croit que c’est la question centrale, et moi, je crois qu’elle est très périphérique, même si elle est très perceptible. En outre, peut-être influencé par le protestantisme, je porte sur le monde juif un regard beaucoup plus nuancé que le sien – et même, dans certains cas, un regard de sympathie. J’aurais sans doute, un jour, pas mal de choses à lui dire sur le livre d’Ezéchiel, l’éthique de responsabilité et la question du « contrat » passé entre l’homme et Dieu dans la religion hébraïque… où notre ami pourrait voir que lire Ezéchiel comme un texte « sioniste », c’est faire un léger anachronisme !

 

Mais, en attendant, je trouve lamentable qu’on attaque quelqu’un en justice pour des propos où il ne fait que formuler une opinion sur l’état du pays et le rôle d’une communauté. Si ces propos sont fallacieux, qu’on en apporte la preuve dans une discussion ouverte et contradictoire. Depuis quand, en France, la justice doit-elle sanctionner les simples opinions ? Il est possible que celles de monsieur Soral soient erronées : eh bien, qu’on le prouve, qu’on déconstruise son propos, qu’on en montre les limites ou les erreurs. Mais la justice n’a pas à intervenir dans le débat d’idées, ou alors, et qu’on nous le dise franchement, nous vivons sous une dictature.

 

La judiciarisation du débat, en France, devient étouffante. Elle participe d’une entreprise générale d’intimidation des esprits libres. C’est pourquoi, indépendamment de notre opinion sur le fond, nous devons soutenir Alain Soral quand on prétend le faire taire par décision de justice, alors qu’il n’a formulé aucun appel explicite à commettre le moindre acte illégal.

 

Sinon, après, à qui le tour, et sous quel prétexte ?

 

Entretien conduit par Mathieu M. et Guytan pour E&R Bretagne

La Monarchie libératrice - Petit Manuel du Royaliste

La Monarchie libératrice - Petit Manuel du Royaliste

Ce qui s'est débité de calomnies et de sottises sur la Monarchie est inimaginable.  Il importait de dépouiller la Monarchie des vilains oripeaux qui la recouvrent et de la montrer sous son véritable aspect.  

 

Monarchie - Libératrice-copie-1


 

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Le premier tirage du Petit Manuel du Royaliste était épuisé, nous sommes heureux de vous annoncer qu'il est à nouveau disponible en ligne : pour commander cliquez sur le lien 

 

est rédigé de façon claire et concise, accessible au plus grand nombre et répond aux questions les plus courantes posées sur le royalisme : la monarchie et le Roi de France pour un système de gouvernement moderne et efficace qui enterrera définitivement une république à bout de souffle, maçonnique, cosmopolite, financière asservissant les peuples.

Nous tenons à remercier du fond du cœur tous ceux qui nous ont prouvé leur soutien en commandant d’ores et déjà cet ouvrage, - plus que des mots ce sont des actes - et espérons qu’il les aidera à apporter les réponses aux questions qui leur sont posées sur le royalisme et ses bienfaits dans un souci de Bien Commun, afin de faire revenir le Roi de France sur le trône.

Ce Petit Manuel du Royaliste est l’occasion pour chacun d’organiser des discussions avec ses proches, ses amis afin de débattre, arguments à l’appui, sur la nécessité d’une Monarchie moderne, pour sortir la France de l’impasse dans laquelle l’a orientée 200 ans de républicanisme destructeur.

En vous souhaitant une bonne lecture et de nombreuse heures captivantes de débat.

Voici la liste des questions auxquelles ce Petit Manuel du Royaliste répond, simplement et clairement.

 

LA CONSTITUTION MONARCHIQUE
I
Base théorique de la Doctrine Monarchique

 

En une longue suite de siècles, nos rois ont fait, maintenu, exalté la France. Ils l'ont élevée au rang de phare de l'Europe et du monde. Peu à peu, par affinements successifs, ils ont modelé une civilisation de beauté, de charme, d'harmonie, qui rayonnait en un art de vivre. Tout cela moins selon un plan préconçu, cartésiennement géométrique, que selon une croissance biologique, une logique végétale pareille à celle des arbres.
Paul Guth (1910-1997)

Qu’est-ce que le Monarchisme ?

Et le Républicanisme ?

Quel est le fondement respectif du Républicanisme et du Monarchisme ?

 

II
Qu’est-ce que la Monarchie ? 

 

Qu’est ce qui constitue la Monarchie ?

La Monarchie n’est donc pas un système de gouvernement, dans lequel un homme, appelé Roi, commande d’après ses caprices et son bon plaisir, à un troupeau d’esclaves ?

La Monarchie ce n’est donc pas le roi tout seul ?


III
La Monarchie conservatrice de la Nation est protectrice des intérêts populaires



Où réside le pouvoir royal et par qui est-il exercé ?

Pourquoi ce pouvoir réside-t-il dans une famille et non dans un individu ?

Pourquoi le pouvoir est-il héréditaire ?

Mais le Roi n’est-il pas naturellement porté à favoriser les Royalistes ?

La République ne peut-elle pas, à la longue, s’identifier avec le pays ?

L’élection n’a-t-elle pas d’autres inconvénients ?

Cet inconvénient est-il à redouter dans le système héréditaire ?

IV
Mariage des Rois avec les princesses étrangères


Cependant le mariage des Rois avec les Princesses étrangères n’altère-t-il pas le sang national des Rois ?

L’histoire ne témoigne-t-elle pas du caractère national des Rois ?

On entend dire cependant que durant le Moyen Age et l’Ancien Régime, le Peuple était plongé dans les ténèbres de l’ignorance ?

Les républicains affirment qu’en réalisant des réformes, notamment en affranchissant les serfs, les Rois étaient surtout guidés par des motifs d’intérêt personnel. Que faut-il en penser ?

V
Le Roi fou ou inintelligent


Les Républicains ne disent-ils pas que l’hérédité peut transmettre la couronne à un fou ?

Et lorsque le Roi est une individualité médiocre ?

Ne serait-il pas préférable que le Roi fût un grand génie ?

N’est-il pas à craindre cependant qu’un Roi ne se laisse guider par des courtisans et des flatteurs ?

VI
La Monarchie héréditaire est la vérité politique

Les Républicains ne disent-ils pas que la Monarchie a fait son temps et qu’elle ne correspond plus aux besoins des sociétés modernes ?

Qu’est-ce qui prouve que la Monarchie héréditaire est la vérité politique?

L’élection ne peut-elle pas, au même titre que l’hérédité, assurer l’unité de pouvoir ?

Ne peut-on pas invoquer d’autres arguments en faveur de la Monarchie ?

VII
La Monarchie Moderne

Parce que le principe Monarchique ne change pas, s’ensuit-il que l’on doive restaurer les pratiques du Moyen Age et de l’Ancien Régime ?

VIII
La Monarchie progressiste

Pourquoi peut-on dire que la Monarchie s’adaptera au temps présent ?

IX
La République instrument de ruine

La République ne peut-elle pas favoriser le progrès ?

La République ne peut donc rien fonder de durable ?

Le système républicain n’est donc pas propre au développement d’un pays ?

X
La Monarchie populaire

Que signifie le terme de Monarchie populaire ?

La Monarchie sera-t-elle populaire ?

Faut-il donc que le peuple s’en rapporte tout simplement aux affirmations des Royalistes ?

Alors qu’est-ce qui garantit au Peuple que la Monarchie sera populaire ?

XI
Le mauvais Roi

Il n’est sans doute pas douteux que les intérêts populaires soient protégés sous un bon Roi, mais le hasard de l’hérédité peut amener au pouvoir un mauvais Roi, et en ce cas, les intérêts dont il a la charge ne sont-ils pas en péril ?

Est-ce bien certain ?

Mais, ce Roi ne peut-il pas, dans un moment d’aberration, oublier ses propres intérêts et opprimer le Peuple ?

XII
La Monarchie a intérêt à organiser

Qu’arriverait-il si, malgré les difficultés pratiques d’une telle entreprise, le Roi réussissait à mettre en péril l’existence des corps sociaux ?

XIII
La République a intérêt à ne pas organiser

Comment la République a-t-elle intérêt à détruire les libertés publiques ?

Ne dit-on pas cependant que la République est la chose publique ?

XIV
Il n’y a de responsabilité réelle que dans la Monarchie

Quelles sont les garanties de responsabilité qu’offre la République ?

La peur de la non-réélection ne force-t-elle pas l’élu à demeurer honnête malgré lui ?

La monarchie offre-t-elle de meilleures garanties de responsabilités ?

La Monarchie est-elle donc le seul régime dans Iequel les responsabilités soient effectives ?

XV
La Monarchie légitime

L’Empire ou la Royauté peuvent-ils indifféremment réaliser les conditions de la Monarchie nationale française ?

Sur quoi est fondée cette légitimité

Quelle est la fonction respective des rois et des empereurs ?

Comment les empereurs ont-ils défait la France ?

Quel est le fondateur de la Royauté capétienne ?

Comment le pouvoir royal fut-il conféré à Hugues Capet ?

Qui est l’actuel successeur légitime des rois de France ?


DEUXIÈME PARTIE
L’ORGANISATION MONARCHIQUE

XVI
La Décentralisation

Par quel terme résume-t-on l’ensemble du programme organisateur de la Monarchie ?

En quoi consiste la Décentralisation ?

XVII
Organisation morale, religieuse, intellectuelle et judiciaire

Comment la Monarchie affranchit-elle la Famille, l’Eglise, les Universités et la Magistrature ?

XVIII
L’organisation de la Commune

Qu’est-ce que la Commune sous la République ?

Que devient la Commune dans la Monarchie ?

XIX
L’Organisation de la Région et du Pays

Qu’est-ce qu’une Région ?

Quels sont les avantages de l’organisation régionale ?

Comment la région est-elle administrée ?

N’y a-t-il pas entre la Commune et la Région une circonscription intermédiaire formée par la nature et dont la Monarchie reconnaît l’existence politique ?

XX
L’organisation du travail

Quel est l’objet propre de la Société corporative ?

Comment la Société corporative pourvoit-elle aux divers besoins de ses membres ?

Qui est-ce qui administre la Société corporative ?

Pourquoi, dans la représentation au Conseil Corporatif, ne fait-on pas une place privilégiée soit au capital, soit au travail ?

Quelle circonscription territoriale convient-il d’assigner aux sociétés corporatives ?

L’Organisation Corporative ne présente-t-elle pas des difficultés d’application
en ce qui concerne l’agriculture ?

Quels sont les avantages qui résulteront de l’organisation corporative
du travail ?

Il y aura donc une aristocratie du travail ?

XXI
La Représentation nationale

Quel est l’objet de la Représentation national

En quoi consistent les droits et les intérêts du Peuple ?

Comment peut-on assurer la représentation des droits et des intérêts
des diverses fonctions sociales ?

Faut-il abolir le Sénat et la Chambre des députés ?

Que serait en général le rôle d’une Chambre des députés dans la Monarchie

Quelles seraient plus particulièrement les attributions d’une Chambre des députés dans la Monarchie

Quelles attributions seraient absolument refusées à la Chambre ?

Comment pourrait fonctionner un Sénat sous la Monarchie ?

Pourquoi parle-t-on de ces deux Chambres au conditionnel ?

Quel est l’intérêt dominant de la Monarchie quand elle organise la représentation nationale ?

Pourquoi la République fausse-t-elle toute représentation nationale ?

XXII
Le Roi

Quelle est la formule de la Constitution monarchique ?

Quel est le rôle du Roi dans l’Etat décentralisé ?

Quels sont les Conseils du Roi ?

Comment se recrutent les conseils du Roi ?

Le gouvernement du Roi ne sera donc pas le gouvernement des nobles ?

Est-il bien sûr que la politique populaire de la Monarchie d’autrefois sera contentée par la Monarchie de demain ?

Ainsi l’agriculteur, le simple prolétaire pourront être appelés, à titre temporaire ou permanent, dans les Conseils du Roi ?

Le gouvernement du Roi n’a donc rien d’exclusif ?


Pourquoi le Roi concilie-t-il, quand la République divise ?

N’est-il pas une institution plus particulièrement confiée à la vigilance immédiate du Roi ?

Conclusion


Comment réaliser la Monarchie

 - Nous avons montré que la République n’était pas améliorable

- Les conservateurs, les libéraux de toute nuance n’hésiteront plus à rompre avec cette politique sans horizon

- La restauration de la Monarchie sera l’œuvre de notre volonté ; elle est toute entière subordonnée à l’organisation d’une minorité robuste, d’une opposition consciente

- Quand une élite suffisante de bons citoyens sentira la nécessité de rendre à la France ses Rois


« Je suis au service de la France et si les Français le veulent, je serai toujours là. »

« Si les Français m'appellent je ne me déroberai pas. »

Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, Louis XX

 

 

 

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SOLUTION :

Solution-pour-la-france-roi-catholique-royalistes

Pour le retour du Roi Très-Chrétien !

Avant 1789, la France était la première puissance Occidentale. République mondialiste, DEHORS !

« Très-Chrétien » est un qualificatif que les papes attribuent initialement comme un honneur aux souverains de leur choix mais qui, à partir de Charles V, servit à désigner le seul roi de France et son royaume. Le titre de « Très-Chrétien » peut être comparé à celui de Fils aîné de l'Église spécifique au roi de France.

Le nom de Très-Chrétien fut appliqué indifféremment au roi, au peuple ou au territoire français et devint peu à peu un objet de gloire, une justification d'être, apportant aux Français la certitude d'être un élément important du plan de Dieu dans l'ordre du monde au cours des temps.

Discours de Louis XX

Chers Amis,

 

Quel plaisir de vous retrouver après cette cérémonie à la mémoire du roi Louis XVI qui nous a réunis, si nombreux, dans l’émotion et le souvenir.

 

Je commencerai par vous souhaiter une bonne et heureuse année, pour vous, les vôtres, vos familles, vos enfants. Mais ces voeux, je les adresse aussi plus largement à la France toute entière et aux Français. Je pense, notamment, à tous ceux qui se trouvent confrontés à des situations douloureuses de tout ordre. Beaucoup de nos contemporains souffrent, doutent, parfois sont désenchantés. Mes pensées vont vers eux.

 

Depuis des années, dans mes interventions publiques, j’ai rappelé qu’il ne s’agit pas pour nous d’être des nostalgiques, mais d’être des artisans de l’avenir.


Les exemples de grandes figures de la royauté vont dans ce sens. C’est à cela que sert la mémoire.

 

Louis XVI que nous venons d’honorer à travers cette belle cérémonie nous y convie. Mais, en 2014, un autre roi nous y aidera aussi : Louis IX, Saint-Louis, dont nous commémorons le 800e anniversaire de la naissance, survenue en 1214, la même année que la bataille de Bouvines.

 

Saint-Louis, par l’exemple de son œuvre et de sa vie, laisse une fondation solide sur laquelle il est toujours possible de construire. Son œuvre a été celle d’un roi qui a permis à la couronne de retrouver sa souveraineté face aux grands féodaux ; celle d’un roi qui a été habité par les valeurs chrétiennes pour réformer la justice et les institutions. Il a montré ainsi que l’éthique était au cœur de l’action publique. Voilà des principes encore bien actuels. Si actuels que, s’ils ne sont pas rappelés d’abord, puis remis au centre de l’action, notre société continuera à être instable et fragile.

 

Mais aujourd’hui, que représentons-nous ? Que souhaitons-nous ? A quoi sert de s’inscrire dans une tradition millénaire ?

 

Cela n’a vraiment de sens que si nous voulons apporter quelque chose à la société. Or, la société contemporaine est en pleine mutation. Je pense qu’elle a besoin de ce que la tradition représente et peut encore lui apporter.

Souvent, on me demande si je suis prêt à reprendre la place que la tradition donne à l’aîné des Bourbons. Je réponds toujours à cela, comme mon père l’a fait avant moi, que notre position est d’une nature différente. Nos droits sont incontestables et viennent du fond des âges et ils reposent sur cette union entre une dynastie et un peuple. Nous assumons ces droits restant disponibles.

 

Cette union a permis au royaume de France de se constituer peu à peu, du petit domaine entourant Paris, jusqu’aux frontières actuelles que Louis XVI s’évertuait à ouvrir au monde avec la Pérouse et les combats menés en Amérique contre l’Angleterre.

 

Tel est le miracle capétien, celui de la France aussi.

 

La France a progressé dans le cadre de la royauté dont les institutions reposaient sur la défense des faibles, et sur les valeurs héritées du message chrétien dont la première est le bien commun. Saint-Louis en a été le modèle que ses descendants ont suivi.

 

Le successeur légitime des rois de France doit conserver intact cet héritage, précieux trésor pour l’avenir. Ces valeurs ont fait leur preuve puisqu’elles ont permis à notre pays d’être gouverné et de progresser pendant huit siècles. Ce sont elles encore qui ont animé génération après génération les meilleurs de nos enfants. Cette permanence montre combien elles sont justes. Ce bien commun passe par l’unité nécessaire contre toutes les féodalités et les individualités qui veulent toujours s’imposer et imposer leur loi. Ce bien commun est aussi inspiré par le souci de la justice et du progrès social reposant sur la réalité et non l’idéalisme.

 

Devant les interrogations de notre génération actuelle face aux erreurs passées, nous croyons bien que nous aspirons à un renouveau. Le Pape François agit dans le même esprit en dénonçant avec vigueur les dérives de toutes sortes, notamment éthiques, qui désagrègent notre société.

 

Dans cette quête de renouveau et de sens, les jeunes se mobilisent. Ils retrouvent, faisant preuve d’une étonnante clairvoyance, le vrai, le juste et le beau. Ils l’expriment à leur manière et notamment à l’aide de tous les nouveaux modes de communication. J’y vois un message d’avenir. La ténacité de ceux qui ne furent d’abord que des sentinelles, des veilleurs, est assez puissante pour, peu à peu, amener des changements législatifs majeurs, comme l’Espagne nous en montre actuellement l’exemple. Nous savons que nous pouvons compter sur la puissance de la tradition et de ses réussites.

 

La force de la royauté a toujours été de savoir s’adapter aux évolutions tant que celles-ci avaient pour finalité le bien de l’homme créé à l’image de Dieu. Cette vérité de Saint-Louis, qui fut encore celle des grandes réformes du XVIII siècle initiées par les rois Louis XV et Louis XVI et que la Révolution est venue détourner, demeure actuelle. Saurons-nous l’entendre et la mettre en œuvre ?

 

Ce message est celui du présent et de l’avenir. Fidèle à la tradition royale française, je le porte, me sachant soutenu par l’exemple de mes ancêtres et par l’espoir qui vous anime.

 

Merci.

 

Louis, duc d’Anjou

De la Monarchie et de la véritable Démocratie

La Démocratie en France avant la révolution française s'exerçait à l'intérieur des corps sociaux corporatifs, une démocratie qui a duré 7 siècles non seulement en France d'ailleurs mais dans la majorité des peuples européens surtout à l'ouest. Cette démocratie n'arrangeant pas les nouvelles fortunes financières, ils la firent abolir définitivement dans leur schéma le 4 août 1789, en abolissant les corporations par la suppression des privilèges de celles-ci et des provinces, le peuple a plus perdu le 4 août que la Noblesse et le Clergé.


La seule démocratie vertueuse est celle qui s'exerce donc à l'intérieur de corps sociaux car les hommes ont alors à l'intérieur de ceux-ci des intérêts réellement communs pragmatiques et non idéologiques et peuvent ainsi exercer leurs mandats électifs de défense du corps social au mieux et par extension pour le Bien Commun de tous, comme les membres ensuite d'un seul corps. c'est ce qu'on appelle LA DEMOCRATIE SINCERE .

Un Peuple Libre la Monarchie Catholique Française

Franc-maçonnerie & Révolution française



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Petit Manuel du Royaliste

La Monarchie libératrice - Petit Manuel du Royaliste

Ce qui s'est débité de calomnies et de sottises sur la Monarchie est inimaginable.  Il importait de dépouiller la Monarchie des vilains oripeaux qui la recouvrent et de la montrer sous son véritable aspect.  

 

Monarchie - Libératrice-copie-1


 

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Le premier tirage du Petit Manuel du Royaliste était épuisé, nous sommes heureux de vous annoncer qu'il est à nouveau disponible en ligne : pour commander cliquez sur le lien 

 

est rédigé de façon claire et concise, accessible au plus grand nombre et répond aux questions les plus courantes posées sur le royalisme : la monarchie et le Roi de France pour un système de gouvernement moderne et efficace qui enterrera définitivement une république à bout de souffle, maçonnique, cosmopolite, financière asservissant les peuples.

Nous tenons à remercier du fond du cœur tous ceux qui nous ont prouvé leur soutien en commandant d’ores et déjà cet ouvrage, - plus que des mots ce sont des actes - et espérons qu’il les aidera à apporter les réponses aux questions qui leur sont posées sur le royalisme et ses bienfaits dans un souci de Bien Commun, afin de faire revenir le Roi de France sur le trône.

Ce Petit Manuel du Royaliste est l’occasion pour chacun d’organiser des discussions avec ses proches, ses amis afin de débattre, arguments à l’appui, sur la nécessité d’une Monarchie moderne, pour sortir la France de l’impasse dans laquelle l’a orientée 200 ans de républicanisme destructeur.

En vous souhaitant une bonne lecture et de nombreuse heures captivantes de débat.

Voici la liste des questions auxquelles ce Petit Manuel du Royaliste répond, simplement et clairement.

 

LA CONSTITUTION MONARCHIQUE
I
Base théorique de la Doctrine Monarchique

 

En une longue suite de siècles, nos rois ont fait, maintenu, exalté la France. Ils l'ont élevée au rang de phare de l'Europe et du monde. Peu à peu, par affinements successifs, ils ont modelé une civilisation de beauté, de charme, d'harmonie, qui rayonnait en un art de vivre. Tout cela moins selon un plan préconçu, cartésiennement géométrique, que selon une croissance biologique, une logique végétale pareille à celle des arbres.
Paul Guth (1910-1997)

Qu’est-ce que le Monarchisme ?

Et le Républicanisme ?

Quel est le fondement respectif du Républicanisme et du Monarchisme ?

 

II
Qu’est-ce que la Monarchie ? 

 

Qu’est ce qui constitue la Monarchie ?

La Monarchie n’est donc pas un système de gouvernement, dans lequel un homme, appelé Roi, commande d’après ses caprices et son bon plaisir, à un troupeau d’esclaves ?

La Monarchie ce n’est donc pas le roi tout seul ?


III
La Monarchie conservatrice de la Nation est protectrice des intérêts populaires



Où réside le pouvoir royal et par qui est-il exercé ?

Pourquoi ce pouvoir réside-t-il dans une famille et non dans un individu ?

Pourquoi le pouvoir est-il héréditaire ?

Mais le Roi n’est-il pas naturellement porté à favoriser les Royalistes ?

La République ne peut-elle pas, à la longue, s’identifier avec le pays ?

L’élection n’a-t-elle pas d’autres inconvénients ?

Cet inconvénient est-il à redouter dans le système héréditaire ?

IV
Mariage des Rois avec les princesses étrangères


Cependant le mariage des Rois avec les Princesses étrangères n’altère-t-il pas le sang national des Rois ?

L’histoire ne témoigne-t-elle pas du caractère national des Rois ?

On entend dire cependant que durant le Moyen Age et l’Ancien Régime, le Peuple était plongé dans les ténèbres de l’ignorance ?

Les républicains affirment qu’en réalisant des réformes, notamment en affranchissant les serfs, les Rois étaient surtout guidés par des motifs d’intérêt personnel. Que faut-il en penser ?

V
Le Roi fou ou inintelligent


Les Républicains ne disent-ils pas que l’hérédité peut transmettre la couronne à un fou ?

Et lorsque le Roi est une individualité médiocre ?

Ne serait-il pas préférable que le Roi fût un grand génie ?

N’est-il pas à craindre cependant qu’un Roi ne se laisse guider par des courtisans et des flatteurs ?

VI
La Monarchie héréditaire est la vérité politique

Les Républicains ne disent-ils pas que la Monarchie a fait son temps et qu’elle ne correspond plus aux besoins des sociétés modernes ?

Qu’est-ce qui prouve que la Monarchie héréditaire est la vérité politique?

L’élection ne peut-elle pas, au même titre que l’hérédité, assurer l’unité de pouvoir ?

Ne peut-on pas invoquer d’autres arguments en faveur de la Monarchie ?

VII
La Monarchie Moderne

Parce que le principe Monarchique ne change pas, s’ensuit-il que l’on doive restaurer les pratiques du Moyen Age et de l’Ancien Régime ?

VIII
La Monarchie progressiste

Pourquoi peut-on dire que la Monarchie s’adaptera au temps présent ?

IX
La République instrument de ruine

La République ne peut-elle pas favoriser le progrès ?

La République ne peut donc rien fonder de durable ?

Le système républicain n’est donc pas propre au développement d’un pays ?

X
La Monarchie populaire

Que signifie le terme de Monarchie populaire ?

La Monarchie sera-t-elle populaire ?

Faut-il donc que le peuple s’en rapporte tout simplement aux affirmations des Royalistes ?

Alors qu’est-ce qui garantit au Peuple que la Monarchie sera populaire ?

XI
Le mauvais Roi

Il n’est sans doute pas douteux que les intérêts populaires soient protégés sous un bon Roi, mais le hasard de l’hérédité peut amener au pouvoir un mauvais Roi, et en ce cas, les intérêts dont il a la charge ne sont-ils pas en péril ?

Est-ce bien certain ?

Mais, ce Roi ne peut-il pas, dans un moment d’aberration, oublier ses propres intérêts et opprimer le Peuple ?

XII
La Monarchie a intérêt à organiser

Qu’arriverait-il si, malgré les difficultés pratiques d’une telle entreprise, le Roi réussissait à mettre en péril l’existence des corps sociaux ?

XIII
La République a intérêt à ne pas organiser

Comment la République a-t-elle intérêt à détruire les libertés publiques ?

Ne dit-on pas cependant que la République est la chose publique ?

XIV
Il n’y a de responsabilité réelle que dans la Monarchie

Quelles sont les garanties de responsabilité qu’offre la République ?

La peur de la non-réélection ne force-t-elle pas l’élu à demeurer honnête malgré lui ?

La monarchie offre-t-elle de meilleures garanties de responsabilités ?

La Monarchie est-elle donc le seul régime dans Iequel les responsabilités soient effectives ?

XV
La Monarchie légitime

L’Empire ou la Royauté peuvent-ils indifféremment réaliser les conditions de la Monarchie nationale française ?

Sur quoi est fondée cette légitimité

Quelle est la fonction respective des rois et des empereurs ?

Comment les empereurs ont-ils défait la France ?

Quel est le fondateur de la Royauté capétienne ?

Comment le pouvoir royal fut-il conféré à Hugues Capet ?

Qui est l’actuel successeur légitime des rois de France ?


DEUXIÈME PARTIE
L’ORGANISATION MONARCHIQUE

XVI
La Décentralisation

Par quel terme résume-t-on l’ensemble du programme organisateur de la Monarchie ?

En quoi consiste la Décentralisation ?

XVII
Organisation morale, religieuse, intellectuelle et judiciaire

Comment la Monarchie affranchit-elle la Famille, l’Eglise, les Universités et la Magistrature ?

XVIII
L’organisation de la Commune

Qu’est-ce que la Commune sous la République ?

Que devient la Commune dans la Monarchie ?

XIX
L’Organisation de la Région et du Pays

Qu’est-ce qu’une Région ?

Quels sont les avantages de l’organisation régionale ?

Comment la région est-elle administrée ?

N’y a-t-il pas entre la Commune et la Région une circonscription intermédiaire formée par la nature et dont la Monarchie reconnaît l’existence politique ?

XX
L’organisation du travail

Quel est l’objet propre de la Société corporative ?

Comment la Société corporative pourvoit-elle aux divers besoins de ses membres ?

Qui est-ce qui administre la Société corporative ?

Pourquoi, dans la représentation au Conseil Corporatif, ne fait-on pas une place privilégiée soit au capital, soit au travail ?

Quelle circonscription territoriale convient-il d’assigner aux sociétés corporatives ?

L’Organisation Corporative ne présente-t-elle pas des difficultés d’application
en ce qui concerne l’agriculture ?

Quels sont les avantages qui résulteront de l’organisation corporative
du travail ?

Il y aura donc une aristocratie du travail ?

XXI
La Représentation nationale

Quel est l’objet de la Représentation national

En quoi consistent les droits et les intérêts du Peuple ?

Comment peut-on assurer la représentation des droits et des intérêts
des diverses fonctions sociales ?

Faut-il abolir le Sénat et la Chambre des députés ?

Que serait en général le rôle d’une Chambre des députés dans la Monarchie

Quelles seraient plus particulièrement les attributions d’une Chambre des députés dans la Monarchie

Quelles attributions seraient absolument refusées à la Chambre ?

Comment pourrait fonctionner un Sénat sous la Monarchie ?

Pourquoi parle-t-on de ces deux Chambres au conditionnel ?

Quel est l’intérêt dominant de la Monarchie quand elle organise la représentation nationale ?

Pourquoi la République fausse-t-elle toute représentation nationale ?

XXII
Le Roi

Quelle est la formule de la Constitution monarchique ?

Quel est le rôle du Roi dans l’Etat décentralisé ?

Quels sont les Conseils du Roi ?

Comment se recrutent les conseils du Roi ?

Le gouvernement du Roi ne sera donc pas le gouvernement des nobles ?

Est-il bien sûr que la politique populaire de la Monarchie d’autrefois sera contentée par la Monarchie de demain ?

Ainsi l’agriculteur, le simple prolétaire pourront être appelés, à titre temporaire ou permanent, dans les Conseils du Roi ?

Le gouvernement du Roi n’a donc rien d’exclusif ?


Pourquoi le Roi concilie-t-il, quand la République divise ?

N’est-il pas une institution plus particulièrement confiée à la vigilance immédiate du Roi ?

Conclusion


Comment réaliser la Monarchie

 - Nous avons montré que la République n’était pas améliorable

- Les conservateurs, les libéraux de toute nuance n’hésiteront plus à rompre avec cette politique sans horizon

- La restauration de la Monarchie sera l’œuvre de notre volonté ; elle est toute entière subordonnée à l’organisation d’une minorité robuste, d’une opposition consciente

- Quand une élite suffisante de bons citoyens sentira la nécessité de rendre à la France ses Rois


« Je suis au service de la France et si les Français le veulent, je serai toujours là. »

« Si les Français m'appellent je ne me déroberai pas. »

Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, Louis XX

 

 

 

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